Chavannes (Cher)

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Chavannes
Chavannes (Cher)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement de Saint-Amand-Montrond
Canton Trouy
Intercommunalité Communauté de communes Arnon Boischaut Cher
Maire
Mandat
Guy Moreau
2014-2020
Code postal 18190
Code commune 18063
Démographie
Population
municipale
177 hab. (2015 en diminution de 3,28 % par rapport à 2010)
Densité 7,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 14″ nord, 2° 22′ 35″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 179 m
Superficie 24,06 km2
Localisation

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Chavannes

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Chavannes

Chavannes est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Chavannes est située à 28 km au sud de Bourges et 20 km au nord-ouest de Saint-Amand-Montrond, sur le bord sud du Bassin parisien. Au sud de la commune commence, au-delà du Cher, les paysages du Boischaut Sud et à quelque distance (40 km), les prémices du Massif Central (Creuse). Elle se situe à 10 km au nord-ouest de Bruère-Allichamps, commune qui se revendique le centre géographique de la France avec Epineuil-le-Fleuriel et à 13 km de l'abbaye de Noirlac. Sous l'Ancien Régime et jusqu'en 1790, Chavannes a été donné en limite du Bourbonnais ; en 1790, Saint-Loup des Chaumes et Uzay-le-Venon, communes limitrophes, forment la limite du Bourbonnais.

Administrativement, Chavannes appartient au canton de Châteauneuf-sur-Cher, bourg situé à l'Ouest et distant de 4 km. Situé sur le bord sud du plateau de calcaires lacustres de la Champagne berrichonne, le village n'est distant de la rivière Cher que de 2 km.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Serruelles Levet Saint-Germain-des-Bois Rose des vents
Châteauneuf-sur-Cher N
O    Chavannes    E
S
Saint-Loup-des-Chaumes Uzay-le-Venon

Site[modifier | modifier le code]

La commune est un espace rural plat en openfield, suite aux défrichements historiques et à la campagne de remembrement de la fin des années 1970. Les haies (en berrichon : bouchures) y sont rares, voire inexistantes, du fait des objectifs et des techniques agricoles, orientés principalement vers la culture du blé, des oléagineux et du maïs. Un seul ruisseau y est répertorié, le ru de Chevrier, issu des sources alimentées par la nappe phréatique superficielle, s'écoule à partir du sud-ouest du village à peu près en ligne droite vers le Cher.

Ce ruisseau, qui alimente un étang artificiel (lequel remplace l'ancien étang médiéval de Chevrier, actif encore au XIXe siècle), est installé dans une faille, remplie de déchets organiques (tourbe). C'est le point bas de la commune.

On trouve sur le territoire communal un ensemble d'anciennes carrières de calcaire, destiné à la construction de l'habitat et au remblai des voies de circulation. Ces carrières, inactives aujourd'hui, ont un temps servi de décharges. Envahies par la végétation, elles forment des bosquets plus ou moins étendus.

Quelques exploitations forestières, au peuplement mixte de chêne, charme, merisier et sapin viennent interrompre la monotonie de cette géographie rurale. L'espace forestier le plus important est le bois de Bouard, situé au nord-est du village. Ce bois est propriété communale et jouxte la forêt domaniale de Soudrain, qui le prolonge en direction du nord. Au sud, de la commune, à une distance de 1,5 km, un groupement forestier privé exploite le bois Sapiens, espace de 2 km par quelques centaines de mètres de côté.

L'espace rural fortement marqué par les activités anthropiques laisse peu de place à la faune naturelle, relativement confinée à quelques espèces dont la survie est pour partie dépendante des réglementations contraignantes encadrant les activités cynégétiques : chevreuil, sanglier, quelques rares grands cervidés, buse variable, épervier, lièvre commun, lapin de garenne, perdrix, renard, écureuil, chauve-souris, petits rongeurs. La proximité du Cher et la présence d'un étang communal attire quelques hérons cendrés. Fait remarquable, la commune se trouve sur le passage des voies de migration des grues cendrées qui invariablement descendent en automne vers le sud et remontent en février-mars vers le nord.

