Jules de Polignac (1780-1847)

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Jules de Polignac
Illustration.
Jules, prince de Polignac.
Fonctions
Président du Conseil des ministres français
et ministre des Affaires étrangères

(11 mois et 21 jours)
Monarque Charles X
Gouvernement Polignac
Législature IVe législature
Groupe politique Ultraroyaliste
Prédécesseur Vicomte de Martignac (Président du Conseil)
Comte Portalis (Affaires étrangères)
Successeur Duc de Mortemart
Ambassadeur de France au Royaume-Uni
Prédécesseur Vicomte de Chateaubriand
Successeur Prince de Montmorency
Pair de France
Biographie
Titre complet Comte de Polignac (1817-1820)
Prince de Polignac (1820-1847)
Duc de Polignac (1847)
Nom de naissance Jules Auguste Armand Marie de Polignac
Date de naissance
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès Saint-Germain-en-Laye (France)
Nature du décès Goutte
Sépulture cimetière de Picpus (Paris)
Nationalité française
Parti politique ultra-royaliste
Père Jules de Polignac
Mère Gabrielle de Polignac
Fratrie Aglaé de Polignac
Armand de Polignac
Melchior de Polignac
Conjoint Barbara Campbell (1816-1819)
Marie Charlotte Parkyns (1824-1847)
Enfants Jules-Armand de Polignac
Seyna-Camille de Polignac
Alphonse de Polignac
Ludovic de Polignac
Yolande de Polignac
Camille de Polignac
Edmond de Polignac
Religion catholicisme

Signature de Jules de Polignac

Jules de Polignac (1780-1847)
Présidents du Conseil des ministres français
Blason aux armes de la maison de Polignac.

Jules Auguste Armand Marie de Polignac, né à Paris ou peut-être à Versailles, le et mort à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) le , est un homme politique français. Il porte successivement les titres de comte de Polignac (1817-1820), de prince de Polignac (1820-1847), puis brièvement celui de 3e duc de Polignac en .

Il est le fils de la célèbre duchesse de Polignac, favorite de la reine Marie-Antoinette.

Aide de camp du comte d'Artois, il fut aussi pair de France et ambassadeur de France à Londres.

Il est ensuite ministre des Affaires étrangères, et président du Conseil des ministres du au .

Il contribue à mettre fin au blocus du port d'Alger[1],[2] avec la mise en oeuvre, par son ministre de la guerre et son ministre de la Marine, de l'Expédition d'Alger, suivant une stratégie et des objectifs élaborés plus de vingt ans auparavant[3].

Impopulaire, il joue un rôle crucial dans le déclenchement en 1830 de la révolution de Juillet.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Naissance et enfance[modifier | modifier le code]

Gabrielle de Polignac, mère de Jules.

Jules de Polignac est le fils cadet de Jules de Polignac (1746-1817)[4], capitaine au régiment Royal-Dragons, et de Gabrielle de Polastron, comtesse puis duchesse de Polignac, amie et ancienne favorite de la reine Marie Antoinette et gouvernante des Enfants de France.

Il est baptisé à Paris, paroisse Saint Sulpice, le 15 mai 1780, né la veille[5].

Il passe son enfance à Versailles, dans l'intimité des enfants de France, dont sa mère est la gouvernante.

Révolution française et exil[modifier | modifier le code]

Au déclenchement de la Révolution française sa famille est l'une des premières à quitter la France. Jules a alors neuf ans. il est élevé parmi les émigrés. Il suit ses parents en Suisse, puis à Rome, à Venise et à Vienne, où meurt sa mère, le 5 décembre 1793, un mois après la Reine Marie-Antoinette.

En 1794, il suit son père en Russie et s'engage en 1796 dans l'armée russe, qu'il quitte en 1799.

Cette même année 1799, Louis XVIII le nomme aide de camp, avec le grade de capitaine.

Après un séjour à Mittau, alors résidence de Louis XVIII et sa cour, il rejoint en 1800, en Grande-Bretagne, le comte d'Artois, dont il sera toujours très proche.

Il est le frère d'Armand Jules Marie Héraclius, 2e duc de Polignac, dont il est aussi très proche et auquel il succède au titre ducal le , quelques semaines avant sa mort.

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Il se marie à Londres en 1816 avec Barbara Campbell, fille de sir Duncan Campbell et de Mary Campbell, une aristocrate écossaise (22 août 1788 - Saint Mandé, 23 mai 1819). De ce premier mariage naissent deux enfants :

  • le prince Jules-Armand de Polignac (Londres, 12 août 1817 - Paris 8ème, 16 mars 1890), futur 4e duc de Polignac, marié en 1842 avec Amélie Berton des Balbes de Crillon (1823-1904), dont postérité qui conserve le titre de duc de Polignac ;
  • la princesse Seyna-Camille de Polignac (Paris, 26 septembre 1818 - Millemont, 21 septembre 1833).

En 1824 il se remarie à Londres avec Marie Charlotte Parkyns ( – Paris, 2 septembre 1864), fille de Thomas Parkyns, lord Rancliff, et d'Elisabeth James. Elle était veuve avec une fille du comte César de Choiseul Praslin (mort en 1821). Ce remariage sera célébré une seconde fois en 1837, à la suite de la décision de mort civile qui le frappe après la révolution de 1830.

