Henri Lozé

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Henri Lozé
Image illustrative de l'article Henri Lozé
Fonctions
Sénateurs du Nord
Prédécesseur Félix Chatteleyn (Républicains progressistes)
Successeur -
Député de la 2e circonscription de Cambrai
Prédécesseur Louis Morcrette-Ledieu
Successeur Eugène Fiévet (Socialiste)
Biographie
Nom de naissance Henri, Auguste Lozé
Date de naissance
Lieu de naissance Le Cateau-Cambrésis (Nord)
Date de décès (à 65 ans)
Lieu de décès Paris (Seine)
Nationalité Drapeau : France français
Parti politique Union républicaine
Profession Préfet

Henri Lozé, né le au Cateau-Cambrésis[1] (Nord) et décédé le à Paris 8e (Seine), est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études au collège Sainte-Barbe à Paris, obtient une licence en droit et devient avocat à la cour d’appel de Paris[1].

Sous-préfet de Commercy (21 février 1877), il est remplacé le 14 mai 1877, puis nommé de nouveau le 30 décembre 1877. Il est ensuite sous-préfet à Béthune (12 janvier 1880) puis à Brest (30 mars 1881)[1].

Il est préfet du Cantal en 1884[1], puis secrétaire général de la préfecture de police de Paris (25 avril 1885)[1].

Préfet de la Somme (11 novembre 1886) puis préfet de police de Paris (10 mars 1888), il démissionne le , à la suite de la mort du jeune Antoine Nuger, simple témoin d'une manifestation estudiantine réprimée trop brutalement par la police, le 1er juillet, au Quartier latin[2]. Il est remplacé par Louis Lépine.

Il est nommé ambassadeur de France à Vienne le 13 novembre 1893.

Il est ensuite nommé gouverneur général de l’Algérie le 28 septembre 1897 et mis à la disposition du ministère de l’Intérieur le 10 octobre 1897[1].

Chargé de mission le 1er janvier 1902 il est mis en disponibilité le 1er mars 1902[1].

Aux élections législatives de 1902, il se présente dans la 2e circonscription de Cambrai. En deuxième position à l'issue du premier tour de scrutin derrière Lefebvre, il bénéficie alors du désistement des autres candidats, ce qui lui permet de l'emporter au second tour avec 12.619 voix sur 22.375 votants.

Le 3 juillet 1905, il vote contre le projet de loi de séparation des Églises et de l'État. Henri Lozé se présente aux élections sénatoriales du 7 janvier 1906. Il est élu au troisième tour par 1.217 voix contre 1.163 à Charles Debierre, son principal adversaire, sur 2.442 votants.

Il mourut à Paris le 26 janvier 1915.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Notice biographie Henri Lozé, sur le site sfhp.fr, consulté le 7 novembre 2014
  2. Jean-Marc Berlière, « Aux origines d'une conception "moderne" du maintien de l'ordre », dans Madeleine Rebérioux, Fourmies et les premier mai, Éditions de l'Atelier, , 460 p.
  3. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH134/PG/FRDAFAN83_OL1670043v001.htm

Sources[modifier | modifier le code]

  • René Bargeton, Dictionnaire biographique des préfets : septembre 1870 à mai 1982, Paris, Archives nationales, 1994.
  • Jean-Marc Berlière, L'institution policière sous la IIIème République, thèse, Dijon, 1991
  • Jean-Baptiste Duroselle, Clemenceau, Paris, ed. Fayard, 1988, p. 358.
  • Gaston Falaricq, Trente ans dans les rues de Paris, p. 78-153, ed. Perrin, 1934
  • Pierre Miquel, La main courante : Les archives indiscrètes de la police parisienne 1900-1945, p. 21-36, Paris, ed. Albin Michel, 1997
  • « Henri Lozé », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Liens externes[modifier | modifier le code]