Famille d'Oultremont

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Famille d'Oultremont
Image illustrative de l’article Famille d'Oultremont
Armes

Blasonnement Coupé de gueules sur sable au lion d'argent couronné, armé et lampassé d'or.»
Devise « Nobilitas Virtute Nititur. »
(en français : « La noblesse se distingue par la force de l'âme »)
Pays ou province d’origine Hesbaye liégeoise
Allégeance Drapeau de la Principauté de Liège Principauté de Liège
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Drapeau des Pays-Bas Royaume des Pays-Bas
Drapeau de la Belgique Belgique
Demeures Château d'Oultremont
Château de Warfusée
Château de Wégimont
Château de la Berlière
Château de Presles
Château de Landenne[1]
Kasteel d’Oultremont
Château de Beusdael
Château de Ham-sur-Heure
Château d'Hougoumont
Château de Duras
Château de Maillard
Château de Morval[2]
Château de l'Hirondelle à Oteppe[3]
Château d'Hélécine[4]
Château de la Cattoire[5]
Château de Linkebeek[6]
Château de Nouvelles[7]
Château de Xhos
Château de Bois-Murat
Château de Broydenborg
Château d'Aische
Château de Lesve
Château Hof Ter Linden
Château de Bossenstein
Château de Furnaux
Charges Bourgmestre de Liège
Grand maréchal de la cour
Chambellan
Fonctions militaires Aide de camp du roi des Belges
Fonctions ecclésiastiques Prince-évêque de Liège
Preuves de noblesse
Autres Comte du Saint-Empire en 1731

La famille d’Oultremont[8] est une famille contemporaine de la noblesse belge. Cette famille a donné des mayeurs et bourgmestres de Huy et de Liège, des officiers au service des armées impériales jusqu'au XVIIIe siècle et aux armées nationales ensuite ainsi qu'un prince-évêque de Liège de 1764 à 1771. Au XIXe siècle, des membres de cette famille[9] ont accédé aux plus hautes fonctions de l’État : dans l'armée, la diplomatie et la politique jusqu'aux cours royales. Les membres de la famille d'Oultremont reçurent le titre de comte du Saint-Empire par lettres patentes[10],[11]du 25 février 1731 de l’empereur Charles VI, titre transmissible à tous les enfants nés par mariage.

Origines[modifier | modifier le code]

La famille d’Oultremont[12] est originaire du village de Warnant, alleu du comté de Moha en Hesbaye dans l’ancienne principauté de Liège.

Selon Jean-François Houtart (Anciennes Familles de Belgique, 2008), la filiation de la famille d'Oultremont est suivie depuis 1330[13].Selon le Nécrologue liégois[14] et Noblesse belge d'aujourd'hui[15]la généalogie de cette famille remonte à Hustin de Warnant d'Oultremont, écuyer, échevin des villes de Huy et de Wanze, mort le 17 mai 1398[14].

Selon le baron Isidore de Stein d'Altenstein, d’après les hérauts d’armes de la principauté de Liège, la filiation de la famille d’Oultremont remonte à Arnould de Warnant, échevin de la ville de Huy et de Wanze, participant en 1371 à la bataille de Baesweiler et mort vers 1398[16]. Son père, Ameil de Warnant d'Oultremont, chevalier et grand bailli de Hesbaye, représenta son fief à l'Evêché de Liège et fut signataire à la Paix des Douze ou Paix des Lignages le 15 novembre 1334 qui scella la fin de la guerre des Awans et des Waroux.

