Lodovico Carracci

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Lodovico Carracci
Ludovico Carracci by Emilian School, 17th Century.jpg
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
BologneVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres activités
Maître
Élève
Mouvement
pré-Baroque
Frère
Paolo Carracci (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Lodovico Carracci ou Ludovico (ou encore Ludovic Carrache et Louis Carrache en français), né le à Bologne et mort dans la même ville le , est un peintre italien pré-baroque de l'école bolonaise, ainsi qu'un graveur et imprimeur qui restera dans sa ville natale tout au long de sa carrière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Vincenzo Carracci, boucher de métier, il fut élève de Prospero Fontana puis du Tintoret à Venise, mais aucun de ses maîtres n'a cru en lui. Il voyagea ensuite, copiant les tableaux d'Andrea del Sarto, étudiant ceux de Parmigianino, du Corrège et de Giulio Romano, puis retourné à Bologne, il y développa, pour ses tableaux à sujet religieux, un style propice à la dévotion. Il créa un genre éclectique s'attachant à détruire les exagérations et le mauvais goût des diverses écoles de son temps. Il fonda à Bologne, en 1582, de concert avec ses deux cousins, Agostino et Annibale, l'académie de peinture des Carrache, dite des Incamminati (acheminés, progressifs), qui avait pour principe d'allier l'observation de la nature à l'imitation des meilleurs maîtres. En 1584, les trois Carrache ont reçu la commande des fresques de l'étage noble du palais Fava où ils vont mettre en pratique leur enseignement académique.

Médée, Fresque du palais Fava, Bologne

De cette période datent une Annonciation (Pinacoteca Nazionale, Bologne) et un Baptême du Christ (Alte Pinakothek, Munich). Ses œuvres de jeunesse se caractérisent par des constructions simples et rigoureuses. Il a appliqué ce principe dans un magnifique tableau : la Prédication de saint Jean-Baptiste

Il ne va pas rester insensible aux nouvelles tendances naturalistes. Il va alors s'exprimer dans un nouveau style avec des clairs-obscurs contrastés et une grande intensité dramatique qui s'exprime dans La Chute de saint Paul (1587), la Madonne Bargellini (1588), La Madonne des Scalzi (vers 1590), la Flagellation (1590) de Douai, la Vierge à l'Enfant avec saint Joseph et saint François de Cento (1591) et les fresques du palais Magnani (1588-1591).

Cependant il s'est consacré plus à l'enseignement comme le confirme la commandite du cardinal Farnèse à Rome qu'il préféra voir exécutée par Annibale et Agostino.

« L'âge suivant assista dans Bologne au grand travail de réformation commencée par Lodovico Carracci. L'art s'était perdu par l'abus de la science et par la substitution des formes conventionnelles aux enseignemens de la nature; il se releva par la profondeur des études et la comparaison des chefs-d'œuvre l'inspiration lui revint par des voies plus doctes, mais détournées. Bologne eut son école de géants. »

— Revue des deux Mondes, 1839, tome 18 - Chronique de la quinzaine. 30 avril 1839 Chronique de la quinzaine.- 30 avril 1839

Sa dernière commande importante est celle des fresques du cloître du monastère de San Michele in Bosco, à Bologne, en 1604-1605. Une grande partie de ces peintures a été perdue mais est connue grâce à une belle série de gravures faites par Charles Pisarri à la fin du XVIIe siècle.

En 1607 et 1608, il est à Plaisance où il a peint les fresques dans le chœur de la cathédrale et le palais de l'archevêque.

En 1612, Maffeo Barberini a commandé pour la chapelle de sa famille dans l'église de Sant'Andrea della Valle, à Rome, Saint-Sébastien jeté dans la Cloaca Maxima, maintenant au Getty Museum.

Il peint la Crucifixion et les Pères de l'Église dans les limbes se trouvant dans l'église Santa-Francesca-Romana de Ferrare, initialement prévue pour la Basilique Saint-Georges-hors-les-murs. Cette œuvre, maintenant placée dans la première chapelle à droite en entrant dans l'église, se trouvait à l'origine dans l'abside et était entourée par une trilogie de peintures représentant des anges adorateurs portant les instruments de la Passion et dans les niches latérales Notre Dame des Sept-Douleurs et Saint Jean l'Évangéliste pleurant.

Dans sa dernière période, les Carrache ont exécuté des peintures d'une expressivité remarquable, caractérisée par une structure formelle romantique en réaction aux nouvelles orientations vers une plus faible palette chromatique.

Œuvres[modifier | modifier le code]

À Bologne
  • Nativité de saint Jean-Baptiste
  • Transfiguration sur le mont Thabor
  • Bargellini Madonna (1588), pinacothèque
  • La Sainte Famille sous une arcade (1590), eau-forte
  • Annonciation (1619), retable du maître-autel, église San Pietro
  • Peintures de son école à San Michele in Bosco
  • Peinture à l'église San Domenico
Musées hors d'Italie
  • de nombreux dessins destinés à la gravure.
Œuvres détruites 
  • Saint François
  • Saint François en extase

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 3, éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2700030133), p. 282-284
  • De Carrache à Guardi. La peinture italienne des XVIIe et XVIIIe siècles dans les musées du Nord de la France, p. 62-65, Édition de l'Association des Conservateurs de la Région Nord-Pas-de-Calais, Lille, 1985 (ISBN 2-902-092-05-9)
  • Catherine Loisel, Ludovico Carracci, Louvre éditions (cabinet des dessins), Paris, 2004 (ISBN 88-7439-155-2) ; p. 82

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]