De ce second mariage, naissent cinq enfants :

  • le prince Alphonse de Polignac , officier d'artillerie (Londres, 27 mars 1826 - Paris, 30 juin 1862), marié en 1860 avec Jeanne Emilie Mirès (1838-1933), dont une fille ;
  • le prince Ludovic de Polignac (Londres, 24 mars 1827 - 13 janvier 1904), lieutenant-colonel dans l'armée française, qui participe à la colonisation de l'Algérie, marié en 1874 avec la princesse Gabrielle de Cröy Dulmen (1835-1905), sans postérité;
  • la princesse Yolande de Polignac (Jouy en Josas, 16 novembre 1830 - Paris, 16 mars 1855), mariée en 1848 avec Sosthène II de La Rochefoucauld, duc de Bisaccia, duc de Doudeauville, (remarié avec la princesse Marie de Ligne), dont une fille ;
  • le prince Camille Armand Jules Marie de Polignac (Millemont, 16 février 1832 - Paris 16ème, 15 novembre 1913), major-général dans l'armée confédérée pendant la guerre civile américaine, sert en France avec le grade de général pendant la guerre de 1870-1871, chevalier de la légion d'honneur, marié en 1874 avec Marie Adolphine Langenberger (1853-1876), puis en 1883 avec Margaret Elisabeth Knight of Wolverley (1864-1940), dont postérité ;
  • le prince Edmond de Polignac (Millemont, 19 avril 1834 - Paris 16ème, 8 août 1901), compositeur, théoricien de la musique et promoteur de la gamme octatonique, marié en 1893 avec Winaretta Singer, dite Winnie (1865-1943), mécène, fondatrice de la fondation Singer-Polignac, sans postérité[6] ;

Ascension politique (1804-1828)[modifier | modifier le code]

Détention sous le premier Empire[modifier | modifier le code]

Jules devient l'un des aides de camp du comte d'Artois. En 1803, il participe, avec son frère Armand et Pichegru, à la conspiration de Georges Cadoudal. Tous deux sont arrêtés, puis jugés. Il est condamné à une peine de deux ans de prison, mais sera finalement emprisonné, comme prisonnier politique, jusqu'à la fin du premier Empire. Son frère et lui sont détenus d'abord à la Tour du Temple, puis au fort de Ham, à celui de Vincennes et en résidence surveillée à Paris.

Pendant cette résidence surveillée, son frère et lui côtoient un autre conspirateur, le général Malet.

En janvier 1814, alors que la situation de l'Empire se fragilise, Napoléon ordonne à nouveau leur mise en détention, mais ils parviennent à prendre tous deux la fuite.

Retour en France à la Restauration[modifier | modifier le code]

En mars 1814, tous deux accompagnent le comte d'Artois (futur Charles X), lors de son retour en France, à la première Restauration.

Jules de Polignac est promu maréchal de camp et nommé, le 27 avril 1814, commissaire auprès de la 10ème division militaire. Jusqu'en juin, il visite tous les départements du sud-ouest de la France, où il rencontre les autorités civiles et militaires.

Membre des Chevaliers de la Foi et catholique intransigeant, il ne jure fidélité à la Charte de 1814 qu'avec réticence en raison de l'égalité des cultes à laquelle il est opposé[7].

En septembre 1814, Louis XVIII le nomme secrétaire d'ambassade à la légation de Munich, puis le charge, en novembre, d'une mission à Rome, auprès du pape Pie VII.

Quand Napoléon débarque en France, en mars 1815, il tente de rallier les troupes à la cause royale, puis, devant l'insuccès de cette tentative, rejoint à Gand la famille royale.

Avec l'accord de Louis XVIII, il regagne la France pour y organiser la résistance pendant les Cent-jours. Arrêté en Savoie, il est finalement relâché par le commandant de l'armée, le duc d'Albuféra.

Représentant du Royaume de France[modifier | modifier le code]

A la seconde Restauration, il est fait pair de France le . A la chambre des pairs, il participe régulièrement aux débats. Il fait partie de la Congrégation[8].

Le pape Pie VII le fait prince romain en 1820, et il reçoit en 1822 l'autorisation de porter ce titre en France[9]

En juin 1823, il est nommé par Villèle et Chateaubriand ambassadeur en Grande-Bretagne, poste qu'il conserve jusqu'à 1829.

En tant que représentant du royaume de France, il participe aux négociations du traité de Londres (1827), qui aboutissent au traité par lequel la France, la Grande-Bretagne et la Russie s'imposent comme médiateurs entre le Sultan turc et la Grèce insurgée. Une des conséquences de ce traité est la bataille de Navarin et à terme l'indépendance de la Grèce.

En 1827, il achète le château de Millemont, près de Montfort l'Amaury.

Le retour des ultras (1829-mars 1830)[modifier | modifier le code]

Jules de Polignac (1829).

Successeur du ministère Martignac[modifier | modifier le code]

Le ministère Martignac, formé en 1828, avait été la dernière tentative de compromis du Roi avec la majorité parlementaire libérale.

