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Chevinay

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Chevinay
Chevinay
Mairie.
Blason de Chevinay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de L'Arbresle
Maire
Mandat
Richard Chermette
2020-2026
Code postal 69210
Code commune 69057
Démographie
Population
municipale
587 hab. (2021 en augmentation de 8,1 % par rapport à 2015)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 16″ nord, 4° 36′ 30″ est
Altitude Min. 245 m
Max. 760 m
Superficie 8,82 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales L'Arbresle
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la mairie de Chevinay

Chevinay est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chevinay est un village des monts du Lyonnais situé à 26 km à l'ouest de Lyon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de Chevinay se compose de la Brévenne[2], et ses affluents :

  • le ruisseau de la Tourette, long de 4,7 km[3] ;
  • le ruisseau des Verchères, long de 1,2 km[4] ;
  • la Goutte du Soupa, long de 3,9 km[5].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 872 mm, avec 9,7 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Brindas », sur la commune de Brindas à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 717,6 mm[9],[10]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[11].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne régulière no 241 (L'Arbresle-Chevinay) et les lignes fréquence no 414, 526, 527 et 528 des cars du Rhône.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Chevinay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[13]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (56,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44,8 %), forêts (43,6 %), zones agricoles hétérogènes (11,6 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 260.

Parmi ces logements, 85,5 % étaient des résidences principales, 7,3 % des résidences secondaires et 7,3 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 83,6 %[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plusieurs hypothèses sont admissibles…

  • Chevinay, nom unique parmi toutes les commununes françaises, viendrait de Chivignacus, nom d’un propriétaire romain à l’époque gauloise ; cette version est la plus admise.

Ce nom pourrait également être un dérivé du nom de famille signifiant la propriété de Cavenus[Note 2] ou Cavius[18].

  • Chevinay pourrait être une altération de cabana qui signifiait cabane en celte[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

De l’Antiquité au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La voie romaine, Via Aquitania, passait sur la commune de Chevinay. Elle allait de Lugdunum (site antique de Lyon) à Burdigala (Bordeaux), en franchissant les Monts du Lyonnais au col de Saint-Bonnet le Froid où il subsiste un tronçon. Aujourd’hui encore, entre le col de Malval et Yzeron, on peut voir également des empilements de pierres, vestiges d'un oppidum[20].

De même, il existe d'anciens aqueducs enterrés et des souterrains, appelés couramment les Thoues des Sarrasins[Note 3],[21] qui, d'après la tradition, auraient servi de retraite aux Sarrasins.

Pour certains historiens, comme Achille Raverat ou Théodore Ogier, la toponymie fréquente dans la région lyonnaise, associant le mot sarrasin à divers lieux marqués par la présence de ruines romaines, se justifie du fait que les Sarrasins ont détruit de nombreux ouvrages lors des invasions du VIIe siècle après J-C. Pour d’autres, sarrasin serait une déformation de césarin, qui associe les empereurs romains, les Césars, aux constructions gallo-romaines[22].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Dans la montagne appelée les Vieilles-Mines, des mines de cuivre, qui étaient déjà en exploitation du temps des Romains, furent à nouveau exploitées au Moyen Âge par Jacques Cœur[23].

François de Clugny, aumônier du roi, abbé et baron de Saint-Martin de Savigny, est « seigneur du Clocher » et nomme à la cure. En 1772, il est nommé évêque de Riez.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L’arrêt de l’exploitation des mines de cuivre fut décidé en 1972[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2006 Jean-Paul Pestre    
mars 2006 mars 2008 Marie-Christine d'Attoma    
mars 2008 2014 Gérard Cote    
mars 2014 en cours Richard Chermette DVG - FG Professeur des écoles spécialisé
Conseiller départemental du Canton de L'Arbresle (2016-2021)[25]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Pays de L'Arbresle.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2021, la commune comptait 587 habitants[Note 4], en augmentation de 8,1 % par rapport à 2015 (Rhône : +3,94 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500419548508559560588556541
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
541510526526519531532532504
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
527476408344325327325314306
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
283294276305342471529530540
2014 2019 2021 - - - - - -
548582587------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La campagne à Chevinay.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 219 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 24 404,70 .

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total d'emplois au lieu de travail était de 49. Entre 2008 et 2013, la variation de l'emploi total (taux annuel moyen) a été de - 0,5 %. En 2013, le taux d'activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 81,5 % contre un taux de chômage de 7,4 %[17].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d'établissements actifs était de cinquante et un dont sept dans l'agriculture-sylviculture-pêche, un dans l'industrie, dix dans la construction, trente dans le commerce-transports-services divers et trois relatifs au secteur administratif.

Cette même année, dix entreprises ont été créées dont sept par des auto-entrepreneurs[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges.
  • Église Saint-Georges (construite entre 1867 et 1879), la clef de voûte est du XVe siècle, son clocher est remarquable[30].
  • Château de Antoine Blanc de Saint-Bonnet (1815-1880), philosophe contre-révolutionnaire, au lieu dit Saint-Bonnet-le-Froid[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alain Larchier, écrivain, président de la Société des poètes et écrivains des Pays de l'Ain, auteur de La Dame de Pérouges (prix de la ville d'Ambronay), La demoiselle de Charny, Les fontaines de Lugdunum, Over Flo (coup de cœur du prix Vaugelas).
  • Vitaa (née en 1983), chanteuse française de R&B qui y vécut quelques années.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Les noms de lieux dans la région lyonnaise par l'abbé Devaux.
  3. Thoue est un mot de patois signifiant trou.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Plan séisme consulté le 20 août 2016 ».
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Brévenne (U4630500) ».
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de la Tourette (U4632200) ».
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau des Verchères (U4631960) ».
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Goutte du Soupa (U4631920) ».
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  8. « Orthodromie entre Chevinay et Brindas », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Brindas », sur la commune de Brindas - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Station Météo-France « Brindas », sur la commune de Brindas - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  12. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Chevinay ».
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  17. a b et c Statistiques officielles de l’INSEE (version nov 2016).
  18. Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône. Tome 1 par MM. E. de Rolland et D. Clouzet
  19. Site officiel de Chevinay, le nom du village
  20. Site officiel de Chevinay, Histoire Patrimoine
  21. Histoire naturelle, Volume 8 par Cayo Plinio Segundo
  22. « Question - Guichet du Savoir » (consulté le )
  23. La France par cantons et par communes : Département du Rhône par Théodore Ogier
  24. Le Progrès du 31 décembre 2015
  25. « Le maire devient conseiller départemental », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  30. Observatoire du Patrimoine religieux
  31. « Blanc de Saint-Bonnet, Antoine (1815-1880) », dans Dictionnaire historique des Académiciens de Lyon : 1700-2016, éd. ASBLA de Lyon, , p. 158.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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