Claude Mangin

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Claude Mangin
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Fonctions
Préfet de police de Paris
-
Conseiller à la Cour de cassation
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 48 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Henry Mangin (1765-1832)
Mère
Anne Mathis (1765-1799)
Autres informations
Parti politique
Distinction

Jean Henri Claude Mangin est un magistrat français (né le à Metz, mort en 1835). Au moment des Trois Glorieuses, il exerçait les fonctions de préfet de police à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premier fils de Henry Mangin, un épicier qui fréquentait des clubs révolutionnaires, il suit un apprentissage afin de devenir menuisier avant de s'abandonner à des études de droit. Il commence sa carrière d'avocat à l'âge de 17 ans au barreau de Metz.

Il est procureur du roi à Metz de 1816 à 1818, puis procureur général à la cour royale de Poitiers de 1821 à 1826. Il fut responsable des poursuites et de la condamnation à mort du général Berton qui avait conduit le soulèvement carbonaro de Thouars en 1822. Il devient président du collège électoral de Jonzac en .

Il est conseiller à la Cour de cassation à partir du puis est nommé préfet de police de Paris le . Lors du coup de force de Charles X et du prince de Polignac en juillet 1830, il certifie que « quoi qu’on fît, Paris ne bougerait pas, et qu’il en répondait sur sa tête »[1]. Le , il ordonne la saisie des presses des quatre journaux qui, bravant les ordonnances de Saint-Cloud, ont paru sans autorisation : c'est le signal de la révolte des ouvriers typographes qui sert de détonateur à la révolution de 1830. Durant la révolution, il quitte Paris et s'exil en Belgique (Royaume uni des Pays-Bas) avant de s'installer en pays germanique puis en Suisse.

Il revient en France et réussit à redevenir avocat au barreau de Metz le . Il défend quelques clients avant de mourir le . Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il se marie le à Louise-Claudine Risse avec laquelle il a 11 enfants dont Antoine Marie Ferdinand Mangin, père du Général Charles Mangin.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Jean Henri Claude Mangin, Traité de l'action publique et de l'action civile en matière criminelle, vol. 1, Paris, Librairie Néve, , 586 p., in-8° (notice BnF no FRBNF30871634)
  • Jean Henri Claude Mangin, Traité de l'action publique et de l'action civile en matière criminelle, vol. 2, Paris, Librairie Nève, , 559 p., in-8° (notice BnF no FRBNF30871634)
  • Jean Henri Claude Mangin et Faustin Hélie (auteur de l’introduction), Traité des procès-verbaux en matière de délits et de contraventions, Paris, Librairie Nève, , XXIV-520 p., in-8° (notice BnF no FRBNF30871636)
  • Jean Henri Claude Mangin et Faustin Hélie (revue et mise en ordre, annotations), De l'Instruction écrite et du règlement de la compétence en matière criminelle, vol. 1, Paris, Charles Hingray, libraire-éditeur, , XXXI-413 p., in-8° (notice BnF no FRBNF30871633)
  • Jean Henri Claude Mangin et Faustin Hélie (revue et mise en ordre, annotations), De l'Instruction écrite et du règlement de la compétence en matière criminelle, vol. 2, Paris, Charles Hingray, libraire-éditeur, , 538 p., in-8° (notice BnF no FRBNF30871633)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Le préfet de police Mangin dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le film Vidocq, réalisé par Pitof en 2001, le rôle du préfet de police, renommé « Lautrennes », est interprété par André Dussollier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Suzanne d'Huart, Le dernier préfet de police de Charles X : Claude Mangin, Actes du 84e Congrès national des sociétés savantes, Dijon, 1959. Section d'histoire moderne et contemporaine, Paris, Impr. nationale, 1960, p. 603-616
  • P. Masse, Claude Mangin (1786-1835), procureur général à la cour de Poitiers, préfet de police de Charles X, et ses rapports avec le Poitou, Société des Antiquaires de l'Ouest, 1974

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cité par José Cabanis, Charles X, roi ultra, p. 425