Courzieu

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Courzieu
Courzieu
Vue du bourg avec l'église Saint-Didier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de L'Arbresle
Maire
Mandat
Jean-Bernard Cherblanc
2020-2026
Code postal 69690
Code commune 69067
Démographie
Gentilé Courzieurois
Population
municipale
1 168 hab. (2019 en augmentation de 6,67 % par rapport à 2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 37″ nord, 4° 34′ 18″ est
Altitude Min. 269 m
Max. 920 m
Superficie 27 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales L'Arbresle
Localisation
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Courzieu

Courzieu est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur le tracé de la Via Agrippa (Saintes-Lyon), dite aussi voie d'Aquitaine, à 35 km de Feurs et 35 km du centre de Lyon par le col de Malval (732 mètres)[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Courzieu est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,2 %), prairies (36 %), zones agricoles hétérogènes (18,7 %), zones urbanisées (1,8 %), terres arables (1,2 %), mines, décharges et chantiers (0,2 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 586.

Parmi ces logements, 78,3 % étaient des résidences principales, 7,5 % des résidences secondaires et 14,2 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 71,5 %[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Curisiacus (sans date); Corsiacus (sans date); Corziacus (sans date); Corzeu (sans date)[16].

Il s'agit d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum, suffixe gaulois signifiant « lieu de, domaine de » précédé comme dans la plupart des cas d'un anthroponyme[17]. Albert Dauzat qui ne cite pas de formes anciennes rapproche Courzieu des Corcy (par exemple Corcy, Ain, Corsiacum 1095) et Courçay (par exemple, Courçay, Ille-et-Vilaine, Curtiacus) du domaine d'oïl et des Coursac (par exemple Coursac, Dordogne, Corsac XIIIe siècle) du domaine d'oc, dans lesquels il croit reconnaître le nom de personne latin Cŭrtius[17].

Remarques : la forme citée sans date Curisiacus semble s'opposer à cette explication. -ieu(x) est la forme régulièrement prise par le suffixe -(i)acum en franco-provençal.

Ses habitants sont appelés les Courzerois[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau de la Giraudière au début du XXe siècle.

Dans une charte datée du 27 août 925[19], l'archevêque de Lyon Rémy II et le comte Guillaume consentent une donation faite de quatre curtils et vignes ainsi qu'un anniversaire en la fête de Saint-Martin à l'église de Courzieu par le seigneur Andelfred, sa femme Richborge et leur fils Sévère, à l'abbaye de Savigny (Rhône).

Lors de l'entre-deux-guerres, l'ingénieur Joseph Aubert (1876-1941), membre de l'association des anciens élèves de l'École Centrale de Lyon, organisa l'exploitation intensive des carrières de grès de Courzieu, utilisées pour la plupart de la voirie lyonnaise jusqu'à l'apparition du revêtement en bitume. Il fut élu maire du bourg en mai 1935, mandat qu'il conserva jusqu'à sa mort. Pendant cette période, il assura l'électrification du bourg, l'entretien des chemins vicinaux et prépara l'installation de l'eau potable, projet interrompu par la Seconde Guerre mondiale[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Jean Lardellier    
2014 en cours Jean-Bernard Cherblanc    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Pays de L'Arbresle.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2019, la commune comptait 1 168 habitants[Note 3], en augmentation de 6,67 % par rapport à 2013 (Rhône : +5,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4551 5911 5411 5001 6241 6341 6041 6101 698
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6591 6671 5851 6271 6741 6451 5911 5561 535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3871 3221 2621 0501 1541 0941 0201 012964
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
9298648368801 0131 1341 1561 1621 095
2018 2019 - - - - - - -
1 1421 168-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 467 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 20 080 .

