Plante parasite

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Une plante parasite est une plante qui vit et se développe au détriment d'une autre plante hôte. Le parasitisme peut être total, la plante parasite, dépourvue de chlorophylle, tirant de son hôte toute son alimentation. Il peut être partiel, la plante parasite ne prélevant que l'eau et les éléments minéraux mais conservant son pouvoir de synthèse chlorophyllienne (on parle alors de plante hémiparasite).

Les plantes parasites sont essentiellement des angiospermes[a] (monocotylédones et dicotylédones). Elles présentent généralement une régression plus ou moins marquée de l'appareil végétatif. Elles peuvent être selon le cas des parasites spécifiques de certaines espèces ou bien plus généralistes.

Toutes les plantes sans chlorophylle ne sont pas nécessairement parasites, il peut s'agir aussi de plantes saprophytes, qui puisent leur alimentation dans la matière organique en décomposition.

Chez les plantes parasites, le développement d’un suçoir[1] (également nommé haustorium) a eu lieu au cours de l’évolution. Il s’agit d’un prolongement cytoplasmique. Cet organe a pour rôle de conduire les nutriments et les signaux de l’hôte vers le parasite. Il s’agit d’une forte zone d’échange. Cela permet également la fixation de la plante parasite à la plante hôte[2]. Certains types de parasitisme permettent une interaction durable[3] entre la plante parasite et la plante hôte.

Plantes parasites d'autres plantes[modifier | modifier le code]

Orobanche lutea parasitant une luzerne.

Environ 4 400 espèces de plantes à fleurs, appartenant à 270 genres, sont des plantes parasites[4]. Exemples de plantes parasitant d'autres plantes :

Exemple d'un cycle de développement d'une plante parasite (Orobanche)[modifier | modifier le code]

Nous allons nous appuyer sur l’exemple de l’Orobanche, comme nous le montre l’illustration. Ce genre regroupe différents types de parasitismes en fonction de l’espèce : hémiparasites et holoparasites[5].

Schéma du cycle de développemnt de l'Orobranche
Schéma du cycle de développement de l'Orobanche

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Plantes parasites de champignons[modifier | modifier le code]

Environ 400 espèces de plantes à fleurs et un gymnosperme (Parasitaxus usta)[6], sont des parasites de champignons mycorhiziens. Ils sont appelés myco-hétérotrophes plutôt que plantes parasites. Parmi les mycohétérotrophes figurent notamment Monotropa uniflora, Sarcodes sanguinea, Rhizanthella gardneri, Neottia nidus-avis (néottie nid d'oiseau) et Allotropa virgata, Cryptothallus mirabilis.

Certains champignons sont eux-mêmes des parasites d'autres champignons, comme Hypomyces lactifluorum qui forme une cuticule orange vif sur certaines variétés de russules et de lactaires[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On connaît un seul gymnosperme parasite, Parasitaxus usta. Il existe aussi de nombreux champignons parasites, mais ce ne sont pas des plantes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Reece Urry Cain Wasserman Minorsky Jackson, Campbell Biologie 9e édition, Pearson,
  2. « Introduction Dossier - Les plantes parasites », sur futura-sciences.com
  3. SELOSSE Marc-André et JOYARD Jacques, « Symbiose et parasitisme », sur encylopedie-environnment.org,
  4. (en) « Introduction to Parasitic Flowering Plants », American Phytopathological Society (APS) (consulté le ).
  5. Berthet, Jacques, Alain Amar-Costesec et Christian De Duve, Dictionnaire De Biologie, Boeck,
  6. (en) Taylor S. Feild et Tim J. Brodribb, « A unique mode of parasitism in the conifer coral tree Parasitaxus ustus (Podocarpaceae) », Plant, Cell & Environment, vol. 28, no 10,‎ , p. 1316–1325 (DOI 10.1111/j.1365-3040.2005.01378.x).
  7. « Hypomyces lactifluorum », sur www.mycoquebec.org (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Georges Sallé, Les plantes parasites, dossier Futura planète, sur Futura Science, publié le 21/10/2004,
  • (en) M.C.Press, G.K.Phoenix, « Impacts of parasitic plants on natural communities », New Phytologist, vol. 166, no 3,‎ , p. 737-51 (PMID 15869638, lire en ligne).
  • « Plantes parasites, pirates de la nature », Jardins de France, no 650,‎ (lire en ligne).