Constatant l'échec de cette tentative de compromis, Charles X prépare, en sous-main, un revirement de politique : pendant l’été 1829, alors que les Chambres sont en vacances, il renvoie le vicomte de Martignac et le remplace par le prince de Polignac. Publiée dans Le Moniteur le 8 août, la nouvelle fait l’effet d’une bombe.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères, qui apparaît rapidement comme le chef du ministère, évoque, pour son opposition, les souvenirs de la cour honnie par certains de Versailles— il est le fils de l’amie intime de Marie-Antoinette, la très impopulaire duchesse de Polignac — et de l’émigration, durant laquelle il a été le compagnon de Charles X en Angleterre.

Une presse libérale déchaînée[modifier | modifier le code]

L’opposition pousse des clameurs indignées :

« Coblentz, Waterloo, 1815 : voilà les trois principes, voilà les trois personnages du ministère. Tournez-le de quelque côté que vous voudrez, de tous les côtés il effraie, de tous les côtés il irrite. Pressez, tordez ce ministère, il ne dégoutte qu’humiliations, malheurs et chagrins[10]. »

Bertin aîné, directeur du Journal des débats, publie un article célèbre qui se termine par la formule : « Malheureuse France ! Malheureux roi ! », où il stigmatise « la cour avec ses vieilles rancunes, l’émigration avec ses préjugés, le sacerdoce avec sa haine de la liberté »[N 1].

Le choix du prince de Polignac, ultra-royaliste connu et ministre des Affaires étrangères, déchaîne la presse de gauche. Celle-ci multiplie les critiques et les diatribes contre « Charles le Simple », ce roi bigot, conservateur, passionné par la chasse et les jeux. Le Globe salue l'événement d'une formule lapidaire : « Son avènement sépare la France en deux : la Cour d'un côté, de l'autre la Nation. » Les « Hommes de 1815 » semblent revenir au pouvoir, un choix dont le roi porte l'entière responsabilité. Tant Polignac que ses ministres vont rapidement apparaître aux yeux d'une opinion qui lit une presse libérale en plein essor, comme des individus souhaitant établir une monarchie autoritaire, voire absolue.

Il peut toujours être débattu sur la réalité d'une telle tentation chez Charles X : si elle a existé, elle ne s'est véritablement manifestée qu'en .

Il y a, derrière cette véhémence, une part de mise en scène. Polignac, présenté comme un bigot fanatique[N 2] obsédé par le droit divin des rois, est en réalité favorable à une monarchie constitutionnelle, mais considère que celle-ci n’est pas compatible avec une liberté de la presse sans limite ni mesure. Marié avec une britannique et ancien ambassadeur à Londres, Il tente de lutter contre sa réputation de dévot en affirmant à maintes reprises son admiration pour les institutions britanniques et son adhésion profonde à la Charte[7]. Plusieurs ministres importants — Courvoisier à la Justice, Baron de Montbel à l’Instruction publique, Chabrol de Crouzol aux Finances, le baron d’Haussez à la Marine — sont plutôt libéraux[N 3]. Lorsque La Bourdonnaye démissionne le 18 novembre, quand Polignac accède à la présidence du Conseil, il est remplacé par le Baron de Montbel, lui-même remplacé à l'Instruction publique par un magistrat libéral, le comte de Guernon-Ranville.

Rien ne permet d’affirmer que, comme l’a prétendu l’opposition, Charles X et Polignac aient voulu rétablir la monarchie "absolue" d’avant 1789.

En réalité, ce sont deux conceptions de la monarchie constitutionnelle, c’est-à-dire deux interprétations de la Charte de 1814, qui s’affrontent en 1829-1830. D’un côté le Roi veut s’en tenir à une lecture stricte : pour lui, le monarque peut nommer les ministres de son choix et n’a à les renvoyer que dans les deux cas prévus par la Charte (trahison ou concussion). De l’autre côté, les libéraux voudraient faire évoluer le régime vers un parlementarisme à l'anglaise que la Charte n’a pas explicitement prévu : ils estiment que le ministère doit avoir la confiance de la majorité de la Chambre des députés.

Ce débat resurgira au procès des ministres de Charles X et ne sera d’ailleurs pas tranché par la monarchie de Juillet.

Un ministère de combat[modifier | modifier le code]

L'impopulaire comte de La Bourdonnaye, ministre de l'Intérieur en 1829.

Au retour en France de Polignac, les pourparlers en vue de la formation d'un nouveau ministère, le ministère Jules de Polignac, s'engagent avec le concours du fondateur des Chevaliers de la Foi, Ferdinand de Bertier de Sauvigny, sur la base d'une entente entre les divers courants de la droite. Mais de fait, la constitution de l'équipe ministérielle du prince de Polignac n'est pas des plus habiles.

En effet, Polignac est accompagné par deux hommes qui suscitent une vive hostilité depuis le début de la Restauration. Le choix de François-Régis de La Bourdonnaye, un acteur de la deuxième Terreur blanche légale, sous la Chambre introuvable[11], acerbe et intransigeant dans le domaine politique, comme ministre de l’Intérieur, est très critiqué. En 1815, il s'est signalé en réclamant "des supplices, des fers, des bourreaux, la mort, la mort" pour les complices de Napoléon 1er durant les Cent-jours.

Louis de Bourmont, ministre de la Guerre, subissait, quant à lui, le reproche d'avoir trahi[12] Napoléon Ier le , veille de la bataille de Ligny, trois jours avant la défaite française de Waterloo, pour rejoindre Louis XVIII à Gand.

