Bully (Rhône)

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Bully
Place du Château.
Place du Château.
Blason de Bully
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Le Bois-d'Oingt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de L'Arbresle
Maire
Mandat
Charles-Henri Bernard
2014-2020
Code postal 69210
Code commune 69032
Démographie
Population
municipale
2 098 hab. (2014)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 07″ nord, 4° 35′ 02″ est
Altitude 313 m (min. : 230 m) (max. : 427 m)
Superficie 12,59 km2
Localisation

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Bully

Bully est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Bully est située au sud du Beaujolais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Autrefois traversé par la via francisca[1] qui avait remplacé l'antique « route du bronze » des ségusiaves, Bully est situé aujourd'hui en bordure de la Nationale 7, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Lyon, entre L'Arbresle et Tarare, aux confins sud du Beaujolais, dans le département du Rhône (69).

Bully, en latin Bulliacus, serait un nom d'origine gallo-romaine qui signifierait « propriété de la famille de Bullieu », famille dont les membres furent seigneurs du village au Moyen Âge. Mais il est également possible que ce nom vienne du latin bullire (bouillir) car Bully était connu du temps des Romains pour ses sources[2] dont la découverte à la fin du XIXe siècle, vers la Turdine, au bout de l'actuel chemin des Thermes, de deux bassins contenant des pièces de monnaies romaines frappées sous différents empereurs, atteste la renommée de l'époque. Ces vestiges sont malheureusement perdus aujourd'hui.

De nos jours, Bully compte environ 2 000 habitants, sur une superficie de 1 259 hectares, dont 250 en vignobles qui en font la première commune viticole du canton de L'Arbresle. Le bourg, dominé par le clocher de son église et le donjon du château, constitue un pittoresque village dominant la vallée de la Turdine. Bully est entouré des communes de L'Arbresle, Sarcey, Saint-Romain-de-Popey, Savigny, Le Breuil et Saint-Germain-Nuelles

Comme bon nombre d'autres villages du Beaujolais, la plupart des maisons anciennes sont construites en pierres dorées, ce qui donne un charme particulier à ce village.

Une des principales activités économiques est la viticulture avec la production du Beaujolais. La cave des vignerons de Bully est une des plus importantes du pays Beaujolais.

L'autoroute A89 passe sur le territoire de la commune depuis le . L'accès se fait via l'antenne de L'Arbresle depuis l'est et via le diffuseur de Tarare-Est (à Pontcharra) depuis l'ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bully et ses seigneurs

  • Le premier seigneur de Bully qui nous soit connu est Ythier de Bullieu. Nous savons qu'il eut quatre fils d'un premier mariage (Achard, Hugues, Guillaume et Guy) et une fille d'un second mariage qui épouse un seigneur voisin, Étienne de Varennes.
  • À la suite d'événements relatés plus loin, la seigneurie de Bully revient à la famille de Varennes qui sera seigneur de Bully jusque vers 1370.
  • La famille de Jarolle possède les terres de Bully de 1370 à 1410.
  • À la suite d'une union, la seigneurie de Bully devient la propriété des Tholigny. C'est Philippe de Tholigny qui, à la fin du XVe siècle, fait édifier le château dont nous admirons encore aujourd'hui le donjon. Les armes de cette famille sont toujours visibles au-dessus de la porte d'entrée de la tour.
  • En 1590, la seigneurie passe à la famille Amyot jusqu'en 1663.
  • Clément Amyot occupe en son temps les fonctions de conseiller à Lyon, et de lieutenant à la compagnie du duc de Nemours. Le 22 juillet 1629, il accueille dans sa demeure seigneuriale (le château de Bully) le roi Louis XIII, lequel préfère éviter la ville de Lyon, touchée par la peste.[3]
  • En 1663, Geneviève Amyot, devenue dame de Bully, épouse Daniel Cholier, seigneur de Cibeins, et apporte ainsi la seigneurie à la famille de Cibeins, une des plus anciennes familles nobles de Dombes.
Le château au début du XXe siècle.
  • Après la Révolution, le château de Bully sera acheté par la famille Génissieux qui le revendra en 1885 à François Gillet, un industriel lyonnais issu d'une vieille famille de Bully. C'est son fils Edmond qui, en 1900, confiera à l'architecte Gaspard André[4] la restauration du château pour lui donner l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui.

