Union des industries de la protection des plantes

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L'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) est une organisation professionnelle française et un lobby regroupant les entreprises qui commercialisent en France des produits phytosanitaires, des pesticides et plus généralement toute solution technologique en faveur de la protection des cultures[réf. nécessaire].

Au plan international, l'UIPP est membre de l'European Crop Protection Association (ECPA) ou « Association européenne de protection des plantes », et est rattachée, par l'intermédiaire de l'ECPA, à Crop life international, association qui rassemble l'industrie phytopharmaceutique au niveau mondial[1].

Membres[modifier | modifier le code]

L'UIPP regroupe vingt entreprises françaises ou filiales de groupes internationaux[2] :

Communication[modifier | modifier le code]

Activité de lobbying[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Pour l'année 2017, l'UIPP déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de représentation d'intérêts en France pour le compte de 22 clients, dont Bayer, BASF, Dow, Monsanto et Syngenta, pour un montant global qui n'excède cependant pas 75 000 euros[3].

En mai 2018, la députe Delphine Batho indique qu'une « fuite » lors des débats à l'Assemblée nationale avait permis à l'UIPP de connaître sa proposition d'amendement sur l'interdiction du glyphosate bien avant les députés eux-mêmes, « Comme si les lobbyistes [...] avaient un système d’alerte interne ou une complicité au cœur de l’Assemblée »[4]. François de Rugy, président de l'Assemblée, indique que l'événement est rarissime et envisage une sécurité accrue des processus de dépôt des amendements[5]. Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, dément tout lien avec les lobbies[5].

Auprès des institutions de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

L'UIPP est représentée par l'ECPA depuis 2015 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Elle déclare en 2015 pour cette activité des dépenses d'un montant compris entre 900 000 et 1 000 000 d'euros[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Our network », European Crop Protection Association (consulté le 15 septembre 2014).
  2. « Nos adhérents », UIPP (consulté le 15 septembre 2014).
  3. « Fiche Organisation «  Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur www.hatvp.fr (consulté le 28 mai 2018)
  4. Benoît Collombat, « Des lobbies dans l’ombre du pouvoir », sur France inter, .
  5. a et b Le Monde avec AFP, « Glyphosate : Stéphane Travert dément tout lien avec les lobbies après la fuite d’un amendement », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. « Registre de transparence », sur europa.eu (consulté le 29 mai 2018)