En 1370, Arnould de Warnant de Ladrier, fils du chevalier Hubert et neveu d’Hubin, épouse Catherine Maillet, veuve d'Adolphe de Warnant. C'est par ce mariage que le château et la seigneurie de Warnant passent à la branche de Ladrier qui possède déjà une maison forte en Oultremont depuis 1276. Mais Arnould s'installe au vieux château de Warnant qui est mentionné en ruine en 1406, selon les archives[12] familiales conservées au château de Warfusée. En 1458, Jean-Hustin de Warnant d'Oultremont (fils d’Ottar et de Marie de Warfusée) devient édile à Huy et une cour foncière d'Oultremont est mentionnée pour la première fois. Le vieux château de Warnant fut peu à peu abandonné au profit du nouveau domaine d'Oultremont, berceau de la famille actuelle[17]. Après son pillage et son incendie en 1636 par les milices croates de Jean de Werth[18],[12], le château d'Oultremont fut reconstruit au XVIIe siècle. La chapelle castrale fut réédifiée en 1649[18]. L'ensemble fut remanié au XVIIIe siècle par leurs descendants, pour lui donner son aspect actuel. Enfin, les toitures furent rénovées en 2002 par le comte d’Oultremont de Wégimont et de Warfusée qui y résidait avec sa famille en y exploitant les terres agricoles[18]. En effet le domaine, jamais vendu, présente la particularité remarquable d’avoir été transmis pendant 9 siècles selon les héritages successifs directs par filiation des mâles aînés de la même famille[19] jusqu’à ce jour[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean Hustin Ier de Warnant de Ladrier marié à Marie Denville de Bonvarlet, est élu échevin de Huy en 1460[16]. Ses armoiries se trouvent sur la tour d’Oultremont à Huy (Rue de la Résistance).

Son fils Jean Hustin de Warnant d'Oultremont, est élu bourgmestre de Liège en 1491, grand bailli héréditaire de Moha, épousa en 1470 Agnès de Dommartin de Warfusée de Moege et fut inhumé à Mons le 15 avril 1502[14],[16].

Cour du château de Warfusée, 1755.

D'abord seigneurs de nombreux fiefs importants de la Hesbaye liégeoise et du Condroz, puis échevins et grands-mayeurs, enfin gouverneurs et châtelains de Huy et grands-baillis héréditaires du comté de Moha depuis 1227 selon Hervé Douxchamps[20]. Plusieurs membres de la famille d'Oultremont furent à partir de 1491 bourgmestres de nombreuses communes modestes comme Xhignesse, puis plus importantes comme Huy et même enfin de Liège, capitale de la principauté épiscopale de Liège. Au service de l’Église catholique, cette famille donna notamment six chanoines de la Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert de Liège, denombreux chanoines de la cathédrale Saint-Paul de Liége et de la Collégiale Notre-Dame de Huy, des dizaines de chanoinesses[21], prévôtes et abbesses des chapitres nobles de Munsterbilzen, Nivelles, Maubeuge, Andenne, Moustier-sur-Sambre, et un prince-évêque de Liège (1764 à 1771)[14],[21].

Au XIXe siècle, la famille occupait en Belgique plusieurs postes importants. « On retrouve ses membres dans l'armée, la diplomatie, la politique et dans l'entourage des cours de Belgique et des Pays-Bas. »[5]. Le comte Joseph-Ferdinand d'Oultremont fut chambellan du roi Guillaume Ier des Pays-Bas qui abdiqua en 1840 pour épouser sa sœur, la comtesse Henriette d'Oultremont. Il fut ensuite chambellan du prince Frédéric d'Orange-Nassau des Pays-Bas. Un autre, le comte John d'Oultremont fut grand maréchal du roi Léopold II de Belgique. La comtesse Élisabeth d’Oultremont (1867-1952) fut la première dame d’honneur de la duchesse Elisabeth de Bavière, (1876-1965) future reine de Belgique. La maison d'Oultremont est alors une des lignées emblématiques de l’élite belge. « Sur les 55 familles nobles possédant au moins cinq éligibles au Sénat, les d’Oultremont battaient tous les records, puisqu’ils étaient au nombre de 15 éligibles (...) Cela veut dire que malgré les morcellements de patrimoine à chaque génération, les parts sont encore suffisamment importantes pour atteindre le seuil d'éligibilité. »[9]

La famille d'Oultremont compte de nos jours plusieurs centaines de membres selon les données du dernier état présent de la noblesse du royaume de Belgique en 2010, et mis à jour par l’arbre généalogique actualisé depuis la 12ème génération jusqu’à la 21e, en 2017[22].

