Giuseppe Maria Crespi

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Giuseppe Maria Crespi
Crespi, Giuseppe Maria -- Self-Portrait - c. 1700-transparent.png
Autoportrait, c. 1700.
Naissance
Décès
Surnom
Lo SpagnoloVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Lieu de travail
Mécène
Enfants

Giuseppe Maria Crespi dit Lo Spagnolo (« l'Espagnol » à cause du costume qu'il avait adopté), né le à Bologne où il est mort le , est un peintre et graveur italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Crespi est le fils de Girolamo Crespi et Isabella Cospi. Il a été surnommé « l’Espagnol » (Lo Spagnolo) pour son habitude de porter des habits serrés typiques de la mode espagnole de l'époque.

Élève de Domenico Maria Canuti, il se laisse d'abord imprégner par le naturalisme des Carrache, en particulier par Ludovico, diffusé par Carlo Cesare Malvasia dans la Bologne de l'époque[1].

Le pape Benoît XIV l’engagea comme peintre personnel, et lui donna le titre de comte palatin.

En 1708, il se présente au grand-prince Ferdinand de Toscane qui l'invite à séjourner à la villa Pratolino en 1709[1], où il réalisera La Foire de Poggio a Caiano, inspirée d'une œuvre de Jacques Callot[2].

Son second fils Luigi Crespi était également peintre.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il mêla scènes comiques aux sujets habituellement traités avec sérieux.

Ses natures mortes animalières inspirèrent le peintre Arcangelo Resani (en) (1670-1742), lors de son passage à Bologne avant de s'établir à Forli[3].

Il est notamment connu pour la vingtaine de gravures qu'il exécuta pour illustrer le recueil de nouvelles de Giulio Cesare Croce et Adriano Banchieri, Bertoldo, Bertoldino e Cacasenno[4].

Tableaux[modifier | modifier le code]

Dates non documentées

Gravures et dessins[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniele Benati, « Notices biographiques », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : la peinture à Florence, Paris, Éditions Place des Victoires, , 685 p., 31 cm (ISBN 978-2-80990-414-7, OCLC 1006710457, lire en ligne), p. 641.
  2. a b c d et e Mina Gregori (trad. de l'italien), Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Paris, Éditions Place des Victoires, , 685 p. (ISBN 978-2-84459-006-0, OCLC 75384467), p. 360-363.
  3. Silvia Meloni, « Biographies d’Arcangelo Resani », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Editions Place des Victoires, , 685 p., 31 cm (ISBN 978-2-84459-006-0, OCLC 443207528), p. 663.
  4. « Créspi, Giuseppe Maria, detto lo Spagnolo », sur Encyclopédie Treccani.
  5. Enée, Sybille, Charon, Vienne
  6. Achille et Chiron, Vienne
  7. Palazzo Pepoli
  8. La Puce, Offices
  9. Hécube, Bruxelles
  10. Mariage, Dresde
  11. Cène, Dresde
  12. Puces, Louvre
  13. Notice no 05620000193, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. Archange Michel, Budapest
  15. Benoit XVI, Vatican

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Giuseppe Maria Crespi », sur le Dictionnaire de la Peinture Larousse.
  • European Drawings , J. Paul Getty Museum Catalogue of the Collections, t. 4 « Italian School », « Giuseppe Maria Crespi, called lo Spagnuolo », p. 45 sq. [1]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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