Florimond de Mercy-Argenteau

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Florimond de Mercy-Argenteau
Florimont-Claude Mercy-Argenteau.jpg
Florimond-Claude de Mercy-Argenteau (1757)
Fonction
Ambassadeur d'Autriche en France
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
(à 67 ans)
Londres
Nom dans la langue maternelle
Florimond Claude von Mercy-ArgenteauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Autrichienne
Activités

Florimond-Claude, comte de Mercy-Argenteau, né à Liège (alors en principauté de Liège, dans le Saint-Empire), le , et mort à Londres le , est un diplomate lorrain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Schéma restituant la salle de bal éphémère réalisée d'après les dessins de l'architecte Chalgrin pour Mercy d'Argenteau, pour célébrer le mariage de Louis XVI et de Marie-Antoinette, le 16 mai 1770.

Issu d'une famille de la noblesse lorraine, il est le fils du Feld-maréchal Antoine Ignace de Mercy-d'Argenteau (1692-1767). Il est d'abord représentant de la cour Impériale de Vienne à Turin (1754) puis à Saint-Pétersbourg (1761). Il est nommé ambassadeur à Varsovie en 1764, pendant l'interrègne entre Auguste III et Stanislas II.

Grand admirateur de l'impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, il remplace en 1766 Starhemberg au poste d'ambassadeur du Saint-Empire à Paris. Il achète dans la capitale française l'hôtel de Mercy-Argenteau en 1778.

Pour consolider l'alliance franco-autrichienne, il négocie le mariage du dauphin avec l'archiduchesse Marie-Antoinette. Ne souhaitant que le bonheur de son ancienne élève et craignant à tout moment que celle-ci le soupçonne d'espionnage, il met tout en œuvre pour l'influencer en faveur de la maison de Habsbourg-Lorraine, au risque de la faire détester des Français.

Comme l'illustre sa multiple correspondance avec la cour de Vienne, on a pu considérer que le comte de Mercy-Argenteau pousse la jeune dauphine puis reine Marie-Antoinette à influencer Louis XVI[1]. Il essaie vainement de refréner les goûts dispendieux de la jeune femme devenue reine.

En 1775, il achète la baronnie de Conflans-Sainte-Honorine, et la seigneurie de Neuville-sur-Oise où il s'établit. Il y fait embellir le château et installe sa maîtresse, la cantatrice Rosalie Levasseur, dans le hameau de Chennevières, dépendant de Conflans. Il vient souvent lui rendre visite et un enfant adultérin naît. Le chemin qu'il empruntait de Neuville à Conflans s’appelle de nos jours « rue de l’Ambassadeur ».

En 1789, Mercy-Argenteau quitte Paris et devient représentant de l'empereur Joseph II à Bruxelles dans les Pays-Bas autrichiens, avant d'être nommé au même poste à Londres en 1794, peu de temps avant sa mort.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul et Pierrette Girault de Coursac, Entretiens sur Louis seize. O.E.I.L. (1990) ; (ISBN 2-86839-178-8)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Hervé Hasquin, Diplomate et espion autrichien dans la France de Marie-Antoinette, le comte de Mercy-Argenteau (1727-1794), Avant-propos, Waterloo, 2014.

Articles connexes[modifier | modifier le code]