Personnalités[modifier | modifier le code]

La tour de l’Hôtel des comtes d'Oultremont à Huy, 1559.
  • Jean-Hustin IV d'Oultremont,(1595-1581), fils du précédent, seigneur de Laminne, de Bossu, de Tahier et d'Oultremont, échevin de Huy de 1538 à 1580. Époux de Anne de Viron (1505-1550) qui lui donna 11 enfants. Grand-mayeur de Huy de 1547 à 1557. Initiateur des chartes et privilèges rédigées dans les cartulaires de la ville de Huy. Gouverneur de la ville et du château de Huy (1547-1554)[16], il y rénova l'hôtel des comtes d’Oultremont en 1559, abattu vers1896 et dont il ne subsiste qu'une tour armoriée[24], classée en 1955, rue du palais de justice n°7[25]. A ne pas confondre avec la tour de l'ancien hospice d'Oultremont[26], autrefois maison claustrale fondée par les premiers sires d'Oultremont, restaurée en 1575 par son fils Gérard le chanoine, qui suit.
  • Gérard d'Oultremont[27] né le 7 octobre 1535, chanoine de la collégiale Notre-Dame de Huy. Nombre de ses successeurs, tous des Oultremont, ont entretenu cette maison claustrale pendant 4 siècles et elle fut finalement confiée récemment aux œuvres caritatives communales du CPAS conformément aux disposition testamentaires de ses derniers propriétaires. Classé en 1933[28], restauré par l'Ideg, ce monument emblématique du patrimoine hutois abrite de nos jours des bureaux dont l'actuel office du tourisme, situé au n°1 rue de Namur.
  • Charles d’Oultremont, (1550-1607), fils du précédent, Gentilhomme du Pays de Liège, seigneur de Fosseroule, de Balgoy, Kints, Velenne, Petit-Warêt, Dopyn et Doyweerdt. Cavalier membre de l’Etat Noble du Pays de Liège en 1600[29], avec son frère Michel[30], Seigneur de Bossu et Tahier, gentihomme du Pays de Liège et du comté de Looz, et son neveu Emile, seigneur de Lamine (qui suit).
  • Jean-Hustin V d’Oultremont, (1523-1585), fils du précédent, seigneur de Lamine et d’Oultremont. Il épousa en 1551 Jeanne de Baillet, baronne de Han sur Lesse et Chevetogne , dame de Neerlinter, La Motte, Hamerenne, Knèze, Binckum[12]. Dont 5 enfants.
  • Barthelemy d’Oultremont, (1526-1590), deuxième fils de Jean-Hustin IV, Officier dans l'armée impériale à la Bataille de Lépante en 1571[12]. Sans alliance ni postérité.
Le chanoine Jean-Baptiste d'Oultremont, (1606-1681) renonce à la vie cléricale après la mort de ses frères au combat, pour se marier à 64 ans et assurer une descendance à sa lignée.
  • Emile d’Oultremont, (1568-1635), fils aîné de Jean-Hustin V. Baron de Han-sur-Lesse, seigneur de Lamine, Chantraine et Chevetogne, député aux États nobles du Pays de Liège. Gentilhomme du prince-évêque de Liège Ferdinand de Bavière. Marié en 1590 avec la comtesse Aldegonde de Brialmont, dont 11 enfants.
  • Jean-Baptiste d’Oultremont (1606-1681)[12], fils du précédent, baron de Han-sur-Lesse, seigneur de Lamine et de Chevetogne. Clerc en 1620, sous-diacre et chanoine au Chapitre de Huy de 1627 à 1658. Rendu à la vie laïque par autorisation spéciale du Pape Innocent X en 1646 et après l’accord du prince-évêque de Liège Maximilien-Henri de Bavière en 1656 car suite au décès de ses frères aînés morts au service des armées impériales (Cassian d’Oultremont à Vienne en 1639 et Hippolyte d’Oultremont vers 1640), il était devenu le dernier héritier mâle de sa lignée. Il reprit la gestion du domaine familial à Oultremont et pour assurer la descendance de sa maison, il épousa en 1662, à 59 ans, la comtesse Marie-Henriette de Berlaymont (1643-1681), de 37 ans sa cadette, fille du comte Jean de Berlaymont (1610-1659) et d’Anne de Brandebourg. Elle lui donna cinq filles et trois garçons. Une dalle doublement armoriée de 1667 sur le porche d’entrée du Château d'Oultremont témoigne de cet événement. Marie-Henriette mourut au printemps 1681, à 37 ans, des suites de son huitième accouchement et son époux mourut 15 jours plus tard, à 75 ans. Ils furent inhumés dans la crypte de la chapelle du château.[18].
Jean-Baptiste François d'Oultremont, grand-bailli de Moha, bourgmestre de Liège en 1711, né au château d'Oultremont en 1672 et décédé au château de Warfusée en 1735.
Jean-François d'Oultremont, 1676-1737, époux d'Isabelle de Bavière, comtesse de Warfusée.
Charles-Nicolas d'Oultremont, Prince-Evèque de Liège (1716-1771).
  • Jean d'Oultremont (1715-1782), frère du précédent, lieutenant-colonel de dragons, chef de l'État noble de 1764 à 1782, gouverna, comme premier ministre la principauté de Liège dont son frère Charles-Nicolas fut prince-évêque de 1763 à 1771 et reprit la charge de grand maître de la principauté. Le Roy de France, Louis XV, le désignait comme «le citoyen le plus distingué et le plus illustre de sa principauté». Marié à une riche veuve de Leyde, Jacqueline de Tiarck Waltha, il est le premier ancêtre commun à tous les descendants actuels.
  • Charles-Ignace d'Oultremont (1753-1803), fils du précédent, financier et homme politique, épousa Anne-Henriette de Neuf d'Aische, veuve de Théodore van de Werve et héritière d'un puissant banquier d'Anvers, Simon de Neuf étant seigneur héritier du château d’Aische. Leur fortune, tant en titres qu'en terres, étant menacée de confiscation par les Révolutionnaire en 1793, ils émigrent in extremis dans des conditions si pénibles qu'un enfant meurt sur les routes, et ils se réfugient en Prusse. Charles-Ignace revint à Anvers, pour résider au château Hof Ter Linden à Edegem ou de Viersel. Pendant la terreur, il y cachait des religieux en exercice et des artistes français, comme Gilles-Lambert Godecharle qui y réalisa une statue en marbre de la comtesse d'Oultremont avec ses enfants. C'est ainsi que furent baptisés en cachette son fils Emile en 1797, et sa dernière fille Olympe en 1798. Il meurt en 1803, sans avoir revu Oultremont[35].
