La Fabuloserie

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La Fabuloserie
Image illustrative de l'article La Fabuloserie
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Dicy
Adresse 1, rue des canes
89120 Dicy
Coordonnées 47° 56′ 00″ N 3° 06′ 23″ E / 47.9332, 3.106347° 56′ 00″ Nord 3° 06′ 23″ Est / 47.9332, 3.1063
Informations générales
Date d’inauguration 1983
Collections Art brut
Informations visiteurs
Site web fabuloserie.com

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La Fabuloserie

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La Fabuloserie

La Fabuloserie est un musée privé ouvert au public depuis 1983. Situé à Dicy, dans l’Yonne, l’espace a été aménagé par Alain Bourbonnais pour accueillir sa collection d’art hors-les-normes.

La collection réunit plus de mille créations réalisées par des artistes autodidactes apparentés à l’art brut. Conçue comme un véritable cabinet de curiosités, La Fabuloserie se compose de deux espaces : la « maison-musée » et le « jardin habité ». Le premier, la « maison-musée » expose notamment des peintures et dessins de Yanko Domsic, Philippe Dereux, Philippe Mahaut et Franz Ringel ; des sculptures et assemblages d’Emile Ratier, Simone Le Carré  Galimard et aussi la Tribu des Turbulents d’Alain Bourbonnais lui-même. Le second, le « jardin habité », musée de plein-air, présente les sculptures d’habitants-paysagistes comme Camille Vidal, Jules Damloup, mais aussi les girouettes de Jean Bertholle et l’étonnant manège de Petit Pierre.

Histoire du musée[modifier | modifier le code]

L'Atelier Jacob[modifier | modifier le code]

Architecte, créateur, Alain Bourbonnais (1925-1988) est aussi collectionneur. Lorsque Jean Dubuffet annonce en 1971 qu’il donne sa collection de l’Art Brut à la Suisse, Alain Bourbonnais souhaite poursuivre l’aventure en France. En 1972,  il ouvre avec sa femme Caroline, une galerie d’art hors-les-normes à Paris rue Jacob. Baptisée « L’Atelier Jacob », cette galerie présente le travail de créateurs se situant « sous le vent de l’Art Brut ».

Soutenu par Jean Dubuffet, qui lui communique une liste de noms de créateurs[1], Alain Bourbonnais entre également en contact avec d’autres collectionneurs tels qu’Alphonse Chave et Claude Massé. La galerie attire des artistes singuliers tels que Jano Pesset, Pascal Verbena, Flèchemuller et Michel Nedjar.

Tout au long des dix années d’existence de l’Atelier Jacob de nombreuses expositions monographiques et collectives sont organisées. Bien que l’Atelier Jacob soit un espace d’exposition et de vente, la galerie est aussi un lieu de rencontres où se forme et se développe la collection privée d’Alain et Caroline Bourbonnais. Collectionneur plus que marchand, Alain Bourbonnais participe à la valorisation et à la diffusion de l’Art hors-les-normes en collaborant à des expositions d’envergure.[2]

Deux expositions clés : Les Singuliers de l’art / Outsiders [modifier | modifier le code]

1978 : Les Singuliers de l’art, des inspirés aux habitants paysagistes[modifier | modifier le code]

A l’instigation de Michel Ragon et d’Alain Bourbonnais, Suzanne Pagé organise l’exposition Les Singuliers de l’art dans la section de l’ARC (Art Recherche Confrontation) du Musée d’art moderne de la ville de Paris. Devenue mythique, cette exposition a connu un succès populaire considérable : visitée par plus de 200 000 visiteurs, elle sera prolongée de trois mois.[3]  

La manifestation était organisée autour de deux pôles. Le premier axe, consacré aux singuliers, présentait notamment plus de 300 pièces issues de la collection d’Alain et Caroline Bourbonnais ; le second axe, quant à lui, s’articulait autour des travaux de Bernard Lassus sur les « habitants paysagistes » et ceux de Gill Ehrmann sur les « inspirés ».[4] 

1979 : Outsiders, an art without precedent or tradition[modifier | modifier le code]

Sous le commissariat des historiens et critiques d’art Roger Cardinal et Victor Musgrave, l’exposition se déroulait à la Hayward Gallery, à Londres, en 1979.[5] Parmi les multiples prêteurs dont l’université psychiatrique d’Heidelberg, le musée cantonal de Lausanne ou encore les artistes Arnulf Rainer, Galdys Nilsson et Jim Nutt, Alain Bourbonnais contribue à la manifestation en prêtant une partie de sa collection privée.