Cela engendre une violente attaque du Journal des débats qui, dans une formule restée célèbre, résume ainsi le nouveau ministère : « Coblenz, Waterloo, 1815 ! », ce qui signifie : émigration, trahison, répression.

Plus lisses apparaissent Jean de Courvoisier à la Justice, Martial de Guernon-Ranville aux Affaires ecclésiastiques et à l'Instruction publique, Chabrol aux Finances et Charles Lemercier de Longpré, baron d'Haussez, à la Marine. Alors que la France bénéficie d'une longue période de stabilité politique et de prospérité économique, la fin de l’année 1829 se passe sans que fussent prises des décisions d’importance.

La démission de La Bourdonnaye le , hostile à la nomination de Polignac à la présidence du Conseil, est le seul fait politique notable.

Critiqué dès sa nomination, Polignac ne manque pas de se rendre rapidement impopulaire auprès de l'opposition, qui domine la chambre.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Sur le plan de la politique étrangère, Polignac souhaite travailler au renforcement et à l'agrandissement du royaume, à l'instar de Napoléon, sous le gouvernement duquel la France perdit néanmoins Saint Domingue et la Louisiane, mais suivant des principes politiques différents.

En 1829, l'armée russe marche sur Andrinople et Constantinople. Comme Richelieu et Pasquier en 1821, comme La Ferronays en 1828, il pense possible d'étendre la France dans le cadre d'une réorganisation européenne consécutive à l'effondrement de l'Empire ottoman.

Charles-Edmond, baron de Boislecomte, chargé des affaires politiques du ministère des Affaires étrangères, rédige un mémoire approuvé par le Conseil des ministres le  : selon ce projet, la France aiderait la Russie à s'emparer de territoires ottomans en Asie et Europe, et en échange, récupérerait les territoires perdus en Allemagne en 1814 Sarrelouis, Sarrebruck et Landau, ainsi que la Belgique et le Luxembourg ; la maison d'Orange régnerait à Constantinople, la Prusse annexerait la Hollande et la Saxe, le roi de Saxe régnerait sur la rive gauche du Rhin[13],[14]. Le recul russe en balaye toute mise en œuvre.

La politique étrangère du Ministère Polignac se caractérise aussi par l'expédition d'Alger, lancée en mars 1830, qui est une autre facette du démembrement de l'Empire ottoman, auquel la France a été souvent opposée auparavant.

Depuis de nombreuses années, un contentieux existe entre les pays occidentaux et le Dey d'Alger, avec la piraterie des barbaresques, la traite des esclaves de Barbarie. Plusieurs campagnes militaires les ont déjà opposés, avec la Guerre de Tripoli, de 1801 à 1805, la seconde guerre Barbaresque, en 1815. En août 1816, la Royal Navy et la marine néerlandaise bombardent Alger dans le bombardement d'Alger et, en 1824, la Royal Navy soumet encore Alger à un blocus.

En 1808, Napoléon 1er envoie à Alger l'ingénieur et colonel du génie Vincent-Yves Boutin, avec la mission secrète d'observer la meilleure manière de conquérir la ville et son port.

Le 30 avril 1827, le Dey d'Alger frappe d’un coup d’éventail au visage le consul de France, Pierre Deval, pour une sombre histoire de livraison de blé algérien pendant la Révolution française, resté impayé par la France. Cet affront amène l'évacuation de tous les français résidant à Alger et la rupture des relations diplomatiques entre le Dey et la France, puis l'établissement, en juin 1827, d'un blocus maritime par la marine française, devant Alger.

Dès cette époque le gouvernement Villèle prépare une expédition militaire, sur la base des relevés effectués en 1808 dans la même perspective, à la demande de Napoléon.

La France n'ayant pas obtenu réparation de l’offense, la préparation de l’expédition démarre, après des tergiversations, à l'automne 1829 , pour avoir lieu en . Le corps expéditionnaire, commandé par Bourmont, se compose de 103 navires, sous les ordres de Duperré, et de près de 75 000 marins et fantassins, qui débarquent à Sidi-Ferruch, à trente kilomètres à l'ouest d'Alger, le 14 juin 1830.

Le 5 juillet 1830, la Convention franco-algérienne entérine la prise de possession de la ville et du port d'Alger par la France et l'exil du Dey.

L'expédition est un succès et vaut au général de Bourmont d'être élevé à la dignité de maréchal de France, en juillet 1830.

Présentée à l'époque comme une expédition punitive, l'expédition d'Alger, tentée sans succès par le Roi Charles III d'Espagne un demi siècle auparavant, avec l'expédition d'Alger de 1775, apparaît rétrospectivement comme l'acte initiateur d'une extension décisive de l'influence française sur la rive méridionale de la Méditerranée. Cette extension se poursuivra sous la Monarchie de Juillet par la conquête de l'Algérie par la France, jusqu'en 1847, puis au fil des régimes politiques successifs, durant plus d'un siècle, jusqu'à la constitution d'un important empire colonial français.

Crise politique et dissolution de la Chambre[modifier | modifier le code]

Jules de Polignac.