  • Ferdinand I d’Oultremont (1760-1799), son petit frère, colonel des gardes de Dragons au service des Etats Généraux contre la République Française, épouse en 1789 à Amsterdam la baronne Johanna Hartsinck, fille du baron Andries Hartsinck, Vice-Amiral de Hollande, amiral et commandant en chef de la flotte des Pays-bas en 1776[12].
  • Ferdinand II d'Oultremont (1792-1814), fils de Charles-Ignace, est sorti sous-lieutenant de l'école de cavalerie sous l'Empire, et fut affecté au 2e régiment: il fut tué d'un boulet de canon en 1814 à Vitry-le-François et enterré au pied d'un arbre. Son corps fut inhumé ensuite dans la chapelle du château de Wégimont.
  • Émile I d'Oultremont (1787-1851)[9], son frère aîné, cumule les mandats politiques et diplomatiques, les honneurs et les richesses. Membre du Congrès National, sénateur, ministre plénipotentiaire, membre de l'ordre équestre, membre des États provinciales de Liège, comte du Saint-Empire, , commandeur de l'ordre de Léopold, grand croix de Grégoire Ier, croix de Fer de Belgique. Dès 1807, il fut nommé lieutenant de louveterie dans l'Entre-Sambre-et-Meuse. Remarquable gestionnaire[36],[37], il fut le premier intendant choisi par le conseil d'administration de l'hospice d'Oultremont (actuel office du tourisme) à Huy en 1817 pour gérer cette ancienne maison claustrale. En 1814, Il épouse la baronne Marie-Françoise de Lierneux de Presles qui apportera le château de Presles aux Oultremont qui le possèdent toujours aujourd’hui. Élu en 1827 aux États provinciaux de Liège en remplacement de Félix de Lannoy, comme fervent catholique, il prit une voie différente de son prédécesseur. Lors des événements de 1830, il fut élu président de la Commission de Sûreté Publique, et prit ses distances vis-à-vis de la Révolution. Une cloche armoriée porte sa dédicace, dans la chapelle du château de Presles.
  • Sa fille, Émilie d'Oultremont de Wégimont, (1818-1878), veuve du baron Victor van der Linden d’Hooghvorst (1813-1847), décide d'entrer en vie religieuse et fonde en 1857 à Strasbourg la première maison des sœurs de Marie-Réparatrice. Elle sera béatifiée par décret papal de Jean-Paul II à Rome le 12 octobre 1997.
  • Théodore d’Oultremont de Wégimont et de Warfusée (1815-1875), son frère ainé, conseiller provincial, bourgmestre de Saint Georges sur Meuse, inspecteur provincial des haras de l’État[12]. Époux en 1837 à Warfusée de la baronne Marie-Thérèse de Copis qui lui donne 5 fils.
Jean d'Oultremont de Wégimont, 1715-1782 lieutenant colonel des Dragons, qui administra la principauté de Liège pour son frère, le Prince-évèque.
  • Emile II d’Oultremont de Wégimont et de Warfusée (1838-1894), fils aîné du précédent, chevalier de l'ordre de Léopold, grand croix de l'ordre du Faucon Blanc de Saxe Weimar, chevalier de l'ordre Sauveur et de l'ordre Impérial du Medjidie. Époux en 1871 à Warfusée d’Angélique comtesse de Mercy-Argenteau (1846-1898), petite-fille de Charles qui hérita une fortune considérable de son père adoptif Florimond comte de Mercy-Argenteau, ainsi que de meubles somptueux[8]dont certains souvenirs du château de Versailles qui ornent aujourd’hui les salons privés du château de Warfusée.
John d'Oultremont, grand maréchal de la Cour(1848-1917) l'ami de Léopold II. Il résida au château d'Ham-Sur-Heure avec son épouse, Renée de Merode.
  • Ferdinand-Guillaume d'Oultremont (1826-1852), son frère aîné, diplomate secrétaire de légation et chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge de Prusse, qui s'éprit en 1851 d'Eugénie de Montijo, comtesse de Téba, sa voisine de la Rue Bréderode et future épouse de Napoléon III[40]. Il paraît retenir un moment son attention[41], mais celle-ci refusa le prétendant[42] qui décéda rapidement de dépit amoureux le 20 mai 1852, en exil aux îles d'Hyères[12].
  • Charles-Ferdinand d’Oultremont de Wégimont (1789-1852), frère d’Henriette, seigneur du château de Duras dont il hérita par mariage avec la comtesse Joséphine-Louise Vandernoot de Duras, veuve du prince Louis-Eugène de Ligne (12 mai 1766 - Bruxelles 10 mai 1813), Dame du Palais de la reine des Pays-Bas, fille de Jean-Joseph (1746-1803), baron de Carloo, Meldert, etc. Il fut le bâtisseur du château de Maillard (Meldert) en 1845 avec la participation du fameux architecte liégeois Auguste Vivroux. Fondateur de la branche de Duras, il est le père d’Octave et grand-père d’Adhémar d'Oultremont de Duras.
Adhémar d'Oultremont de Duras, à La Berlière (1845-1910), époux de Clémentine de Croÿ pour qui il édifia le Mausolée à Houtaing en 1893.
  • Émile d'Oultremont (1831-1896), capitaine de cavalerie, bourgmestre de Gondregnies et sénateur d'Ath. Il se maria en 1860 au château de Morval avec Juliette baronne Tahon de La Motte (1837-1912), dont sept enfants.
Le photographe Michel d'Oultremont.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