Le château ne se visite pas

La succession d'Ythier de Bullieu

Lorsque Guy, fils d'Ythier de Bullieu, entre comme moine à l'abbaye de Savigny, Ythier teste en faveur de l'abbaye, stipulant que tous ses biens reviendraient à cette dernière dans le cas où ses autres fils mourraient sans descendance. Après la mort de leur père en 1095, Achard et Hugues, répondant à l'appel d'Urbain II et de Pierre l'Ermite, s'engagent dans la première croisade (1095-1099) et périssent tous deux en terre sainte. Vers 1110, Guillaume, le dernier fils, meurt à son tour sans postérité. L'abbaye se dispose alors à prendre possession de son héritage, mais c'est sans compter sur Étienne de Varennes qui a épousé la fille d'Ythier. Étienne de Varennes conteste les dispositions testamentaires d'Ythier et réclame toute la succession des de Bullieu. Dans un souci d'apaisement, l'abbé de Savigny abandonne à Étienne de Varennes les trois quarts de la succession mais ce dernier s'empare du tout par la force ; il fortifie une grange située sur la route de Savigny et y établit une garnison chargée de rançonner les gens de Savigny. Cette maison forte est connue aujourd'hui sous le nom de "Péage". À son tour, l'abbé va recourir à la force, s'empare de la maison forte et la détruit. L'archevêque de Lyon excommunie alors les religieux de Savigny. Guichard III de Beaujeu, suzerain d'Étienne de Varennes et protecteur de l'abbaye, intervient pour mettre un terme au conflit. On parvient à l'accord suivant : l'abbaye abandonne à Étienne de Varennes le château et les terres de Bully et ce dernier cède à l'abbaye l'église et tous ses biens et renonce à son droit de péage. C'est ainsi que la famille de Varennes entra en possession des terres et du château de Bully.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 André Dumont    
mars 2001 mars 2014 Thierry Duret    
mars 2014 en cours Charles-Henri Bernard    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bully fait partie de la communauté de communes du Pays de L'Arbresle (CCPA).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 098 habitants, en augmentation de 1,75 % par rapport à 2009 (Rhône : 5,17 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
948 953 886 1 081 1 179 1 404 1 493 1 494 1 692
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 724 1 808 1 842 1 638 1 740 1 682 1 633 1 534 1 455
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 333 1 216 1 137 989 975 958 1 092 1 095 1 039
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 039 1 032 1 095 1 224 1 464 1 739 2 003 2 075 2 098
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École publique (157 élèves en section primaire et maternelle)
  • École Saint-Vincent (65 élèves en section primaire et maternelle)
  • Halte-garderie "Les p'tits loups".

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

  • Médecins
  • Infirmiers
  • Kinésithérapeutes
  • Dentiste

Sports[modifier | modifier le code]

  • Football-Club de Bully
  • Tennis Club de Bully
  • Tennis de table
  • Amicale des boules
  • Poney-Club
  • Centre équestre
  • Gym pour tous & Bully-Gym
  • Parc de jeux pour enfants indoor, royal kids

Culture[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque (livres, CD & DVD)
  • Club Photo
  • Comité d'animation

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

  • Boulangerie, épicerie, restaurants, bars, etc
  • Terrains de sport (football, tennis, basket-ball, handball)
  • Piste de Kart : Karting Évasion
  • Cave des vignerons Bully Sud-Beaujolais
  • Garages automobiles
  • Caserne de sapeurs-pompiers
  • Maison de retraite : Le Hameau des aînés

Environnement[modifier | modifier le code]

  • Sentiers de randonnées

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Bully

Château construit vers 1480 par la famille de Tholigny. Restauré au XIXe siècle. Non visitable. Visible de l'extérieur uniquement. Le château de Bully est de style Renaissance Florentine. À l'origine, c'était une construction militaire qui avait entre autres, pour but de surveiller et de défendre la "via Fancisca" (VIe siècle) qui deviendra plus tard la RN7.

  • Église Saint-Polycarpe

L'église paroissiale de Bully a été construite entre 1857 et 1861 par l'architecte Journoud sur plans de Bossan. Conçue en pierre jaune de Glay et en pierre bleue d'Apinost. Amples voûtes hautes de 13 m. Piliers en pierre de Lucenay, aux chapiteaux finement sculptés. Vitraux de Barelon, Mauvernay, Bégule Statues de Joseph-Hugues Fabisch. Trois imposants lustres en bronze incrustés d'émaux. Rénovée entièrement en 1995.

