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Gidon Kremer

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Gidon Kremer
En .
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (78 ans)
RigaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Markus Kremer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marianne Brücknerová (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Xenia Knorre (d)
Tatjana Grindenko
Elena Bashkirova
Alexandra Kremer- Khomassouridze (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Instruments
Violon, orgue (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Labels
Maître
Genres artistiques
Site web
Distinctions

Gidon Kremer (en letton : Gidons Krēmers), né le à Riga, est un violoniste et chef d'orchestre letton.

En , il gagne le troisième prix du concours Reine-Élisabeth, puis deux ans plus tard le premier prix du concours Paganini, et enfin le premier prix du concours Tchaïkovski en . En 1978, Herbert von Karajan le considère comme le « meilleur violoniste du monde[1] ».

Né le à Riga de parents d'origine allemande, son père étant un survivant juif de l'Holocauste, Gidon Kremer commence l'étude du violon à quatre ans avec son père et son grand-père qui sont tous deux des violonistes professionnels. À seize ans, il s'inscrit au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, où il reçoit l'enseignement de David Oïstrakh[2].

En 1967, il gagne le troisième prix du Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique à Bruxelles, puis deux ans plus tard le premier prix du Concours international de violon Niccolò-Paganini à Gênes, et enfin le premier prix du Concours international Tchaïkovski à Moscou en 1970[3].

Sa participation au Festival de Salzbourg en 1976 lui donne un nouveau coup de projecteur international[3] : Herbert von Karajan le considère comme le « meilleur violoniste du monde ». En 1978, il fonde un festival de musique de chambre à Lockenhaus, en Autriche[3].

En 1980, il s'installe en France « pour raisons artistiques et personnelles ». En 1988, il joue au Festival de musique contemporaine de Leningrad[4].

En 1990, il fait, avec la pianiste Martha Argerich, une tournée consacrée à Prokofiev[5].

En 1992, il fonde l'orchestre de la Kremerata Musica[3]. Dans les années 1990, il cherche à valoriser le compositeur argentin Astor Piazzolla[6].

En 1994, il joue quelques sonates de Beethoven à Paris, à la salle Gaveau, avec Martha Argerich[7]. Deux ans plus tard, les deux musiciens enregistrent en album l'intégralité des dix sonates[8].

En , il est lauréat du Praemium Imperiale[9], succédant ainsi à Mitsuko Uchida.

Accueil critique

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Discographie sélective

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  • Gidon Kremer, Une enfance balte, Arles, Actes Sud, 1999.
  • Gidon Kremer, Lettres à une jeune pianiste, Paris, L'Arche, 2012.

Notes et références

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  1. « COMME PAGANINI PEUT-ÊTRE... Gidon Kremer », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. « Gidon Kremer, violoniste », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a b c et d « Gidon Kremer, le violon chevillé au cœur », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « Exilé depuis 1980 en France Le violoniste Gidon Kremer est invité à Leningrad », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. « Rondo pour un sou perdu Gidon Kremer et Martha Argerich veulent jouer Prokofiev l'organisatrice du concert ne veut pas. Tout finit par s'arranger, mais ils sont tristes », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. « Gidon Kremer veut révéler aux mélomanes la valeur de la musique de Piazzolla », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « CULTURE MUSIQUES MARTHA ARGERICH et GIDON KREMER à la Salle Gaveau Une conversation piano-violon », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « La lutte fraternelle du piano de Martha Argerich et du violon de Gidon Kremer », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. Florence Trocmé, « Gidon Kremer lauréat du Japan's 2016 Praemium Imperiale », sur ResMusica,

Bibliographie

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  • Jean-Michel Molkhou, Les grands violonistes du XXe siècle, 2 vol. + 2 CD, Paris, Buchet-Chastel, 2011-2014.

Liens externes

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