  • Amélie d'Oultremont, fondatrice et présidente de la fondation Fortis Belgium, elle a reçu en 2007 du ministre d'État Étienne Davignon la décoration d'officier de l'ordre de Léopold pour son dévouement envers les jeunes déshérités de Belgique.
  • Catherine d'Oultremont, écrivain, auteur de : Le Prince de la Concorde; La vie lumineuse de Jean Pic de la Mirandole; Le souffle des ancêtres (2008) ;Sèves (2015).
  • Stéphane d'Oultremont (en religion Le révérend père Stéphane), prieur de l'abbaye de Maredsous, maître de chœur et titulaire des orgues de l'abbaye. Il est fondateur et directeur de la chorale Laus Aeterna.
  • Juan d'Oultremont, plasticien, auteur (auteur des paroles de la chanson « Cœur de loup » de Philippe Lafontaine) et enseignant.
  • Odile d'Oultremont, petite-fille de Théodore d'Oultremont, scénariste et romancière[60].
  • Michel d'Oultremont (1992-), photographe animalier.

Armes[modifier | modifier le code]

Coupé de gueules sur sable, au lion d'argent couronné, armé et lampassé d'or[14],[16]. Tenant à dextre d’un homme sauvage au naturel, ceint et couronné de sinople, tenant une massue abaissée. L'écu sommé de la couronne de Marquis à cinq fleurons, toute d’or. Support à senestre d’un lion de même. Cimier couronné d’or au même lion issant.

