Ernest Ouandié

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ernest Ouandié
Naissance Badoumla
Décès
Bafoussam
Nationalité Drapeau du Cameroun Cameroun
Pays de résidence Cameroun
Profession
Instituteur
Autres activités
Description de l'image Cameroon COA.svg.

Ernest Ouandié est né à Badoumla (arrondissement de Bana, région de l'Ouest du Cameroun) et est mort fusillé le 15 janvier 1971 à Bafoussam par les autorités camerounaises. Ahmadou Ahidjo était alors président de la République du Cameroun.

Ouandié est une grande figure de la lutte pour l'indépendance du Cameroun et des premières années de la république camerounaise. Il succède à Félix-Roland Moumié à la mort de ce dernier en tant que président de l'UPC. La loi du 16 janvier 1991 adoptée par l'Assemblée nationale du Cameroun lui conférera le statut de héros national.

Enfance[modifier | modifier le code]

Il naît à Badoumla, arrondissement de Bana dans le Haut-Nkam; mais il serait originaire de Bangou dans les Hauts-Plateaux. Son père Djemo et sa mère Kapsu se seraient mariés en 1905. Djemo a trois épouses. Ouandié – nom qui signifie « qui est dans la maison ? » ou « qui est en sécurité ? » – est le 5e de 7 enfants issus de la même mère : Ngako, Yemdo, Mboutchak, Djieumo, Ouandié, Djoma et Kamdem.

En 1927, son père est déporté aux travaux forcés à Dimbong, Haut-Nkam dans les plantations de café des colons français ; il n’en reviendra qu’en 1929, renvoyé parce qu'il était très malade, pour s’installer à Bangou avec sa famille.

Vie politique en quelques dates[modifier | modifier le code]

Il est enseignant dans le secteur public ; sa carrière est marquée par d’innombrables affectations dites disciplinaires, en réalité à caractère politique.

  • 1944-1948 : enseigne à Edéa et milite au sein de l’Union des syndicats confédérés du Cameroun (USCC).
  • 1948 – 15 janvier 1971 : militant, puis dirigeant de l’Union des populations du Cameroun (UPC).
  • 7 octobre 1948 : il est affecté à Dschang.
  • 6 novembre 1948, soit un mois après : il est affecté à Douala comme directeur de l’école publique du quartier New-Bell Bamiléké.
  • Septembre 1952 : il est élu vice-président de l’UPC chargé de l’organisation et directeur de la Voix du Cameroun au 2e congrès à Eséka.
  • Septembre 1953 : affectation à Doumé, puis à Yoko ; il implante l’UPC dans le Mbam.
  • 29 juillet – 12 septembre 1954 : il effectue un voyage en Chine, où il assiste du 9 au 15 août 1954 au Congrès mondial de la jeunesse démocratique, puis à Paris et à Moscou.
  • Décembre 1954 : affectation à Batouri, puis à Bertoua
  • 29 janvier 1955 : à nouveau affectation à Douala, où le Haut Commissaire Roland Pré entreprend de rassembler tous les dirigeants de l’UPC pour les tenir en permanence à sa portée.

Force l’admiration du public en portant publiquement la contradiction et en acculant littéralement Léopold Sedar Senghor qui tentait, à l’instigation de l’administration coloniale et du haut de son agrégation de grammaire, de convaincre les Camerounais d’abandonner la revendication de l’indépendance nationale, à la Salle des fêtes d’Akwa.

Organisation de la résistance[modifier | modifier le code]

En 1952 à Douala, Ernest quitte sa famille en à vélo pour mener une quête importante dans la lutte avec l'UPC [Quoi ?]. Désormais, il ne verra plus femme et enfants[réf. nécessaire].

Reddition[modifier | modifier le code]

Procès et exécution publique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mark Dike DeLancey, Rebecca Mbuh et Mark W. Delancey, « Ouandié, Ernest (1924-1971) », in Historical Dictionary of the Republic of Cameroon, Scarecrow Press, Lanham, Md, 2010 (4e éd.), p. 298-299 (ISBN 9780810873995)

Liens externes[modifier | modifier le code]