Défense des cultures

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La défense des cultures ou protection des cultures a pour but de réduire les pertes de récolte, directes ou indirectes, dues à l'activité des bioagresseurs et de divers facteurs abiotiques. Ces pertes peuvent intervenir pendant la période de culture, avant la récolte, ou après celle-ci, en phases de transport, stockage et transformation des produits agricoles. Elle est vitale pour l'homme car, selon l'adage, « l'agriculteur ne reçoit que ce que les parasites veulent bien lui laisser ». On estime qu'environ 50 % de la production agricole mondiale est perdue avant ou après la récolte[1]. Elle est d'autant plus nécessaire que les plantes cultivées sont le plus souvent des variétés sélectionnées en vue d'améliorer leur rendement et la qualité des produits recherchés. Ces modifications de leur patrimoine génétique les rendent plus fragiles aux agressions de leur environnement, qu'il s'agisse des agressions d'organismes parasites ou phytophages, de la concurrence des mauvaises herbes ou d'accidents climatiques.

La défense des cultures, particulière qui concerne l'agriculture, mais également l'horticulture et la sylviculture, se traduit par diverses stratégies de lutte, des pratiques culturales et des législations locale et régionale. L'apport de nouvelles pratiques culturales est développé pour la pérennité des milieux agricoles. Par exemple, la permaculture limite des interventions défensives coûteuses en temps et en espèce.

En France, les articles L. 252-1 et suivant du Code rural confient la lutte contre les organismes nuisibles à des Groupements de défense contre les organismes nuisibles[2].

Lutte contre les agressions physiques[modifier | modifier le code]

  • Protection contre les intempéries
  • Soins aux blessures (accidentelles ou consécutives à la taille)

Lutte contre les carences nutritionnelles[modifier | modifier le code]

Lutte contre les ennemis des cultures[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lutte contre les ravageurs.

Méthodes de prévention[modifier | modifier le code]

Pratiques culturales[modifier | modifier le code]

  • Amélioration du sol (amendements, drainage, fumure)
  • Alternance des cultures (assolement ou rotation des cultures)
  • Sélection de variétés résistantes et hybridations
  • Mesures de propreté du sol
  • Entretien des abords de la parcelle
  • Épouvantails

Mesures réglementaires[modifier | modifier le code]

  • Contrôle de l'importation et des échanges de végétaux

Il existe une Convention internationale pour la protection des végétaux

Méthodes de lutte directe[modifier | modifier le code]

Lutte mécanique[modifier | modifier le code]

  • ramassage et destruction des parasites, échenillage, enlèvement des parasites végétaux
  • pièges
  • désinfection par des procédés thermiques
  • protection physique (ensachage des fruits, filets contre les oiseaux, ceintures protectrices sur les troncs)

Lutte chimique[modifier | modifier le code]

C'est le recours aux produits phytopharmaceutiques ou phytopharmacie.

Lutte biologique[modifier | modifier le code]

C'est l'utilisation de produits non toxiques, issus de la nature, ayant une faible rémanence.

Lutte intégrée[modifier | modifier le code]

La lutte intégrée est une méthode de protection phytosanitaire contre les insectes indésirables. Elle consiste à suivre l'évolution des nuisibles et de leurs prédateurs naturels, de décider d'un seuil d'action et de choisir parmi tous les moyens d'intervention disponibles (façons culturales, équilibres nutritifs, ennemis naturels et, en cas de nécessité, de produits chimiques), ceux qui s'avèrent les mieux adaptés sur le plan économique, écologique et toxicologique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fondements de la protection des cultures », Comité de liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacifique (COLEACP) (consulté le 2 juin 2015).
  2. « Code rural - Chapitre II : Les groupements de défense contre les organismes nuisibles. », sur Légifrance (consulté le 15 septembre 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Catherine Regnault-Roger, Produits de Protection des Plantes : Innovation et sécurité pour une agriculture durable, Lavoisier,‎ , 368 p. (ISBN 9782743065393).
  • (fr) Sibylle Bui et Claire Lamine, Repenser la protection des cultures : Innovations et transitions, Dijon, Educagri éditions,‎ , 250 p. (ISBN 9782759216765).
  • (fr) Jean-Philippe Deguine, Pierre Ferron, Derek Russell, Protection des cultures : de l'agrochimie à l'agroécologie, Éditions Quae,‎ , 187 p. (ISBN 9782759209705)
  • (fr) Vincent Charles, Bernard Panneton, et Francis Fleurat-Lessard, La lutte physique en phytoprotection, Paris, INRA,‎ , 347 p. (ISBN 9782738009180).
  • (fr) M. C. Paternelle, S. Cluzeau, Guide pratique de défense des cultures: reconnaissance des ennemis, notions de protection des cultures, Association de coordination technique agricole,‎ , 575 p. (ISBN 9782857941828).
  • (fr) Jean-Louis Bernard, Christian Bain, André Fougeroux, Protection des cultures et travail des hommes, Le Carrousel,‎ , 263 p. (ISBN 978-2910904005).
  • (fr) Gérard Raynal, Jean Gondran, René Bournoville et Michel Courtillot, Ennemis et maladies des prairies : maladies, ravageurs et parasites animaux, plantes parasites, troubles de la nutrition, Paris, INRA, coll. « Du labo au terrain »,‎ , 249 p. (ISBN 9782738000996).
  • (fr) Guy Riba, et Christine Silvy, Combattre les ravageurs des cultures: enjeux et perspectives, Paris, INRA,‎ , 230 p. (ISBN 9782738000699).

Liens externes[modifier | modifier le code]