Devise : « Nobilitas Virtute Nititur»[16] (La noblesse se distingue par sa force d'âme)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Lambert de Saumery, Les délices du Païs de Liége, 1740, p. 93. Lire en ligne.
  2. Conte musical de la famille d’Oultremont, article paru le dans le quotidien L'Avenir. Lire en ligne.
  3. « Une vie de château », Le Soir,‎ (lire en ligne).
  4. Lire en ligne.
  5. a et b Eric Meuwissen, « Les D'Oultremont, riches depuis toujours », Le Soir,‎ (lire en ligne).
  6. Lire en ligne.
  7. Lire en ligne.
  8. a b c et d Olivier de Trazegnies, « La Maison d’Oultremont », L’Eventail n°10,‎ , p. 106 à 109
  9. a b et c Éric Meuwissen, Richesse oblige : la Belle époque des grandes fortunes, Éditions Racine, 1999, page 178 (lire en ligne).
  10. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées :7
  11. Charles Emmanuel Joseph Poplimont., La Belgique héraldique, tome VIII, Paris, Henri Carion, , 405 p. (lire en ligne), p. 222 à 238 ( Retranscription in extenso des éloges justifiant de la haute noblesse immémoriale de cette maison honorée de ces lettres patentes particulièrement détaillées auprès de l’empereur du Saint-Empire).
  12. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r Maurice Yans & CEO éditeur, Généalogie succincte de la Maison d’Oultremont, Imprimerie Massoz sa, 4432 Alleur, Belgique., CEO éditeur, Warfusée - conception et maquette Studio Roger Potier, Fexhe-le-Haut-Clocher, , 150 p., p. Charles-Emile, p49, Biographies individuelles p65 à139
  13. Jean-François Houtart, Anciennes Familles de Belgique, Office généalogique et héraldique de Belgique, 2008
  14. a b c d e et f Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Nécrologue liégois
  15. Noblesse belge d'aujourd'hui, 1967.
  16. a b c d e f g et h baron Isidore de Stein d’Altenstein, Annuaire de la noblesse de Belgique, 1861, page 238.
  17. « Le château-ferme d'Oultremont », sur ourisme-hesbaye-meuse.be.
  18. a b c et d Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées :6
  19. Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique Vol 3, Bruxelles, Aparté, , 256 p. (ISBN 2-930327-11-1)
  20. Hervé Douxchmaps, Le Parchemin, n°428, page 113.
  21. a et b Stanislas Bormans, Les fiefs du Comté de Namur, Namur, Archives de l'Etat à Namur, Westamel Charlier, , 302 p. (lire en ligne), Ref "d'Oultremont" p16 à 226
  22. Éric Bungener et Yves d'Oultremont, Arbre généalogique de la Maison d’Oultremont, 1715-2016, Éric Bungener, E.U.R.L., Suisse. Imprimerie ICE, Paris, (.), ??
  23. N. POWIS, « Notice sur la famille d’Oultremont », Le parchemin,‎ , p. 364-5
  24. A. Lemeunier, « Huy », La maison d'hier et d'aujourd'hui n°29,‎ , p. 51
  25. a et b Le patrimoine monumental de la Belgique, volume 15, 1990, page 173 (lire en ligne). p128 à 130 hôtel de ville armorié d'Oultremont en 1766.
  26. Pierre Mardaga, « L'Ancien Hospice d'Oultremont », Le patrimoine monumental de la Belgique Volume 15,‎ , p. 163, 229 et 337 (ISBN 2-8021-0097-1, lire en ligne)
  27. Nicolas Rouche, Histoire d'une maison claustrale, l’hospice d'Oultremont à Huy., Huy, Bial 77, , p19-69
  28. « Liste du patrimoine immobilier classé de Huy (wiki) », sur DGO4 (consulté le 25 septembre 2019)
  29. Hilarion Noël baron de Villenfagne d’Ingihoul (1753-1826), Nouvelles recherches historiques sur l’Ordre Équestre de la Principauté de Liège., Liège, Baron Léon de Villenfagne de Vogelsanck, réédition, septembre 2006, 232 p., p. 169
  30. Louis Abry, Recueil héraldique des bourgmestres de la noble cité de Liège, Liège, JP Gramme à Liège, , 592 p. (lire en ligne), p. 209
  31. Charles Emmanuel Joseph Poplimont, La Belgique héraldique, 1866, page 212 à 247 (lire en ligne).
  32. Jean-Louis Kupper, « La geste des pontifes de l’Église de Tongres, Maastricht ou Liège », dans Jean-Louis Kupper, François Pirenne et Philippe George (dir.), Liège — Autour de l’an mil, la naissance d’une principauté (XeXIIe siècles), Éd. du Perron, Liège, 2000 (ISBN 978-2871141785), p. 17.
  33. « Les maîtres de chant et la maîtrise de la collégiale Saint-Denis, Liège au temps de Grétry, » Bruxelles, 1964, p. 51, Académie Royale de Bruxelles, Classe des Beaux-Arts, Mémoires in 8e, T.XIII, fasc.3