La Fabuloserie[modifier | modifier le code]

Dès 1979, à l’occasion de l’exposition Outsiders, Alain Bourbonnais ressent le besoin d’exposer sa collection dans un musée et de clôturer l’aventure de l’Atelier Jacob. La galerie parisienne ferme ses portes au public en 1982 tandis que La Fabuloserie sera inaugurée l’année suivante, en 1983, dans un cadre champêtre. Selon le critique d’art et ami d’Alain Bourbonnais, Michel Ragon : « L’Atelier Jacob a été le banc d’essai qui a permis de réaliser ce qui est son aboutissement naturel, la Fabuloserie de Dicy-Yonne ».[6]

Inventé par Alain Bourbonnais le néologisme « La Fabuloserie » rend compte du caractère féérique et merveilleux du musée. Le terme de « La Fabuloserie » désigne également la collection des petits cahiers à grand spectacle et les court-métrages réalisés par Alain Bourbonnais et consacrés aux créateurs de l’art hors-les-normes.

Aventure familiale, La Fabuloserie est dirigée par Alain et Caroline Bourbonnais de 1983 à 1988. A la suite du décès d’Alain Bourbonnais, sa femme continuera à faire vivre le musée jusqu’en 2014.  Depuis, leurs deux filles, Agnès et Sophie Bourbonnais, assurent la direction du musée. Un nouveau cycle d’expositions temporaires collectives et/ou monographiques, initié par Déborah Couette, renoue avec les projets imaginés par Alain Bourbonnais.

L'art hors-les-normes[modifier | modifier le code]

Apparenté à l’art brut, l’art hors-les-normes se distingue de l’art enfantin, l’art populaire et l’art naïf. Il ne se confond pas avec l’art des enfants, car la plupart du temps les créateurs produisent à l’âge de la retraite. S’il fait écho à l’art populaire, il s’en démarque puisque les créations ne s’inscrivent pas dans une culture ou une tradition donnée, mais bien dans une vision personnelle et singulière. Enfin, il ne relève pas de l’art naïf, car les auteurs n’envisagent pas de rivaliser avec les grands maîtres. En outre, ils n’utilisent pas de matériaux traditionnels mais des matériaux de récupération. Chiffonniers, « ils créent tout naïvement le Fantastique avec le banal. » comme le déclarait Caroline Bourbonnais.[7]

Quelques créateurs clés[modifier | modifier le code]

