Camaïeu (entreprise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Camaïeu.
Camaïeu
Description de l'image LogoCamaieu.gif.



Personnages clés Elisabeth Cunin (président)[1]
Siège social Drapeau de France Roubaix (France)
Direction Elisabeth Cunin
Activité Industrie vestimentaire
Produits Vêtements
Site web www.camaieu.com
Chiffre d’affaires 810 millions en 2010
Ancien logo

Camaïeu est une entreprise de distribution textile focalisée sur le segment de la femme de 20 à 60 ans[2] avec un positionnement mode milieu de gamme, dirigée par Elisabeth Cunin. Les collections sont renouvelées en permanence, les produits basiques ayant une diffusion supérieure aux produits très mode. L'entreprise emploie 6000 salariés dans le monde (3800 en France dont 600 à Roubaix)[3] et s'appuie sur un réseau de 650 magasins en France et 370 autres répartis dans 20 pays[4], de surface généralement inférieure à 500 m2.

Histoire[modifier | modifier le code]

Camaïeu est créé en 1984 par quatre hommes : Dominique Débruyne, Jean Duforest, Éric Vandendriessche et Jean-Pierre Torck[5]. Ces hommes ont tous travaillés pour les entreprises au sein de l'association familiale Mulliez. Le premier a connu Miniper, le hard discounter de Gérard Mulliez, le deuxième venait d'Auchan et de Kiabi, le troisième a commencé sa carrière à Auchan, et le quatrième y a été formé[5]. L'enseigne tente de court-circuiter leurs concurrents comme Pimkie ou Promod en privilégiant le circuit court et en ajustant les rayons en fonction de la demande[5]. L'entreprise vend de petites séries avec des prix bon marché les vêtements plébiscités[5]. Dix ans après, l'entreprise compte 200 boutiques[5].

L'entreprise créée Camaïeu Homme en 1991[6]. En 1993, l'entreprise rachète l'entreprise Tandy et ouvre un nouveau siège social accolé d'un entrepôt logistique, avenue Brame à Roubaix[6]. L'année suivante Camaïeu Enfant est créé. Jean Duforest reprend l'activité et renomme l'enseigne Okaïdi en 1996[6].

Camaïeu change de stratégie en 1996 et se recentre sur les boutiques de vêtements et accessoires destinés aux femmes 20-40 ans. Camaïeu Hommes est cédé au groupe Mulliez qui rebaptise l'enseigne en 2000 Jules, et Camaïeu Enfants est cédé à Jean Duforest un ancien de Camaïeu Enfant, qui rebaptise l'enseigne en 2000 en Okaïdi, les segments homme et enfant ne font donc plus partie du groupe. Le segment féminin Camaïeu est le leader du marché français du prêt-à-porter depuis les années 1990.

En 2000, le réseau s'étend à l’international en ouvrant des boutiques en Europe. Des accords sont également passés avec des partenaires en Russie et au Moyen-Orient.

Sous traitance au Bangladesh[modifier | modifier le code]

Des étiquettes de la marque Camaïeu (ainsi que plusieurs autres marques françaises, tel que Tex...etc) ont été retrouvées dans les décombres de l'immeuble de Rana Plazza au Bangladesh. L'effondrement du Rana Plaza dû aux mauvaises conditions de sécurité sur le site a causé la mort de 1127 personnes[7]. Un porte parole de la marque a déclaré ne pas comprendre comment un pantalon de la marque avait été retrouvé sur place[8]et en a conclus a une sous-traitance de leurs fournisseurs directs en violation des conditions générales d'achat de l'entreprise[9]. Finalement, Camaïeu fût la seule marque française à dédommager les familles des victimes. Depuis cet accident, Camaïeu a revu sa politique d'achat, renforcé sa transparence sur les mesures prises et a également ouvert un bureau à Dacca[10].

Données boursières[modifier | modifier le code]

Camaïeu a été coté en Bourse jusqu'en 2011. L'entreprise est actuellement (2007) détenue par le fonds d'investissement Cinven à hauteur de 95%[11][12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Socha, Miles, « Nancy Pedot Named CEO of Comptoir des Cotonniers », WWD,‎ (consulté le 6 novembre 2013)
  2. « Camaïeu : 30 ans et toujours leader sur le marché français », sur Fashion United,‎ (consulté le 12 mai 2015)
  3. « Camaïeu annonce la nomination d'Elisabeth Cunin comme président du directoire », sur La Voix du Nord,‎ (consulté le 12 mai 2015)
  4. « Camaïeu fête ses 30 ans les yeux tournés vers l’international », sur Fashion Mag,‎ (consulté le 12 mai 2015)
  5. a, b, c, d et e Sauvage 2014, p. 22.
  6. a, b et c Sauvage 2014, p. 24.
  7. [1]
  8. [2].
  9. « Rana Plaza : ce qui a changé un an après », sur lesechos.fr (consulté le 2 juin 2015)
  10. « Rana Plaza, deux ans plus tard - RFI » (consulté le 2 juin 2015)
  11. « Cinven va pouvoir retirer Camaïeu de la cote », sur www.agefi.fr (consulté le 2 juin 2015)
  12. Journal L'Humanité, 15 juin 2012, Article Chez Camaïeu : "Des salariés en CDI qui se retrouvent à toucher le RSA en 2012, mais c'est Germinal !"

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [Sauvage 2014] Valérie Sauvage, « Camaïeu : Ces quatre hommes qui rêvaient d'habiller les femmes », La Saga des marques, t. 3,‎ , p. 22-25. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Fédération européenne pour l'éthique et le développement durable (préf. Pierre Cadet), Acheter pour un monde meilleur : 1 000 grandes marques passées au crible de l'éthique et de la responsabilité sociale et environnementale, Paris, Éditions Eyrolles,‎ , 446 p. (ISBN 978-2-212-53963-9, lire en ligne), « Camaïeu », p. 126-127.