  34. « Notes sur les rapports du comte d'Oultremont et les orfèvres Dartois » dans Chronique archéologique du Pays de Liège, T.LV, 1964, p. 97-107
  35. « La mission de Charles d'Oultremont à Liège en 1790 », dans Les cahiers léopoldiens, nouvelle série, 1960, no 14, p. 51-60
  36. « L'industre métallurgique dans le bassin de la Hoëgne aux Temps Modernes », dans le Bulletin de l'Institut Archéologique liégeois, T.LXXVI, 1963, p. 5-44
  37. « Étude sur l'histoire économique de la principauté de Liège, particulièrement au XVIIe siècle » dans Bulletin de l'Institut Archéologique liégeois, T.52, 1927-1928, p. 60-161;
  38. a et b « Een omstreden huwelijk », par L. Roppe, Kasterlee, 1962
  39. « Léopold II au travail », Colonel Stinghlamber et Paul Dresse, Bruxelles; « La vie quotidienne en Belgique sous le règne de Léopold II », par Georges-Henri Dumont, Bruxelles
  40. « L'éphémère idylle du diplomate comte Ferdinand d'Oultremont et de la future impératrice Eugénie », Louis Robyns de Schneidauer, Le Soir, des 14, 15 et 16 septembre 1959
  41. Autin, L'Impératrice Eugénie ou L'empire d'une femme, Fayard 1990, page 63.
  42. [Suzanne Desternes, Henriette Chandet, La Vie privée de l'impératrice Eugénie, Hachette 1955, page 74.]
  43. a et b Yves d’Oultremont, Le destin romantique de la comtesse Clémentine d’Oultremont, châtelaine de La Berlière., D/2019/d’Oultremont Yves, éditeur., seconde édition, 15/42015, 100 p., p. 14-19
  44. Le Mausolée Clémentine d'Oultremont à Houtaing
  45. «La chapelle funéraire de Clémentine d'Oultremont à Houtaing», Xavier Deflorene, Annales du cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la région et musées athois, Tome LV, Ath, 1996-1997
  46. « Le tombeau de Victor Evrard », Xavier Deflorenne, cercle royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath, 1995, Vol 8, no 168, p. 121-127.
  47. Article de Pierre Dulieu et Xavier Deflorenne, p. 4 à 11 et «Le Mausolée de Clémentine d'Oultremont», p. 18-22 in «Wallonia Nostra», revue de la Fédération des associations wallonnes pour la défense du Patrimoine, no 34, 1er trimestre 2005, Edico s.c. Namur
  48. « Historique des régiments des grenadiers », E. Étienne et Ch. De Grox, Bruxelles, 1927; « L'an 14 et la campagne des illusions », H. Bernard, Bruxelles, 1983 ; Archives de l'École Royale Militaire à Bruxelles, dont les Bulletins périodiques Le Drapeau, 15 avril 1919 ; Le journal de Mons, 2 mai 1960
  49. Association de famille asbl, « Son excellence Pierre Mérillon et son épouse, née comtesse Michelle d’Oultremont », La feuille d’Avis n°56 , bulletin de l’Association de famille.,‎ , p. 26 à 28
  50. Renée Loche, Jean Eracle, Anne de Herdt et Claude Ritschard, Donation Pierre Mérillon, Genève, Suisse, Musée d'Art et d'Histoire, Genève, , 47 p. (ISBN 2-8306-0036-3), p3
  51. « Le lieutenant général de la Garde Civique Comte Adrien d'Oultremont (1843-1907) », dans la Revue Belge d'Histoire Militaire, décembre 1965, p. 113à 128 et 177 à 195
  52. Olivier Defrance, L'Odyssée des autos-canons-mitrailleurs : le tour du monde du Corps expeditionnaire belge de 1915-1918, Bruxelles, FSA c/o Fondation Roi Baudouin, rue Bréderode, 21 1000 Bruxelles, , 176 p. (ISBN 978-90-823772-6-2 et 9082377268, OCLC 953259370), p. 3 à171
  53. Brassinne V., Ma campagne de Russie avec le Corps expéditionnaire belge des autos-canons-mitrailleuses, Namur, Namur, , 232 p.
  54. Ordre de Malte Belgique, « Histroire de l'Ordre de Malte en Belgique » (consulté le 25 septembre 2019)
  55. SA Prince de Ligne, Bailli et président de l'association belge des membres de l'Ordre de Malte, « Avis nécrologique du comte Charles-Emile d'Oultremont de Wégimont et de Warfusée », Circulaire et avis de l'Association,‎ , p. 1
  56. M. de Troostembergh, Chancelier de l'Ordre, « Registre des membres de l'Association belge de l'Ordre de Malte », Décret motu proprio n°1649/23491 (dignité accordée de Grand-Croix d'Honneur et de Dévotion au comte Charles-Emile d'Oultremont),‎ , p. 344
  57. la ligne d'évasion Comète
  58. Domaine provincial d'Hélécine
  59. quand … l'Armée de l'Ombre … se fait connaître !
  60. Marion Galy-Ramounot, « Odile d'Oultremont, la déraisonnable », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