La première mention de l'église de Bully remonte à 984, date à laquelle l'archevêque de Lyon reconnaît posséder cette église. C'est sans doute la famille de Bullieu qui a fait édifier la première église. De style roman, elle est alors située à l'intérieur du vingtain. Placée sous le patronage de saint Polycarpe, elle est dotée de trois autels sous les vocables de Saint-Clair, Saint-Roch et Saint Eloy. De cet édifice primitif, il ne reste rien aujourd'hui. En 1101, Hugues, archevêque de Lyon, fait don de l'église de Bully à l'abbaye de Savigny. Dès lors, c'est l'abbé qui nomme à la cure de Bully et cette situation perdurera jusqu'à la sécularisation de l'abbaye en 1780. En 1742, le curé Claude Bayard, pour une raison inconnue, entreprend la construction d'une nouvelle église, cette fois-ci hors du vingtain, à l'emplacement de l'église actuelle. Cette nouvelle église est consacrée le 28 octobre 1743. L'ancienne église devient alors le bûcher de la cure. Spoliée à la Révolution et déjà très vétuste, elle est acquise en 1839 par monsieur Génissieux, déjà propriétaire du château, qui la fera démolir.

Au début de la seconde moitié du XIXe siècle, l'église étant devenue trop exigũe, le curé d'alors, l'abbé Giraud suggère l'édification d'une église plus spacieuse. Les plans seront dressés par Pierre Bossan, l'architecte de Fourvière et la construction commencera en 1857 pour s'achever en 1861. L'église est livrée au culte sans attendre, le reste des travaux s'échelonnant jusqu'à la fin du siècle.

Mais de fait, cette église restera inachevée. Il faudra attendre près d'un siècle et demi pour qu'en 1990, sous l'impulsion conjointe du conseil municipal et du conseil paroissial, soit décidé une restauration de l'édifice. Cette restauration sera réalisée entre janvier et juin 1995 et l'inauguration sera célébrée le 25 juin de cette même année.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Mairie de Bully

Située au "Vingtain", la mairie de Bully est un bâtiment du XVIIe siècle reposant sur des assises du XVe siècle de l'enceinte primitive. La galerie, soutenue par des colonnes de pierres en saillie sur la façade, date de 1927.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[9].

Galerie de photos du village[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

François Dumouchel (1772-?), artiste exilé dans le Bas-Canada, il est reconnu pour ses fresques animées et ses spectacles d'ombres chinoises. Lors de son séjour à Ville-Marie, il emprunta le pseudonyme « Euterke » pour signer son travail.

Télévision[modifier | modifier le code]

Depuis le 31 mars 2005, un émetteur situé à Fourvière permet aux habitants de Bully de recevoir les programmes de la TNT.

Un autre émetteur situé sur le Crêt d'Arjoux a été allumé en septembre 2011 afin d'améliorer la couverture.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Il n'est pas évident de connaître l'exacte voie romaine traversant Bully qui, venant de l'Arbresle montait tout droit par l'actuel "chemin sous Bully" et "chemin du pavé" (en référence aux pavés romains dont on peut encore voir quelques vestiges dans les fossés de ce chemin près de la nationale) puis, au lieu-dit le Trève, bifurquait au nord vers Valsonne et à l'Ouest vers Tarare puis Roanne. Le nom via Francisca est en fait d'origine moyenâgeuse ce nom n'étant pas répertorié dans les voies romaines connues. Il est fort possible que ce tronçon ait fait partie de la Route de l'Océan (Lyon-Brest par Roanne, Nevers, Orléans, Tours, Angers, Nantes, Vannes, Carhaix), ou bien qu'il ait simplement fait partie d'une voie secondaire pour relier Lyon à Roanne si, comme certaines sources l'attestent, les deux grands itinéraires vers l'ouest passaient tous deux par Feurs. cf. Voies romaines en Gaule et vici.org. Dans tous les cas, comme la plupart des voies romaines en Gaule, il est fort probable que l'itinéraire existât déjà du temps des Gaulois et de l'époque du Bronze
  2. Bully-sur-l'Arbresle (Rhône) et ses environs, notice historique et archéologique, par A. Vachez
  3. E-PROD, « Monographies des villes et villages de France », sur www.histo.com (consulté le 3 février 2017)
  4. Aynard, p. 133-134
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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