  • Alain Bourbonnais (1925-1988 France) : Architecte, collectionneur et fondateur de La Fabuloserie, Alain Bourbonnais est également créateur. Il réalise notamment les Turbulents. Ces personnages en volume sont élaborés à partir d’une structure de bois grillagée et recouverte de matériaux et d’objets divers. La tribu des Turbulents est composée d’une quarantaine de sculptures-automates animées et  de costumes. Marqué par l’esprit du carnaval et surtout par les fêtes du « Rouge-Vin » qui se déroulaient à l’Ecole des Beaux-Arts, Alain Bourbonnais mettra en scène sa tribu dans des court-métrages.[8]
  • Janko Domsic (1915, Croatie – 1983, France) : L’œuvre de Domsic mêle une écriture codée à des dessins riches en symboles. Ses œuvres au stylo-bille s’articulent autour de thèmes mystiques, religieux et maçonniques. Artiste incontournable, l’œuvre Janko Domsic est présentée dans plusieurs collections privées et publiques.[9]
  • Sylvette Galmiche1932 France) : Sylvette Galmiche est l’auteure d’une œuvre brodée, très colorée, sur des petits morceaux de toiles de jute. Mère de famille, elle coud tout un monde fantastique qui invite à rêver et à retourner en enfance.[10]
  • Simone Le Carré Galimard (1912-1996 France) : En autodidacte, Simone Le Carré Galimard réalise des assemblages à partir de matériaux de récupération et de jouets qu’elle considère comme des trésors. Ses œuvres ont une efficacité magique et lui permettent de renouer avec l’univers de l’enfance.[11]
  • Philippe Mahaut (1950 France) : Psychologue-clinicien, Philippe Mahaut réalise en autodidacte plusieurs paysages qui composent la série du « Pays des Paramorphoses ». A partir d’une image réelle, les falaises d’Etretat ou Central Park, il fait basculer la représentation dans le domaine du rêve. Mais certains de ses dessins sont directement issus d’images oniriques.[12]
  • Francis Marshall (1947 France) : Artiste protéiforme, Francis Marshall est surtout connu pour ses sculptures textiles : « les bourrages ». A travers ses nombreux personnages réalisés avec des bas Nylon bourrés de laine de matelas et de vieux chiffons, il conçoit le cycle magistral de « La Vie de Mauricette».[13]
  • Petit Pierre (1900-1992 France) : Garçon-vacher Pierre Avezard dit Petit Pierre réalise sur une quarantaine d’années son manège à partir de matériaux de récupération. Ouvert au public tous les dimanches après-midi, ce « cirque mécanique »[14] met en scène son histoire personnelle (sa vie à la ferme, ses voyages, etc.) dans la grande histoire. Le manège a été sauvegardé grâce à une action de démontage et de remontage à La Fabuloserie entre 1987-1989 pour en devenir le joyau.[15]
  • Anonyme dit Pierrot le fou : A la manière d’un anthropologue cet anonyme réalise des carnets de dessins représentant des scènes animalières. Il s’inspire de la ménagerie du Jardin des Plantes et du zoo de Vincennes ainsi que des boucheries parisiennes. Chaque dessin est annoté de rigoureuses indications météorologiques.[16]
  • Giovanni Battista Podesta (1895– 1976 Italie) : Ouvrier dans une fabrique de céramique Giovanni Battista Podesta, dans son appartement HLM, transforme son banal mobilier de salle à manger en meubles baroques aux couleurs éclatantes. Il envahit son domicile de tableaux et de sculptures reflétant un grand mysticisme.
  • Emile Ratier (1894-1984 France): Ancien sabotier, Emile Ratier a toujours fabriqué des objets en bois. Atteint d’une cécité progressive il réalise des « articles de bois » à manivelles et mécaniques bruyantes comme la Tour Eiffel, des manèges et des bateaux.[17]
  • Albert Sallé (1884-1970 France): Après avoir travaillé comme receveur d’autobus à Paris, Albert Sallé s’installe dans le vieux Menton à l’âge de la retraite. Là, il fabrique des petits théâtres animés et sonores d’une grande précision. Ces petites scènes insérées dans des bonbonnes révèlent un regard touchant sur le monde qui l’entoure.
  • Camille Vidal (1884-1977 France): Ancien entrepreneur de maçonnerie, Camille Vidal peuple son jardin de sculptures en ciment armé qu’il baptise « L’Arche de Noé ». Des animaux cohabitent avec des personnages bibliques (Adam et Eve), des hommes politiques (Churchill et Clemenceau) et des personnalités de la télévision (Michel Drucker et Danièle Gilbert).[18]

Liste des créateurs[modifier | modifier le code]

Abel Sécuteur Alain Genty Marilena Pelosi
Aloïse Corbaz René Guivarch Jano Pesset
Alpo Koivumäki Jean-Paul Henry Pierre Petit
Paul Amar Jabeur al-Mahjoub dit Jaber Pierre Avezard dit Petit Pierre
Jean-Claude Andrault Danièle acqui Giovanni Battista Podesta
François Baloffi André Jamet François Portrat
Antonio Berni Prince Antonin Juritzky dit Juva Emile Ratier
Jean Bertholle André Labelle Jacques Renaud D'Ampel
Jean Bordes Alain Lacoste Raymond Reynaud
Alain Bourbonnais Marcel Landreau Franz Ringel
Guy Buigues Simone Le Carré Galimard Jean Rosset
Michèle Burles André Lécurie Roland Roure
Marcello Cammi Aranka Liban Albert Sallé
Mario Chichorro Loli Pesset Gérard Sendrey
Thérèse Contestin Marie-Rose Lortet Solange Lantier dite Sol
Michel Dalmaso Philippe Mahaut Jackson Stricanne
Jules Damloup Francis Marshall To Bich Haï
Philippe Dereux Fernand Michel Jacques Trovic
Janko Domsic Andrée Moiziard Léna Vandrey
Paul Duhem François Monchatre Robert Vassalo (dit Vlo)
Reinaldo Eckenberger Edmond Morel Pascal Verbena
Noël Fillaudeau Myriam Camille Vidal
Jacques Flechemuller Michel Nedjar Joseph Vignes (dit Pépé)
Sylvette Galmiche Joël Negri Jephan De Villiers
AlbertGeisel Nek Chand