Au plan intérieur, la réunion de la Chambre, le , allait montrer la force du conflit qui couvait. C’est à la suite de son discours du Trône que le conflit éclate ouvertement entre la Chambre et le pouvoir. Dans son discours d'ouverture de la session, Charles X évoqua l’existence de « coupables manœuvres » envers son gouvernement, ajoutant qu’il saurait trouver la force de les surmonter. Il annonce l’expédition militaire d’Alger et menace implicitement l’opposition de gouverner par ordonnances en cas de blocage des institutions. La gauche libérale, majoritaire, comprit ce passage comme l’annonce d’un possible coup d’État. En effet, l’adresse votée par la majorité des députés, tout en mettant en avant, avec une déférence appuyée, des sentiments monarchiques, affirme face au ministère, les droits de la Chambre. Sous la direction de Royer-Collard, elle rédigea, le , une adresse au roi que signèrent 221 députés sur 402, signifiant à Charles X leur défiance :

« La Charte consacre comme un droit l’intervention du pays dans la délibération des intérêts publics […]. Elle fait du concours permanent des vues politiques de votre gouvernement avec les vœux de votre peuple la condition indispensable de la marche régulière des affaires publiques. Sire, notre loyauté, notre dévouement, nous obligent à vous dire que ce concours n’existe pas. »

La réaction de Charles X est sans surprise. Pour couper court à l'adresse des 221 du qui refuse d‘accorder sa confiance en Polignac et

qui dénonce son ministère, et pour se reconstituer une majorité parlementaire favorable, Charles X proroge la Chambre dans un premier temps. Ensuite il procède à la dissolution de la Chambre des députés le et annonce de nouvelles élections pour les et .

Opposés à la dissolution, Chabrol et Courvoisier démissionnent, remplacés par Guillaume-Isidore de Montbel aux Finances et Pierre-Denis de Peyronnet, à l'Intérieur.

Depuis le printemps 1830, nombreux était ceux qui s’attendaient à un affrontement avec le Roi : mais rares, au total, étaient ceux qui envisageaient une révolution et un changement de dynastie. Charles X, quant à lui, espère trouver un appui populaire, notamment rural, qui lui donnerait une majorité parlementaire. Il compte aussi sur le prestige que son gouvernement retirerait de l’expédition d’Alger.

La fin de la branche aînée des Bourbons (avril 1830-juillet 1830)[modifier | modifier le code]

La défaite électorale[modifier | modifier le code]

L'expédition d'Alger en 1830.

Charles X et Polignac espèrent que l’expédition d’Alger, lancée le , leur donnera un prestige suffisant pour remporter la bataille électorale. Mais la nouvelle de la prise d'Alger, le 5 juillet 1830, n'arrive que le 9 juillet, alors que les élections ont déjà eu lieu dans la plupart des départements, trop tard pour influer sur leur résultat.

En juin et juillet, Peyronnet et Polignac multiplient les interventions. Ils font notamment ajourner les élections dans vingt départements aux 13 et , exaspérant les mécontentements. Le , le Roi en personne publie une proclamation contresignée par Polignac, afin de convaincre les électeurs. Pour leur part, les libéraux, autour de leurs journaux d'opinions et sociétés politiques comme « Aide-toi, le ciel t'aidera », alors dirigée par Odilon Barrot, mènent une campagne active. En dépit de pressions multiples exercées par les préfets sur les électeurs, le discours des libéraux porte ses fruits, de sorte que le résultat des scrutins confirme la poussée de l’opposition.

Étalées du au , les élections donnent une majorité renforcée à l’opposition libérale. Les « 221 » (parmi lesquels dix-neuf seulement ne sont pas réélus) se retrouvent 274, les ultras 145. L’échec est cuisant pour Polignac, plus encore pour Charles X qui avait dissout la chambre précédente. Le blocage constitutionnel apparaît dans toute sa force : soit la Chambre impose ses vues au roi, obtenant la démission de Polignac et la nomination d’un ministre libéral — et on entrera alors dans une monarchie de type parlementaire —, soit le roi tente l’épreuve de force, manifestant clairement sa défiance envers le choix fait par les électeurs.

Le roi choisit la seconde option. Charles X répond que « [ses] résolutions sont immuables ». Le lendemain, une ordonnance ajourne la session au 1er septembre, ce qui met le Parlement en vacances pour six mois. À ce moment, le roi est déterminé à aller jusqu’au bout : « J’aime mieux monter à cheval qu’en charrette » aurait-il déclaré.

Les Ordonnances de Saint-Cloud[modifier | modifier le code]

Lors du conseil des ministres du 6 juillet, Polignac constate que le gouvernement par ordonnances, sur la base de l’article 14 de la Charte, envisagé de longue date, est désormais le seul recours. Malgré les réserves de Guernon-Ranville, Charles X tranche en ce sens dès le lendemain.

Les principales mesures sont d’ores et déjà arrêtées : nouvelle dissolution de la Chambre des députés, modification de la loi électorale, organisation de nouvelles élections, suspension de la liberté de la presse. Pour Charles X, la gauche, en harcelant le ministère, veut renverser la monarchie : il ne saurait donc être question pour lui de renvoyer le cabinet et le gouvernement par ordonnances est le seul moyen de maintenir la Charte[N 4].

