Gouvernement de l'Assemblée nationale

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Gouvernement de l'Assemblée nationale
Troisième République

Chef du pouvoir exécutif Adolphe Thiers
Formation
Fin
Durée 38 jours
Composition initiale
Parti(s) Royalistes-Républicains modérés
Représentation
Ier législature
580 / 638

Résultat des élections législatives du 8 février 1871.

Le Gouvernement de l'Assemblée nationale est un gouvernement français qui a débuté le 12 janvier 1871 et pris fin le 19 février 1871.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le 28 janvier 1871, Jules Favre, qui avait réprimé par la force une insurrection populaire la semaine précédente, a signé une convention d’armistice avec Bismarck, acceptant par là diverses mesures humiliantes imposées par les autorités prussiennes, notamment le versement sous quinzaine d'une amende d'un montant de 200 millions de francs, plus de 5 milliards de francs de réparations de guerre, et l'abandon à l'ennemi de tous les forts entourant Paris. Depuis Tours, Gambetta a appris le 29 janvier la capitulation par télégramme, et quoiqu'il eût voulu poursuivre la lutte en province, une délégation venue par train de Paris le 6 février l'a convaincu de cesser le combat. Les termes de la capitulation reconnaissent aux Français le droit d'organiser de nouvelles élections nationales pour former un nouveau gouvernement : dès le 8 février, tous les électeurs résidant sur des portions non-occupées du territoire national sont appelés aux urnes. Ces élections, dominées par le poids du vote rural et bourgeois, portent au pouvoir une coalition conservatrice, majoritairement monarchiste, et mettent fin au gouvernement de la Défense nationale.

Politique[modifier | modifier le code]

La nouvelle Assemblée nationale élit le 13 février Adolphe Thiers chef du pouvoir exécutif en remplacement du général Trochu. Le nouveau gouvernement, qui s'est installé à Versailles, se fait une priorité de l'évacuation de l'armée d'occupation allemande, que Bismarck conditionne par le paiement des réparations de guerre ; l'assemblée vote une loi de finances très restrictive qui déchaîne des émeutes populaires dans la plupart des grandes villes, et provoque à la mi-mars la proclamation de la Commune de Paris.