Expositions, liste sélective[modifier | modifier le code]

Atelier Jacob[modifier | modifier le code]

  • Aloïse Corbaz, Paris, Atelier Jacob, du 28 septembre au 29 octobre 1972.
  • Exposition collective avec la participation de Jackson Stricanne, Francis Marshall, Giovanni Podesta et Emile Ratier, Paris, Atelier Jacob, du 9 au 24 janvier 1973.
  • Exposition collective avec la participation de Gala Barbisan, Marie-Rose Lortet et Abel, Paris, Atelier Jacob, du 22 février au 1er mars 1973. 
  • Exposition collective avec la participation de Jackson Stricanne, François Monchâtre, Daveau, Nina Rummen, Fernand Michel, Ignacio Carles-Tolra, Emile Ratier, Jean Couchat, Abel, Aida, Léna Vandrey, Jean-Joseph Sanfourche, Thérèse Bonnelalbay, Ori, Vivi Shung, De Bus, Duncan, Alaman, Perlin, Myriam, Pierre Simmone et Marie-Rose Lortet, Paris, Atelier Jacob, de mai à juin 1975.
  • Art Hors-les-Normes, exposition collective avec la participation de Gala Barbisan, Thérèse Bonnelalbay, Jean Couchat, René Guivarch et Emile Ratier Paris, Atelier Jacob, du 2 mars au 3 avril 1976.
  • Décalcomanies turbulées d’Alain Bourbonnais, Paris, Atelier Jacob, juin 1976.
  • Orgiaques Foraines de Simone Le Carré Galimard, Paris, Atelier Jacob, du 17 novembre au 17 décembre 1976.
  • Habitacles de Pascal Verbena, Paris, Atelier Jacob, du 12 Janvier au 17 février 1977.
  • Pondeuses de Pascal Verbena, Paris, Atelier Jacob, de février à mars 1978.
  • Exposition collective avec la participation d’Ignacio Carles-Tolra, Mario Chichorro et Joseph Vignes, Paris, Atelier Jacob, du 2 décembre au 10 janvier 1981.
  • Exposition collective avec la participation de Michel Nedjar, Jean Couchat et Jackson Stricanne, Paris, Atelier Jacob, du 18 novembre au 18 décembre 1981.

Hors-les-murs[modifier | modifier le code]

  • Les Singuliers de l’Art, Paris, ARC2-MAMVP, du 19 janvier au 5 mars 1978.
  • Outsiders, Londres, Hayward Gallery/ British Arts Council, du 8 février au 8 avril 1979.
  • Exposition de créations marginales avec la participation d’Alain Lacoste, Simone Le Carré Galimard, François Monchâtre, Michel Nedjar, Jano Pesset et Jackson Stricanne, Yonne, Château du Tremblay, du 27 juin au 19 septembre 1982.
  • Indomptés de l’Art, manifestation autour de l’art brut, Besançon, Palais Granvelle, du 7 mars au 28 avril 1986.
  • Art brut et compagnie, Paris, Halle Saint Pierre, 25 octobre 1995 au 30 juin 1996.
  • La Fabuloserie. Musée des Diables et des Anges, Bochum, Museum Bochum, du 25 novembre 2000 au 11 février 2001.
  • Alain Bourbonnais, un homme, une collection, une passion, Auxerre, Musée-Abbaye Saint-Germain d’Auxerre, du 3 février au 25 mars 2002.
  • Croisements, Helsinki, Kiasma, du 14 mai au 21 août 2005.
  • Parcours singuliers, Jamoigne Centre d’art contemporain du Luxembourg belge, du 23 septembre au 22 octobre 2005.
  • Oltre la ragione, Bergame, Palazzo della Ragione, du 5 mai au 5 septembre 2006. Beautés insensées, Monaco, Salle d’exposition du quai Antoine 1er, du 10 janvier au 25 février 2007.
  • IN / OUT, Liège, mad Musée, du 12 septembre au 2 novembre 2008.
  • Le jeu de la folie, Gand, Musée du Dr Guislain, du 4 octobre 2008 au 12 avril 2009.
  • Le fabuleux destin des Bourbonnais, Bruxelles, Musée art)&(marges, du 10 février au 27 mai 2012. 
  • Un Autre Regard, Paris, Musée Singer-Polignac, du 13 décembre 2013 au 16 février 2014.

