Kazuyo Sejima

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Kazuyo Sejima
Image illustrative de l'article Kazuyo Sejima
Kazuyo Sejima en 2009.
Présentation
Naissance
Nationalité Drapeau du Japon Japon
Diplôme 1981
Formation Japan Women’s University
Œuvre
Agence Kazuyo Sejima & Associates
puis SANAA
Réalisations Institut valencien d’art moderne
New Museum of Contemporary Art (New York)
Distinctions Prix Schock (2005), prix Pritzker (2010)

Kazuyo Sejima (妹島和世, Sejima Kazuyo?), née en 1956 à Hitachi, est une architecte japonaise, lauréate notamment du prix Pritzker 2010 aux côtés de son collègue Ryūe Nishizawa.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kazuyo Sejima est née à Hitachi (préfecture d’Ibaraki), au Japon[1]. Diplômée en 1981 de l'université pour femmes du Japon, elle intègre la même année l’agence de l’architecte japonais Toyo Ito. Elle travaille avec lui jusqu’en 1987, date à laquelle elle fonde sa propre agence : Kazuyo Sejima & Associates[1],[2]. En 1995, elle fonde avec Ryūe Nishizawa, son ancien employé, l’agence d’architecture SANAA qui sera le lieu de leur future collaboration, tout en continuant à travailler ses propres projets au sein de son agence personnelle[1].

En 2004, elle gagne le Lion d'or de la biennale d'architecture de Venise pour le musée d'art contemporain de Kanazawa[3]. En 2010, elle remporte le prix Pritzker aux côtés de son collègue Ryūe Nishizawa[4]et elle est nommée directrice de la biennale d'architecture de Venise cette même année[3]. En 2013, Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa, ainsi que la région Nord-Pas-de-Calais, reçoivent le prix de l'Équerre d'argent pour le Louvre-Lens, récompensant « le très beau travail sur les ambiances, la bonne maîtrise de la lumière et la reconversion d'un site minier en équipement culturel de premier plan »[5].

Elle développe une architecture très pure, ascétique, accordant un grand soin du détail, et qui se veut une réinterprétation japonaise de la modernité. L’agence SANAA porte une attention particulière aux espaces incitant la communication entre les utilisateurs.

Réalisations[modifier | modifier le code]

Vue extérieure de l'Instituto Valenciano de Arte Moderno.

Ses principales réalisations sont le studio multimédia d’Oogaki (Gifu, 1997), l’immeuble de logements à Motosu (Gifu, 1998) qui l’a fait connaître en Europe, le Musée-O à Iiga (Nagano, 1999), le musée d’Art contemporain de Kanazawa et la boutique Dior à Tōkyō. Si tous ces projets ont été réalisés sur le sol japonais, les derniers concours remportés par Kazuyo Sejima lui ont permis d’accéder au rang d’architecte majeure de l’architecture contemporaine. Actuellement, une dizaine de projets de SANAA ont été réalisés en Europe et aux États-Unis, parmi lesquels une école de design (DSZ - Design School Zollverein) à Essen (Allemagne), l’Institut valencien d’art moderne (IVAM) (Espagne), le Rolex Learning Center à l’EPFL (Lausanne) et le New Museum of Contemporary Art de New York (États-Unis).

Le , elle s’est vu confier avec Ryue Nishizawa la maîtrise d’œuvre du musée du Louvre à Lens.

En est inauguré la façade de verre ondulé de La Samaritaine, rue de Rivoli (Paris), réalisée avec Ryūe Nishizawa[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Benoît Jacquet, « Sejima Kazuyo et Nishizawa Ryūe », Encyclopædia Universalis, (consulté le ).
  2. (ja) Asahi shinbun, « 妹島和世は » [« Kazuyo Sejima »], sur Kotobank,‎ (consulté le ).
  3. a et b Libby Sellers (trad. de l'anglais), Architecture, design, scénographie : la voix des femmes, Paris, Pyramid, , 175 p. (ISBN 978-2-35017-429-7), p. 19-25.
  4. Frédéric Edelmann, « Architecture : l'agence Sanaa, prix Pritzker 2010 », Le Monde, (consulté le ).
  5. « Une équerre d'argent pour le Louvre-Lens », La Voix du Nord, no 21870,‎ , p. 12.
  6. Béatrice de Rochebouët, « Une architecture entre passé et avenir », Le Figaro, cahier « Le Figaro et vous »,‎ 26-27 juin 2021, p. 31 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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