Didier Lallement

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Didier Lallement
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Fonction
Préfet
Gironde
depuis
Pierre Dartout (d)
Biographie
Naissance
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LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Didier Lallement, né le à Lyon, est un haut fonctionnaire français.

Préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la Gironde, il a été notamment le secrétaire général du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM) et le secrétaire général et haut fonctionnaire de défense du ministère de l’Intérieur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplôme de l'Institut supérieur de gestion (ISG), il est titulaire d'un DESS d'administration et gestion des collectivités locales[1].

Il débute sa carrière à la mairie d'Epinay-sur-Seine comme responsable du service économique en 1982.

Il alterne durant toute sa carrière des postes à la préfectorale et dans les ministères.

En 1989, il est conseiller technique au cabinet du secrétaire d'Etat aux Collectivités locales, Jean-Michel Baylet[2].

Il est notamment sous-préfet et directeur du cabinet du préfet de l’Essonne, en 1990[3].

Puis il rejoint à nouveau le secrétaire d'État aux collectivités locales, comme chargé de mission puis directeur du cabinet de Jean-Pierre Sueur (1991-1993).

Il revient à la préfectorale, comme secrétaire général de la préfecture de la Marne (1993-1996).

Didier Lallement est ensuite conseiller technique auprès du délégué de la Datar et responsable du département action régionale et développement rural au ministère de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration de Jean-Claude Gaudin

Puis il est appelé en 1997 comme conseiller technique au cabinet de Jean-Pierre Chevènement au ministère de l'Intérieur, et est nommé directeur général des collectivités locales, à ce même ministère (1997-2000)[4]. Il propose au ministre de l'intérieur, le principe d'une accélération des regroupements intercommunaux qui se traduira par la loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale du 12 juillet 1999.

Il retourne à la préfectorale et est préfet de l'Aisne[5] (2000-2001),

Puis devient directeur de l’administration pénitentiaire au ministère de la Justice[6],[7],[8] (2001-2004). A ce poste, il est à l'origine sous l'autorité du Garde des Sceaux de l'époque, Dominique Perben, de la création du bureau du renseignement pénitentiaire et des équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS).

À nouveau, il reprend le chemin de la préfectorale comme préfet de Saône-et-Loire[9] (2004-2005),

Il est directeur du cabinet de Dominique Perben, ministre des Transports, de l'Équipement, du Tourisme et de la Mer (2005-2007) et directeur général de l’Aviation civile au ministère des Transports (2007).

Secrétaire général du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM) d’octobre 2007 à juillet 2010, Jean-Louis Borloo étant à la tête de ce ministère, il a mis en œuvre la nouvelle organisation administrative de l'administration centrale et des services déconcentrés du périmètre ministériel et coordonnait également l'action de l'ensemble des services de ce ministère. Ce passage par l'Ecologie forge ses convictions. « Je crois à la nécessité d’un sursaut environnemental des organisations », affirme-t-il[10]. Il était, en outre, haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) et commissaire aux transports et aux travaux publics et de bâtiment[11].

Il a été ensuite préfet de la région Basse-Normandie, préfet du Calvados[12], du 19 juillet 2010 au 29 juillet 2012[13], arbitrant notamment entre des implantations d'éoliennes et le classement au patrimoine mondial du Mont Saint-Michel[14],[15].

De juillet 2012 à juin 2014, il est secrétaire général du ministère de l'Intérieur et haut fonctionnaire de défense de ce même ministère (Manuel Valls, ministre de l'intérieur). Pendant cette période, il met notamment, en place, dans les zones de défense, les secrétariats généraux pour l'administration du ministère de l'intérieur (SGAMI) qui visent à mutualiser les fonctions « support » de la police et de la gendarmerie.

En 2014, il est conseiller-maître à la Cour des comptes et préside jusqu'en 2017, la troisième section de la deuxième chambre, compétente sur les sujets d'énergie, de commerce et d'artisanat. Il est par ailleurs commissaire du gouvernement auprès de la Fondation du musée Georges Clemenceau et membre du conseil d'administration de l'Institut français des relations internationales (IFRI).

Le , il est nommé préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la Gironde[16] en remplacement de Pierre Dartout[17]. Il a pris ses fonctions officiellement le 11 décembre 2017[18].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Portrait de Didier Lallement en 2007 », sur lesechos.fr, (consulté le 23 novembre 2017)
  2. « Didier Lallement, nommé directeur général des collectivités locales », sur lesechos.fr, (consulté le 24 novembre 2017)
  3. « Didier Lallement nommé préfet de Nouvelle-Aquitaine », sur lepopulaire.fr, (consulté le 24 novembre 2017)
  4. « Nomination au ministère de l'Intérieur. », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. L'Union, 23 juin 2010, Didier Lallement préfet du Calvados
  6. « Justice : Didier Lallement nommé directeur de l'administration pénitentiaire », Le Monde,‎
  7. Véronique Vasseur, Gabriel Mouesca, La prison doit changer, la prison va changer » avait-il dit , p. , éd. Flammarion (ISBN 2081279622)
  8. Frédéric Ploquin, Ils se sont fait la belle: Parrains et Caïds, éd. Fayard, 2007 (ISBN 2213644721)
  9. Le Nouvel Observateur, 10 janvier 2004, Sarkozy fait valser les préfets
  10. « Didier Lallement, un nouveau préfet à la fibre (un peu plus) verte », sur rue89bordeaux.com, (consulté le 31 décembre 2017)
  11. Décret du 11 mars 2009 publié au JORF du 13 mars 2009.
  12. Le Figaro, 7 mai 2012, Les préfets appelés à prendre du galon
  13. « Didier Lallement, nouveau préfet de Basse-Normandie », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  14. « L'Etat coupe les ailes au projet d'éoliennes du Mont-Saint-Michel. », Libération,‎ (lire en ligne)
  15. « L'Etat retire son feu vert à trois éoliennes près du Mont Saint-Michel . », Le Point,‎ (lire en ligne)
  16. [1] Compte-rendu du Conseil des Ministres du 22 novembre 2017
  17. « Un nouveau préfet pour la Région Nouvelle-Aquitaine », sur sudouest.fr, (consulté le 24 novembre 2017)
  18. « 18/12/2017, cérémonie de prise de fonction du préfet de la Région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la Gironde », sur club-presse-bordeaux.fr, (consulté le 22 avril 2018)
  19. a et b Notice « Lallement, Didier, Jean-Jacques » (préfet, né en 1956) page 1259 in Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 44e édition pour 2013 éditée en 2012, 2371 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-053-4).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]