Le lendemain, 9 juillet, arrive à Paris la nouvelle de la prise d’Alger. Cette gloire militaire qui vient auréoler un régime à bout de souffle conforte le roi[N 5] dans ses intentions. Mais elle amène l'engagement loin de Paris de nombreuses troupes qui manqueront lors des évènements de juillet et lui aliène l’Angleterre, qui a marqué une hostilité passive à l'expédition d'Alger. Le soutien anglais manque aussi lors des journées de Juillet.

À partir du 10 juillet, le roi et les ministres préparent les ordonnances dans le plus grand secret. Même le préfet de police et les autorités militaires ne sont pas mis dans la confidence, de sorte que rien n’est organisé pour maintenir l’ordre dans la capitale[N 6].

L’opposition libérale, qui se doute qu’un coup de force se prépare, redoute une insurrection populaire qu’elle n’est pas certaine de pouvoir maîtriser. La grande majorité des députés libéraux, issus de l’aristocratie ou de la bourgeoisie aisée, ne sont nullement démocrates.

Le 10 juillet, une quarantaine de députés et de pairs, réunis chez le duc de Broglie, décident qu’en cas de coup de force, ils refuseraient le vote du budget. Parallèlement, des discussions sont engagées avec l’entourage de Charles X par l’intermédiaire d’un de ses familiers, Ferdinand de Bertier de Sauvigny. Les députés proches du Palais-Royal pourraient accepter le maintien de Polignac, des modifications de la loi électorale et du régime de la presse, moyennant l’entrée dans le cabinet de trois ministres libéraux dont Casimir Perier et le général Sébastiani. Mais ces discussions tournent court : Polignac préfère jouer le tout pour le tout et tenter l’épreuve de force.

Le duc d’Orléans, de son côté, passe l’été dans son château de Neuilly, où il s’est installé avec sa famille le . Il fait l’indifférent et attend son heure. Le marquis de Sémonville, grand référendaire de la Chambre des pairs, vient lui rendre visite le 21 juillet et lui fait des ouvertures précises :

– La couronne ? Jamais, Sémonville, à moins qu’elle ne m’arrive de droit !
– Ce sera de droit, Monseigneur, elle sera par terre, la France la ramassera et vous forcera à la porter[15].

La journée du 25 juillet est marquée par des manifestations sur les grands boulevards et même une émeute contre le corps de garde de la Bourse, au palais Brongniart[16] qui dégénère en incendie du corps de garde en planches. Le 25 juillet aussi, à onze heures du soir, le garde des sceaux, Chantelauze, remet les ordonnances[N 7] au rédacteur en chef du Moniteur pour qu’elles soient imprimées dans la nuit et publiées au matin du lundi 26 :

  • la première ordonnance suspend la liberté de la presse et soumet toutes les publications périodiques à une autorisation du gouvernement ;
  • la deuxième dissout la Chambre des députés alors que celle-ci vient d’être élue et ne s’est encore jamais réunie ;
  • la troisième écarte la patente pour le calcul du cens électoral, de manière à écarter une partie de la bourgeoisie commerçante ou industrielle, d’opinions plus libérales, réduit le nombre des députés de 428 à 258 et rétablit un système d’élections à deux degrés dans lequel le choix final des députés procède du collège électoral de département, qui rassemble seulement le quart des électeurs les plus imposés de la circonscription ;
  • la quatrième convoque les collèges électoraux pour septembre ;
  • les cinquième et sixième procèdent à des nominations au Conseil d’État au profit d’ultras connus tels que le comte de Vaublanc par exemple[17].

Rédacteur dans le nouveau journal le National, Armand Carrel, libéral et républicain convaincu, écrit : « La France retombe en révolution par le fait même du pouvoir ». Aux yeux de l’opinion publique, ces ordonnances apparaissent comme un véritable coup d’État.

Pour sa défense, Polignac dira plus tard avoir agi par conviction et pour empêcher l’opposition de mener la France à un nouveau 1793 : la question sociale l’aurait emporté sur la rivalité politique dans les motivations de sa décision.

La révolution de juillet 1830[modifier | modifier le code]

En quelques jours, la publication des quatre ordonnances de Saint-Cloud entraîne la chute du régime : c'est la révolution des Trois Glorieuses, qui fait tomber la branche aînée des Bourbons et amène au trône Louis-Philippe d'Orléans, issu de la branche cadette du régicide Philippe-Égalité.

Le , alors que se forment les premiers attroupements, des manifestants reconnaissent la voiture de Polignac qui rentre à l’hôtel des Affaires étrangères, et la caillassent. mais elle parvient à rentrer dans la cour pour s'y protéger.

Le , des émeutes font entrer Paris en insurrection.

Le , l'État de siège est déclaré, Polignac se réfugie avec les ministres aux Tuileries, où il refuse de recevoir une délégation de députés. Les émeutiers s'emparent de l'Hôtel de ville.

Le , l'insurrection triomphe : Charles X se voit imposer le retrait des ordonnances, le renvoi de Polignac et son remplacement par le duc de Mortemart.

Le 30 juillet, les députés rejettent la solution Mortemart, arguant de ce que Charles X a, dans les faits, cessé de régner, et font appel au duc d'Orléans comme lieutenant général du royaume.

