Jacques Marie Eugène Godefroy Cavaignac

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Ne doit pas être confondu avec Godefroi Cavaignac.
Jacques Marie Eugène Godefroy Cavaignac
Jacques Marie Eugène Godefroy Cavaignac.jpg
Fonctions
Député
Ministre de la Guerre
Biographie
Naissance
Décès
(à 52 ans)
Flée
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Enfants
Eugène Cavaignac
Henriette Dardenne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Conflit

Jacques Marie Eugène Cavaignac , né à Paris le et mort dans son château d'Ourne à Flée (Sarthe) le , est un homme politique français, plusieurs fois ministre sous la IIIe République.

De l'armée à la politique[modifier | modifier le code]

Fils de Louis Eugène Cavaignac, il fait ses études au lycée Charlemagne à Paris. À l'âge de 17 ans, il est engagé volontaire dans la guerre de 1870, pendant laquelle il obtient la médaille militaire. Admis à l'École polytechnique en 1872, il en sort parmi les premiers et devient ingénieur des ponts et chaussées. Licencié en droit, il est nommé ensuite maître des requêtes au Conseil d'État.

Élu député de la Sarthe en 1882 sous l'étiquette républicaine, il est nommé sous-secrétaire d'État à la Guerre du premier gouvernement Brisson en 1885. Il se prononce en faveur de l'expédition du Tonkin pendant la guerre franco-chinoise et vote pour les poursuites contre le général Boulanger[1].

Cavaignac et l'affaire Dreyfus[modifier | modifier le code]

Le nom de Jacques Godefroy Cavaignac reste attaché à l'affaire Dreyfus. Nommé ministre de la guerre dans le gouvernement Henri Brisson (2), il s'oppose à la révision du procès et se range dans le camp antidreyfusard, défendant les valeurs de l'armée. C'est à son propos que Zola prononce ces mots : « Les Cavaignac se suivent mais ne se ressemblent guère. »

Le 7 juillet 1898, Cavaignac lit à la Chambre des députés une lettre qu'aurait interceptée le colonel Henry, adressée par l'attaché militaire italien Alessandro Panizzardi au diplomate allemand von Schwartzkoppen, et qui est censée prouver incontestablement la culpabilité de Dreyfus. Mais son officier d'ordonnance, le commandant Louis Cuignet, découvre rapidement que ce document est un faux grossier.

Cavaignac convoque alors, le 30 août 1898, le colonel Henry qui lui avoue avoir « voulu arranger les choses » en fabriquant ce qui devient le fameux « faux Henry ». Après le suicide du colonel, le scandale se poursuit. Le chef du gouvernement Henri Brisson accepte la demande de révision du procès Dreyfus. Opposé à cette initiative, Cavaignac démissionne le 3 septembre. Il est remplacé par deux autres généraux qui démissionnent à leur tour, entraînant la chute du gouvernement Brisson.

Malgré cet épisode, Cavaignac se présente ensuite comme candidat aux élections présidentielles de 1899. Figure emblématique du nationalisme de droite à la fin du XIXe siècle, Cavaignac fut également un membre important de la Ligue de la patrie française, un proche de l'Action française et le président du groupe parlementaire des Républicains nationalistes.

Il est le père de quatre enfants dont Henriette Dardenne, l'historien Eugène Cavaignac (1876-1969), et Antoinette Cavaignac qui épouse le général Charles Mangin. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Note sur les rapports de l'Etat avec les compagnies de chemins de fer en Angleterre, Paris : Dunod, 1879
  • La Commission des Chemins de fer en Angleterre deuxième article, Paris : Dunod, 1880
  • L'Etat et les tarifs de chemins de fer, Paris : Gauthier-Villars, 1882
  • L'Etat social en Prusse jusqu'à l'avènement de Frédéric-Guillaume III, 1797, Paris, 1890
  • La formation de la Prusse contemporaine 1, Les origines, le Ministère de Stein (1806-1808), G. Cavaignac, Paris : Hachette, 1891
  • La formation de la Prusse contemporaine, 2ème ed., Paris : Hachette, 1891-1898
  • Le ministère Altenstein-Dohne et la rentrée de Hardenberg (1809-1810), Paris, 1894
  • Pour l'impôt progressif, Paris : A. Colin, 1895
  • La campagne nationaliste : (1900-1902), Conférences de Jules Lemaitre et Godefroy Cavaignac en province, Paris : L. Michaud, 1902
  • Deux discours-programmes de M. Jules Lemaître et de M. Godefroy Cavaignac, Paris : La Patrie française

Carrière ministérielle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Assemblée nationale, Base de données historique sur les anciens députés.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]