La Fabuloserie musée d'art hors-les-normes, expositions temporaires[modifier | modifier le code]

  • Les paysages fabuleux de Paul Amar : coquillages en féerie. La Fabuloserie, Dicy, de mai à novembre 1999.
  • Des jardins imaginaires au jardin habité : des créateurs au fil des saisons. Hommage à Caroline Bourbonnais : La Fabuloserie, Dicy, du 15.04.2015 au 1.11.2015
  • Francis Marshall : parcours turbulent # 1 : La Fabuloserie, Dicy, du 04.04.2015 au 01.11.2015

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages et articles sur/autour de La Fabuloserie[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Fabuloserie, art hors-les-normes – art brut (Préface de Michel Ragon (bilingue français/anglais) et textes de Caroline Bourbonnais, Laurent Danchin et Pierre Gisling.) Albin Michel, 2009
  • Le Fabuleux manège de Petit Pierre, Albin Michel, 2007.

Catalogues d'expositions[modifier | modifier le code]

  • Suzanne Pagé dir., Les Singuliers de l’art Paris, ARC 2 - Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 1978.
  • Roger Cardinal dir., Outsiders,Londres, Art Council of Great Britain, 1979.
  • Les Indomptés de l’Art, Besançon, Palais Granvelle-Centre d’arts plastiques contemporains, 1986.
  • Hans Günter Golinski, Sepp Hiekish-Picard dir., La Fabuloserie, Musée des diables et des anges,Bochum/ Wienand Verlag, Museum Bochum, 2000.
  • La Fabuloserie dir., Alain Bourbonnais : architecte, peintre, sculpteur, collectionneur, Dicy, La Fabuloserie, 2002.
  • Bianca Tosatti dir., Beautés insensées. Figures, histoires et maîtres de l’art irrégulier, Milan, Skira, 2007.
  • Carine Fol dir., Le Fabuleux destin des Bourbonnais,Bruxelles, art)&(marges, 2012.
  • Déborah Couette dir., Un autre regard. L’art hors-les-normes d’Alain Bourbonnais dans les murs de la collection Sainte-Anne, Co-édition Musée Singer-Polignac/ La Fabuloserie, 2013.
  • Déborah Couette dir., Francis Marshall, Premier numéro de la collection « Parcours turbulents » à l’occasion de l’exposition  consacrée à Francis Marshall » du 4 avril au 2 novembre 2015, La Fabuloserie, 2015.
  • Déborah Couette dir., Des jardins imaginaires au jardin habité, des créateurs au fil des saisons, présentée du 18 avril au 2 novembre 2015, qui rend hommage à Caroline Bourbonnais disparue en aout 2014, La Fabuloserie, 2015.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Valérie Rousseau, « De la collection de l’Art Brut aux musées du « triangle d’or » », Revue socio-anthropologie, n°19, 2006. [19]
  • Déborah Couette, « La Fabuloserie in trasferta : sguardi sulla museografia di Alain Bourbonnais », Osservatorio Outsider Art, n°5, ottobre 2012.
  • Dominique Poiret, « Droit au brut », Libération Next, 3 février 2014. [20]
  • Philippe Dagen, « L’inquiétante étrangeté de l’art brut s’expose à Sainte-Anne », Le Monde Culture, 23 janvier 2014. [21]
  • Philippe Dagen, « La finesse de l’art brut », Le Magazine du Monde, 14 janvier 2014 [22]
  • « La Fabuloserie de plus en plus fréquentée », L’Yonne, 15 octobre 2014. [23]

Publications jeunesses sur/autour de La Fabuloserie[modifier | modifier le code]

  • La Fabuloserie. Territoire de l’imaginaire, Editions Nathan, L’Atelier des images n° 35, mai 2003.
  • Suzanne Lebeau, Petit Pierre, Editions théâtrales jeunesse, 2008.
  • Céline Delavaux, Comment parler d’art brut aux enfants, Editions Le Baron perché, 2014.