Le , le futur Louis-Philippe entre dans Paris et se rend à l'Hôtel de ville pour s'y faire accepter et conjurer la menace républicaine. Il prête serment deux jours plus tard et sera reconnu « roi des Français » le 9 août 1830.

Le même jour à 3 heures du matin, Polignac et les autres ministres ont pris la fuite depuis Versailles[18].

Après la chute de la dynastie des Bourbons (1830-1847)[modifier | modifier le code]

Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple.

L'arrestation et le procès[modifier | modifier le code]

Polignac, tout en se cachant, chemine quelque temps en Normandie avec l'aide du comte de Semallé, espérant passer en Angleterre, mais il est reconnu et arrêté à Granville le 16 août, à la veille de s'embarquer pour Jersey.

Louis-Philippe n'est pas favorable à un procès des ministres de Charles X. L'agitation ambiante et le risque de pressions de la rue peuvent en faire un procès politique. Néanmoins, leur impopularité le pousse à les faire juger. Signe de cette impopularité persistante, une émeute survient à Paris les 17 et pour que soient livrés les quatre ministres de Charles X arrêtés, dont Polignac. Ils sont sauvés par l'attitude du général Daumesnil, gouverneur du fort de Vincennes, où sont emprisonnés les ministres.

Avec les trois autres ministres, Polignac est finalement jugé devant la Chambre des pairs, du 15 au 21 décembre 1830. Le comte Jean Bérenger, est chargé de l’accusation et du rapport au Roi. Extrait de son plaidoyer :

« La presse périodique détruite ; la censure rétablie ; les opérations des collèges audacieusement annulées sous la forme d'une dissolution de la chambre des députés ; nos lois électorales abrogées et remplacées par un vain simulacre d'élection ; la force des armes inhumainement employée pour comprimer l'indignation et pour assurer le succès de ces désastreuses mesures : voilà les crimes dont la réparation est due au pays. Mais plus la nation a droit à ce que la réparation soit éclatante, plus il lui importe que le haut tribunal qui est appelé à la prononcer soit indépendant et libre : s'il pouvait cesser de l’être, s'il y avait sur lui une apparence même légère d’oppression, sa décision ne serait pas un jugement ; la France, l'Europe, la postérité lui en contesteraient le caractère[19]. »

Défendu par son prédécesseur, l'ancien avocat Martignac, Polignac est reconnu coupable d'avoir porté atteinte à l'article 14 de la Charte de 1814 et commis l'acte de trahison au sens de son article 56, cette Charte ne précisant pas, toutefois, si les ministres étaient, d'une manière générale, responsables de leurs actes devant le Roi ou devant le Parlement.

Il est condamné à la prison perpétuelle et à la mort civile. C'est au cours de sa captivité, au château de Ham, qu'il écrit un livre défendant ses positions, Considérations Politiques (1832). La mort civile entraîne la dissolution de son mariage d'avec Charlotte, mais la captivité qu'il subit reste suffisamment souple pour qu'il puisse recevoir les visites de son (ex)-épouse, et deux enfants naîtront pendant sa captivité.

Ce fait d'actualité inspire le Congrès national qui inscrit dans la Constitution de la Belgique l'abolition de la mort civile ; durant les débats, l'affaire Polignac est évoquée, provoquant les rires des constituants[20],[21].

Dernières années et mort[modifier | modifier le code]

Le , il bénéficie d'une amnistie décidée à l'instigation du premier ministère de Louis-Mathieu Molé. Sa peine est alors commuée en vingt années de bannissement hors de France, exil qu'il passe en Angleterre jusqu'en 1837, puis en Bavière, avant d'être finalement autorisé, en 1845, à rentrer en France à la condition qu'il ne prenne plus jamais sa demeure à Paris, l’empêchant de fait de participer à la vie politique nationale.

C'est pendant son séjour en Angleterre qu'il renouvelle ses vœux avec Charlotte, devant le consul de France[22].