  • Notice historique sur la Maison d'Oultremont, Paris, Carion, 1866
  • Généalogie succincte de la maison d’Oultremont, selon Maurice Yans, CEO éditeur, 1990, Imprimerie Massoz à Alleur.
  • Généalogie des familles de Warnant et d'Oultremont, Baron de T'Serclaes, Annuaires de la Noblesse de Belgique, (édition partielle) Bruxelles, 1884 à 1887
  • Quartiers de noblesse des familles belges, Baron de Troostembergh, T.II, Bruxelles, 1913

Histoire locale[modifier | modifier le code]

  • « Warfusée, patrie du prince-évêque Charles-Nicolas d'Oultremont » dans l'Annuaire d'Histoire liégeoise, t.VII, no 31, 1963, p. 9-136
  • « Histoire du diocèse et de la principauté de Liège pendant le XVIIIe siècle », J. Daris, Liège, 1877
  • « Histoire de Liège depuis César jusqu'à Maximilien de Bavière », De Gerlache, Bruxelles, 1843, Édition M. Hayez, p. 268 et suiv.
  • « Saint-Hubert et la diplomatie liégeoise », Liège, 1963, Yvan Ylieff ;
  • « Elogiae etiam et epitaphia sed Bohemica et Paltinus Rheni bella », 1621, Lambert de Vlierden, p. 64;
  • « L'an 14 et la campagne des illusions », H. Bernard, Bruxelles, 1983; Le journal de Mons, 2 mai 1960;
  • Histoire du pays de Liège, Ferd. Henaux, 3e édition, T.II.Imprimerie J. Desoer, Liège, 1874, p. 454 et suiv.
  • Précis d'histoire Liégeoise, F. Magnette, 1re éd., Vaillant-Carmanne, p. 204 et 205. (Liège, s.d.)
  • Stanislas Bormans, Les Seigneuries allodiales du Pays de Liège : avec une introduction historique, Liège, J. Gothier, (lire en ligne)
  • Les institutions politiques et judiciaires de la principauté de Liège aux Temps modernes, Georges Hansotte, Bruxelles, Crédit Communal, 1987. In-8° broché, 355 p., (collection « Histoire », série in-8°, no 73, 1987).
  • « La vie quotidienne en Belgique sous le règne de Léopold II », par Georges-Henri Dumont, Bruxelles;
  • Archives de l'École Royale Militaire à Bruxelles, dont les Bulletins périodiques (Le Drapeau), 15 avril 1919

Articles connexes[modifier | modifier le code]