Ouvrages sur l'Art brut[modifier | modifier le code]

  • Jean Dubuffet, L’homme du commun à l’ouvrage, Gallimard, Collection Folio essais (n° 162), 1973.
  • Michel Thévoz, Art Brut, psychose et médiumnité, La Différence, 1990.
  • Lucienne Peiry, L’Art Brut, Flammarion, 1997.
  • Michel Ragon, Du côté de l’Art Brut, Albin Michel, 1996.
  • Laurent Danchin, Art brut l’instinct créateur', Gallimard Jeunesse, collection Découvertes, 2006.
  • Céline Delavaux, Dubuffet. Le grand bazar de l’art, Editions Palette, 2008.  
  • Céline Delavaux, L’Art brut, un fantasme de peintre : Jean Dubuffet et les enjeux d’un discours, Editions Palette, 2010.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre de Jean Dubuffet à Alain Bourbonnais, 16 mars 1972, Dicy archives La Fabuloserie
  2. Pour l’historique de L’Atelier Jacob voir Déborah Couette dir., Un autre regard, l’art hors-les-normes d’Alain Bourbonnais dans les murs de la Collection Sainte-Anne, Co-édition Musée Singer-Polignac/ La Fabuloserie, 2013
  3. Suzanne Pagé dir., Les Singuliers de l’art, Paris, ARC2 Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, 1978
  4. Déborah Couette, « Territoires imaginaires dans la collection art hors-les-normes », Des jardins imaginaires au jardin habité, des créateurs au fil des saisons, page 18.
  5. Roger Cardinal dir., Outsiders, Londres, Art Council of Great Britain, 1979.
  6. Michel Ragon, « Fabuleuse collection », La Fabuloserie, art hors-les-normes – art brut, page 7
  7. « Tous créent pour eux, pour transcender leur quotidien, pour refaire le monde avec « Rien ». Ils nous font rêver, eux qui ont des rêves plein la tête et plein le cœur, car ils créent tout naïvement le Fantastique avec le banal » Caroline Bourbonnais, 1995. Des jardins imaginaires au jardin habité, des créateurs au fil des saisons, hommage à Caroline Bourbonnais, La Fabuloserie, 2015
  8. Alain Bourbonnais, Edition La Fabuloserie, Dicy – Yonne, 2002. Les Turbulents d’Alain Bourbonnais, Atelier Jacob, 1973
  9. Janko Domsic, Le Mécanicien céleste, catalogue de l’exposition dédiée à Janko Domsic à la galerie Objet trouvé/ Christian Berst, Paris, 2008.  Un autre regard, l’art hors-les-normes d’Alain Bourbonnais dans les murs de la Collection Sainte-Anne, pages 47-49
  10. Sylvette Galmiche, l’Insurgée malicieuse, édition Creative World DMC, 2011
  11. Simon Le Carré-Galimard, La Fabuloserie, 1989
  12. Un autre regard, l’art hors-les-normes d’Alain Bourbonnais dans les murs de la Collection Sainte-Anne, pages 60- 65
  13. Déborah Couette dir., Francis Marshall, Premier numéro de la collection « Parcours turbulents » à l’occasion de l’exposition consacrée à Francis Marshall du 4 avril au 2 novembre 2015, La Fabuloserie, 2015. Francis Marshall, Fabuloserie n°5
  14. John Maizels, L’art brut, l’art outsider et au-delà, Paris, Phaidon, 2003
  15. Le Fabuleux manège de Petit Pierre, Albin Michel, 2007. Pierre Della Giustina, « P. Avezard, vacher à la Coinche, « un aire de musique avant la sortie » », Des jardins imaginaires au jardin habité, La Fabuloserie, 2015. Philippe Lespinasse, Le manège de Petit Pierre, Lokomotiv films, 2012
  16. Un autre regard, l’art hors-les-normes d’Alain Bourbonnais dans les murs de la Collection Sainte-Anne, pages 88- 93
  17. Un autre regard, l’art hors-les-normes d’Alain Bourbonnais dans les murs de la Collection Sainte-Anne, pages 20-21. Emile Ratier, articles de bois, édition La Maison de la culture, 1977
  18. Déborah Couette, « L’Arche de Noé de Camille Vidal », Des jardins imaginaires au jardin habité, des créateurs au fil des saisons, La Fabuloserie, 2015
  19. Revue socio-anthropologie, n°19, 2006
  20. Libération Next, 3 février 2014
  21. Le Monde Culture, 23 janvier 2014
  22. Le Magazine du Monde, 14 janvier 2014
  23. L’Yonne, 15 octobre 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]