Jules meurt à Saint-Germain-en-Laye le 30 mars 1847. Il est inhumé au cimetière de Picpus, où il rejoint son frère. Le 1er mars 1847, il lui avait succédé comme duc de Polignac.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Ancêtres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Poursuivi, Bertin est condamné par le tribunal correctionnel mais acquitté en appel. Le jeune duc de Chartres se montre à son procès, ce qui lui est vivement reproché par Charles X lors d’une explication orageuse au palais des Tuileries.
  2. Il prétend que la Vierge Marie lui apparaît pour lui donner des conseils politiques.
  3. Montbel est un ultra qui a soutenu Villèle mais qui montrera son esprit de modération en refusant de suspendre les cours de François Guizot et de Victor Cousin.
  4. La teneur des propos du roi lors du conseil des ministres du 7 juillet est rapportée par Montbel et Guernon-Ranville.
  5. Qui fait chanter le Te Deum dans toutes les églises de France et se rend lui-même à Notre-Dame le 11 juillet.
  6. Polignac, qui exerçait l’intérim du ministère de la Guerre en l’absence de Bourmont, envoyé en Algérie, disposait de quelque 19 000 hommes à Paris et dans les environs, ce qui pouvait lui sembler suffisant pour réprimer une éventuelle résistance. Par ailleurs, le préfet de police, Claude Mangin, avait assuré que « quoi qu’on fît, Paris ne bougerait pas, et qu’il en répondait sur sa tête » (cité par José Cabanis, Op. cit., p. 425).
  7. Il y a bien six ordonnances du 25 juillet 1830, mais le coup de force constitutionnel est contenu dans les quatre premières ; c’est ce qui explique qu’on évoque fréquemment, par erreur, les « quatre ordonnances de Saint-Cloud ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le blocus maritime de la Régence d'Alger », sur alger-roi.fr, (consulté le )
  2. Léon Galibert, « Le blocus d'Alger », sur algerie-ancienne.com (consulté le )
  3. Georgette Elgey, « Vincent Boutin en mission secrète en Algérie », sur historia.fr, (consulté le )
  4. Certaines sources le donnent pour fils naturel de Charles X.
  5. Duc de Polignac, La Maison de Polignac, Etude d'une évolution sociale de la Noblesse, Le Puy, Editions Jeanne d'Arc, , 521 p., p. 38
  6. Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Polignac, Lyon, l'auteur, , 250 p. (ISBN 2-901990-00-2), p. 78-92
  7. a et b Yvert 2013, p. 97.
  8. Duc de Polignac, La Maison de Polignac, Etude d'une évolution sociale de la Noblesse, Le Puy, Editions Jeanne d'Arc, , 521 p., p. 38-58 & 128-130
  9. Duc de Polignac, La Maison de Polignac, étude d'une évolution sociale de la Noblesse, Le Puy, Editions Jeanne d'Arc, , 521 p., p. 111-115
  10. Journal des débats, . Le rédacteur de l'article était un jeune journaliste, Saint-Marc Girardin, futur ministre de l'Instruction publique en 1848.
  11. Que son ancien ami Chateaubriand qualifie dans les Mémoires d’outre tombe de « plus mauvais coucheur qui fut oncques ».
  12. Louis de Bourmont quitte son commandement le 15 juin 1815 (3 jours avant Waterloo), veille de la bataille de Ligny, traverse les lignes ennemies de Blücher et rejoint Louis XVIII à Gand. C'est la parution de « l'acte additionnel aux constitutions de l'empire » et son article 67, article qui prononçait la déchéance des « Bourbons » qui fit prendre à cet ancien chef chouan, cette décision afin de rester fidèle à la famille royale.
  13. Henry-Thierry Deschamps, La Belgique devant la France de Juillet, L'opinion et l'attitude française de 1839 à 1848, 1956, Librairie Droz, p. 32.
  14. Henry Contamine, Diplomatie et diplomates sous la Restauration (1814-1830), Hachette, p. 106-107.
  15. Cité par Guy Antonetti, Op. cit., p. 563.
  16. Colling 1949, p. 211.
  17. Relation historique des journées mémorables des 27, 28, 29 juillet 1830, Aristide Michel Perrot, p. 33, 1830 [1].
  18. Jacques Milleret, La France depuis 1830, aperçus sur sa situation politique, militaire, coloniale et financière, Paris, Strasbourg, (lire en ligne), p. 632
  19. Jean-Baptiste Sylvère Gaye, vicomte de Martignac, Procès des derniers ministres de Charles X, devant la cour des pairs, en décembre 1830, Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 1831, 8-LB51-372.
  20. Congrès National, séances du 27 décembre 1830, 12 janvier 1831 et 21 janvier 1831
  21. La Constitution belge, expliquée par le Congrès national, les Chambres, et la Cour de cassation, ou compte-rendu des débats qui ont eu lieu sur cette loi suprême, suivi des arrêts rendus en matière constitutionnelle par la Cour de cassation de Belgique ;, Gand, C. Annoot-Braeckman, (OCLC 35669636), pages 88 à 89.
  22. Sylvia Kahan, In Search of New Scales: Prince Edmond De Polignac, Octatonic Explorer, page 13, University of Rochester Press, 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le prince Jules de Polignac : ministre de Charles X (1780-1847), Pierre Robin-Harmel, 216 pages.
  • M. le vicomte de Martignac, Défense de M. le prince Jules de Polignac, Paris, J. Pinard, 1830. [2]
  • Alexandre Boltz (dir.), Procès des derniers ministres de Charles X, MM. de Polignac, de Peyronnet…, Paris, Au bureau des éditeurs, 2 Tomes, 400 et 608 p.
  • Pierre Robin-Harmel, Le Prince Jules de Polignac, ministre de Charles X, Les Livres Nouveaux, 1941.
  • Biographie des hommes du jour industriels, conseillers-d'État…, Volume 1. [3]
  • Biographie universelle et portative des contemporains, ou, Dictionnaire. [4]
  • (en) Sylvia Kahan, In Search of New Scales: Prince Edmond de Polignac, Octatonic Explorer, p.10. [5]
  • Maison de Polignac : précis historique orné du portrait de M. le prince Jules. [6]
  • Yves Griffon, Charles X : Roi méconnu. [7]
  • Association Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons. [8]
  • William Shee, Reflections on the trial of the Prince de Polignac and his colleagues: the… [9]
  • Alexandre Mazas, Ham : -. [10]
  • Charles X, Clément.
  • Benoît Yvert, La Restauration : Les idées et les hommes, CNRS Éditions, , 264 p. (ISBN 9782271077387). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]