République fédérale du Cameroun

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Monument de la Réunification

La République fédérale du Cameroun est née le 1er octobre 1961 de la fusion du Cameroun français et de la partie sud du Cameroun britannique. L'existence des deux Cameroun est la conséquence profonde et majeure de la Première Guerre mondiale (1914-1918) qui eut aussi lieu sur sol camerounais[1].

La République fédérale du Cameroun va du 1er octobre 1961 au 20 mai 1972 et est composée de deux États fédérés[2]:

Les artisans[modifier | modifier le code]

Les artisans de la République fédérale du Cameroun sont des personnalités et des partis politiques[3].

Les personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Au Cameroun français: Ahmadou Ahidjo, Président de la République du Cameroun élu le 5 mai 1960[4].

Au Cameroun britannique : John Ngu Fontcha, premier ministre élu et intronisé le 1er février 1959, et Salomon Tandeng Muna, membre du Kamerun National Democratic Party (KNDP)[5].

Les partis politiques[modifier | modifier le code]

Les deux principaux partis politiques qui ont participé à la construction de la République fédérale du Cameroun sont l'Union camerounaise (UC) d'Ahmadou Ahidjo et le KNDP de Salomon Tandeng Muna et John Ngu Fontcha[6].

Opposition[modifier | modifier le code]

Emmanuel Mbela Lifafe Endeley. C'est une personnalité politique camerounaise appartenant à l'ethnie Bakweri de la Région du Sud-Ouest mais qui a milité pour le rattachement du Cameroun britannique à la Fédération du Nigéria. Son parti politique c'est le KNC, Kamerun National Congress[7].

Institutions[modifier | modifier le code]

La République fédérale du Cameroun est formée de quatre assemblées dont une Assemblée fédérale et une dans chaque État fédéré plus une assemblée des Chefs traditionnels. L'Assemblée fédérale est composée de 50 députés calculés sur la base 1 député pour 80 000 habitants. Ils sont repartis comme suit: 40 députés pour le Cameroun oriental et 10 pour le Cameroun occidental[2].

Trois gouvernements dont un dans chaque état fédéré et un gouvernement fédéral. Chaque gouvernement a, à sa tête un chef du gouvernement.. Le Président de la République fédérale du Cameroun est Chef de l'Etat et Chef du Gouvernement. Il est assisté d'un vice-président[2].

La République fédérale du Cameroun (RFC) dispose d'une Cour de justice dont les magistrats sont nommés par le Président de la République, assisté d'un conseil fédéral de la magistrature.

Au Cameroun occidental[modifier | modifier le code]

L'Assemblée législative du Cameroun occidental est composée de deux chambres dont celle des Chefs traditionnels. C'est le bicaméralisme.

Au Cameroun oriental[modifier | modifier le code]

Le pouvoir traditionnel n'ayant pas été officiellement reconnu sur l'échiquier politique de l'ancien Cameroun français, l'Assemblée législative de cette partie de la République fédérale du Cameroun est monocamérale.

Les symboles de la République Fédérale du Cameroun[modifier | modifier le code]

Les symboles nationaux de la République fédérale du Cameroun sont quasiment ceux de la République du Cameroun[8].

République Fédérale du Cameroun

Le drapeau[modifier | modifier le code]

Le drapeau de la République fédérale du Cameroun est Vert-Rouge-Jaune, trois bandes verticales d'égales dimensions; Pour représenter chaque Etat Fédéré, la bande verte est frappée de deux étoiles d'or.

La devise[modifier | modifier le code]

La devise de la République fédérale du Cameroun est: Paix, Travail, Patrie.

Hymne national[modifier | modifier le code]

L'hymne national de la République fédérale du Cameroun est: "Ô Cameroun berceau de nos ancêtres"[9], le chant de ralliement composé par les élèves de la première promotion (1925-1928) de l'Ecole Normale de Foulassi[10].

Langues officielles[modifier | modifier le code]

La République fédérale du Cameroun est bilingue[11]. Les langues officielles sont l'anglais et le français.

Capitale[modifier | modifier le code]

Yaoundé est le siège des institutions de la République Fédérale du Cameroun. Buéa est la capitale de l'Etat Fédéré du Cameroun occidental.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Histoire du Cameroun », sur La France au Cameroun (consulté le 13 mai 2017)
  2. a b et c zojohis, « LE CAMEROUN DE 1961 A L’ETAT UNITAIRE », sur histoiretech, (consulté le 25 avril 2017)
  3. « Histoire du Cameroun », sur www.cameroun-guide.com (consulté le 25 avril 2017)
  4. « 05 mai 1960 : Ahmadou Ahidjo devient Président de la République nouvellement indépendante du Cameroun », sur Daily Retro CMR, (consulté le 13 mai 2017)
  5. « Cameroon-Info.Net :: Cameroun-Info.Net: Le Portail du Cameroun », sur www.cameroon-info.net (consulté le 13 mai 2017)
  6. « Un régime dominé par la stature du président Ahidjo », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mai 2017)
  7. « Revisiting The Legacy of Dr. EML Endeley », sur Dibussi Tande: Scribbles from the Den (consulté le 13 mai 2017)
  8. Corpus constitutionnel: recueil universel des constitutions en vigueur, Brill Archive, (ISBN 9004038876, lire en ligne)
  9. Le chant de ralliement de 1928
  10. « René Jam Afane et Samuel Minkyo Bamba - Hymne national : Foulassi, berceau de nos ancêtres », sur www.nkul-beti-camer.com (consulté le 26 avril 2017)
  11. « LE CAMEROUN BILINGUE », sur LE CAMEROUN BILINGUE (consulté le 26 avril 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Avant-projet de constitution de la République fédérale du Cameroun : élaboré, officiellement déposé et soumis au débat public, 1993, 127 p.
  • (en) Mark Dike DeLancey, Rebecca Mbuh, Mark W. Delancey, « Federal Republic of Cameroon », in Historical Dictionary of the Republic of Cameroon, Scarecrow Press, 2010 (4e éd.), p. 162-163 (ISBN 9780810873995)
  • Pierre François, La République fédérale du Cameroun, Berger-Levrault, Paris, 1969, 87 p.
  • C. Mazure, Perspectives démographiques provisoires de la République fédérale du Cameroun, République fédérale du Cameroun, CIDEP, République française, Secrétariat d'État aux affaires étrangères chargé de la coopération, 1966, 103 p.
  • République Fédérale du Cameroun (Cameroun Oriental) : annuaire, 1959-1966, Office Statistique des Communautés Européennes, 1969, 179 p.
  • Jules Sansterre Nkarey, Afrique : l'histoire entre le Cameroun anglophone et le Cameroun francophone : de 1472 à 2003, Publibook, Paris, 2004, 266 p. (ISBN 2-7483-0362-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]