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total d’emploi au lieu de travail était de 232. Entre 2008 et 2013, la variation de l'emploi total (taux annuel moyen ) a été de - 1,7 %. En 2013, le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 78,2 % contre un taux de chômage de 7,3 % [15].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de cent six dont trente-trois dans l’agriculture-sylviculture-pêche, onze dans l'industrie, seize dans la construction, trente-neuf dans le commerce-transports-services divers et sept étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, six entreprises ont été créées par des Auto-entrepreneurs[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Oppidum du Châtelard : oppidum occupé de la Tène à la période gallo-romaine. Inscrit à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1989[25].
  • Parc animalier[26] : il a la vocation de conservation des espèces tout en étant éducatif et ludique. Consacré tout d'abord aux rapaces, on y trouve depuis peu des loups[Quand ?]. Loin du zoo, les visiteurs y trouveront un « spectacle » respectant les animaux, verront des démonstrations des capacités des rapaces. L'enclos des loups peut se visiter. Le parc est accessible par le réseau des transports en commun de Lyon et la ligne 325 des cars départementaux.
  • L'église Saint-Didier de Courzieu construite en 1896, en remplacement de l'ancienne église devenue trop petite, sur les ruines de l'ancien château.
  • Le clocher de l'église Saint-Didier de Courzieu, abrite un carillon de 8 cloches très actif[27], dont une datant de 1726 classée monument historique[28] sonnant encore à la volée pour chaque office.
  • Un train touristique à voie normale circule à la belle saison entre l’Arbresle et Sainte-Foy-l'Argentière afin de faire redécouvrir d’anciennes locomotives et wagons restaurés par l’association « Chemin de fer touristique de la Brévenne » effectuant un arrêt dans la gare de Courzieu-Brussieu au hameau de la Giraudière.
  • L'aqueduc de la Brévenne, l'un des aqueducs qui alimentait Lugdunum se trouve en partie sur la commune.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Grâces à Pomeyrieux (limite avec Montromant et Brussieu). Elle fut construite en 1943 et bénie le 15 août 1945. Elle abrite une cloche portant l'inscription « Née dans la tourmente de 1943, je sonne l'espoir de la libération française et de la paix ». Un pèlerinage y est organisé tous les ans le premier dimanche d'octobre (mois du rosaire)[29].
  • Chapelle Saint-Bonnet (chapelle privée). Elle fait partie du château Saint Bonnet le Froid qui est sur 4 communes (Courzieu, Chevinay, Vaugneray et Pollionnay). Au début du XIIIe siècle, elle abrita les reliques de saint Bonnet de Clermont lors de leur transfert vers Clermont. Tous les ans, pour le 15 août un grand pèlerinage mariale y a lieu[30].
  • Chapelle Saint-Clair. Elle est située à la limite avec Yzeron. St Clair y était vénéré pour les problèmes de vision. Un ermite y résidait avant la Révolution. Elle fut détruite pendant cette période et tomba dans l'oubli. Mais grâce à l'effort d'habitants du hameau voisin, elle ressortie de terre en 2015. De cette chapelle, vous pouvez contempler toute l'agglomération lyonnaise et, par beau temps, la chaîne des Alpes[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le 18 juin 1897, le tueur en série Joseph Vacher assassina puis viola le domestique de ferme Jean-Pierre Laurent, 14 ans.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Courzieu Blason
Parti : au 1er de gueules à deux fasces d'argent, au 2e d'azur au faucon perché et longé d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cols-cyclisme.com/monts-du-lyonnais/france/col-de-malval-depuis-courzieu-c266.htm
  2. Plan cadastral de la commune
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Rossand (U4630560) ».
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Goutte du Soupa (U4631920) ».
  5. Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Glavaroux (U4631900) ».
  7. « Plan séisme consulté le 26 août 2016 ».
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. a b et c Statistiques officielles de l’INSEE (version nov 2016).
  16. André Devaux, Les noms de lieux dans la région lyonnaise aux époques celtique et gallo-romaine, Lyon, 1898, p. 33 (lire en ligne sur Gallica) [1]
  17. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6).
  18. France, le trésor des régions
  19. Savigny 1853, p. 11.
  20. Biographie de Joseph Aubert sur la revue Technica de 1941, p. 38
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  25. « Oppidum du Châtelard », notice no PA00118104, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Parc de Courzieu », sur site officiel (consulté le ).
  27. « Le culte à Courzieu ».
  28. « Monuments historiques ».
  29. Centre France, « Le pélerinage dure depuis 70 ans » (consulté le ).
  30. « Balade de Saint Bonnet Le Froid - D69R31 », sur balades-guidees.fr (consulté le ).
  31. « Yzeron : inauguration de la statue de saint Clair » (consulté le ).

Sources historiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]