Sylvine (minéral)

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Sylvine [1]
Catégorie III : halogénures[2]
Sylvine cristallisée.

Sylvine cristallisée.
Général
Numéro CAS 14336-88-0
Classe de Strunz 3.AA.20
Formule brute ClKKCl
Identification
Masse formulaire[3] 74,551 ± 0,002 uma
Cl 47,55 %, K 52,45 %,
Couleur incolore à blanche, gris pâle, bleu pâle (variable en fonction des impuretés).
Classe cristalline et groupe d'espace isométrique - hexoctaédrique ; Fm3m
Système cristallin cubique
Réseau de Bravais centré F
Macle non
Clivage parfait suivant {001}{010}{100}
Habitus cristaux, croûtes grenues à compactes, massif.
Faciès cubes, ocataèdres, cuboctaèdres.
Échelle de Mohs 2
Trait blanc
Éclat vitreux
Propriétés optiques
Biréfringence non
Fluorescence ultraviolet aucune
Transparence transparent
Propriétés chimiques
Densité 1,99 à 2,00
Solubilité dans l'eau
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité faible
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La sylvine est une espèce minérale de la famille des chlorures. Il s'agit de la forme minéralogique du chlorure de potassium de formule KCl, avec des traces de brome et de CO2.

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Topotype[modifier | modifier le code]

Complexe du Vésuve, Naples, Campanie, Italie.

Synonymie[modifier | modifier le code]

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Critères de détermination[modifier | modifier le code]

  • Un des rares minéraux qui peut être « goûté » : Goût amer, salé, alcalin, encre, métallique, astringent.

Propriétés chimiques[modifier | modifier le code]

La sylvine est isostructurale avec la halite, avec laquelle elle forme une solution solide, complète à haute température, mais limitée à basse température.

Comme la halite, la sylvine est soluble dans l'eau. Elle se distingue par son goût amer sur la langue.


Cristallochimie[modifier | modifier le code]

Elle fait partie d'un groupe de minéraux isotructuraux : le groupe de la halite.

Groupe de la halite
Groupe de la halite
Minéral Formule Groupe ponctuel Groupe d'espace
Carobbiite KF 4/m 3 2/m Fm3m
Griceite LiF 4/m 3 2/m Fm3m
Halite NaCl 4/m 3 2/m Fm3m
Sylvine KCl 4/m 3 2/m Fm3m
Villiaumite NaF 4/m 3 2/m Fm3m

Cristallographie[modifier | modifier le code]

La sylvine cristallise dans le groupe d'espace cubique Fm3m (Z = 4), avec le paramètre de maille a = 6,288 Å à température ambiante (V = 248,6 Å3, densité calculée = 1,99 g⋅cm-3)[6].

Sa structure est constituée de deux sous-réseaux cubiques à faces centrées de chlore et de potassium, décalés d'une demi-longueur de maille le long des directions cristallographiques a, b et c.

Les cations K+ sont entourés par 6 anions Cl en coordination octaédrique ; les anions Cl sont en coordination octaédrique de cations K+.

Structure de la sylvine.

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie [7]
Dans les bassins sédimentaires, formant d'épais dépôts avec halite.
Comme sublimé dans les fumerolles volcaniques.
Dans des dépôts de nitrate et de dépôts de grotte.
Comme produit de la combustion du charbon
Peut être inclus dans d'autres minéraux comme un produit de grade intermédiaire du métamorphisme.
Minéraux associés 
Halite, kiesérite, kainite, carnallite, polyhalite, gypse, anhydrite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mineralogical Magazine, volume 029, pp. 667(1951)
  2. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. Gerard (1863), Neues Jahrbuch für Mineralogie, Geologie und Paleontologie, Heidelberg, Stuttgart : 568
  5. Albert Auguste Cochon de Lapparent Cours de minéralogie 1898 p.367
  6. ICSD No. 240 502 ; (en) D. Walker, P.K. Verma, L.M.D. Cranswick, R.L. Jones, S.M. Clark et S. Buhre, « Halite-sylvite thermoelasticity », American Mineralogist, vol. 89, no 1,‎ 2004, p. 204-210
  7. (en) John W. Anthony, Richard A. Bideaux, Kenneth W. Bladh et Monte C. Nichols, The Handbook of Mineralogy : Borates, Carbonates, Sulfates, vol. V, Mineral Data Publishing,‎ 2003