Géologie[modifier | modifier le code]

Sur un soubassement de calcaires lacustres du bajocien, composite de dalles plus ou moins épaisses contenant une faible quantité de calcaires silicifiés et de poches détritiques issues de phénomènes karstiques conduisant à la formation d'oxydes de fer, la géologie de Chavannes offre quelques témoins intéressant les épisodes du Quaternaire. Moins évidente que les formations superficielles contiguës de Chateauneuf-sur-Cher, qui appartiennent aux hautes terrasses du Cher (présence de sables sans limons), quelques lambeaux plus ou moins lessivés témoignent de limons fluviatiles, mélanges de sables et d'argiles d'origine détritique. Ces formations superficielles sont peu épaisses (moins d'1 mètre). Les méthodes agricoles contemporaines (labours ou défrichements) permettent d'évaluer la proche présence du bed rock.

À la naissance du ruisseau dit ru de Chevrier, un phénomène intéressant est à constater. Dans la faille qui entaille le plateau calcaire, un horizon de matières organiques, issu de la décomposition d'éléments végétaux (roseaux - dans le langage local arrauches, etc.), s'est développé au cours des temps pour former un terreau noir, faussement identifié comme de la tourbe[1] . Ce dépôt, fortement humide au long de l'année, est exploité en jardins potagers privatifs[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Comme indiqué plus haut, l'économie locale est principalement marquée par les exploitations agricoles liées à la culture intensive des céréales et oléagineux. Les exploitations sont peu nombreuses, en raison des politiques agricoles qui se sont succédé depuis les années 1960 et qui ont visé — et visent encore — une forte productivité rendue possible grâce à la mécanisation des méthodes culturales. Les ressources économiques de la commune ne tiennent donc pas à ce type d'activité, dont les modes de production sont peu exigeants en matière d'emploi. L'éventail des types d'activité économique s'appuie sur de l'emploi exogène à la commune (emplois de services, industrie de transformation, logistique) et la proximité de la ville de Bourges ; les personnes retraitées, ou inactives constituent une portion significative de cette commune. En raison du nombre assez bas de la population, les entreprises privées (hors secteur agricole) sont en nombre limité (réparation automobile, rénovation de l'habitat, restauration). La commune bénéficie aussi de la taxe professionnelle versée par la Société des autoroutes APRR, puisqu'une portion de l'autoroute A71 passe sur le territoire communal.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les épisodes concernant la préhistoire du territoire de Chavannes sont à vrai dire mal connus et ne peuvent se deviner qu'en collectant les rares documents dont les publications intéressent directement ou indirectement le site. Par ailleurs, puisque les symboles ne laissent guère de trace, la marque des activités de l'homme préhistorique est liée au contexte géologique, d'une part et à l'état des recherches scientifiques, de l'autre.

Pour ce qui concerne le contexte géologique, Chavannes ne jouit pas d'un système karstique comme dans le Périgord, ou d'une couverture lœssique épaisse, comme dans le Nord de la France, ce qui réduit par nature la possibilité de suivre les activités préhistoriques anciennes. De plus, comme les couvertures de sédiments quaternaires sont à Chavannes, assez peu épais, même les activités de la préhistoire récente ont eu à subir les activités anthropiques postérieures.

Quaternaire ancien[modifier | modifier le code]

Sous cette rubrique, nous rangeons les éléments techniques attribués au Paléolithique ancien et moyen (dont la description chronologique peut varier, suivant que l'on utilise la nomenclature danubienne — le Günz, le Riss, le Mindel et de Würm, ou que l'on utilise la nomenclature des régions du Nord — Saal, Wechsel...). Un biface de type MTA (Moustérien de Tradition Acheuléenne) a été trouvé lors de l'implantation du stade de football dans les années 80 du XXe siècle. Mais comme cet élément était isolé et provenait de remblais issus du curage des fossés routiers, son origine est douteuse[3].

Quaternaire récent[modifier | modifier le code]

Concernant la présence de populations appartenant aux Cultures du paléolithique récent (Aurignacien, Gravettien, Magdalénien, etc.), nulle trace n'apparaît ni dans les prospections de surface, ni dans les publications scientifiques.

Néolithique récent[modifier | modifier le code]

Avec le Néolithique, on voit apparaître à Chavannes un site d'extraction de silex. Bien que ce site n'ait pas fait l'objet d'une évaluation scientifique complète, il est cependant répertorié. Situé à l'ouest de la commune, il fournit un nombre important de pièces de silex pré-formées, destinées au polissage. Le silex local (plutôt un calcaire silicifié) est le support le plus courant. On trouve quelques rares éléments, le plus souvent brisés, surtout des déchets de taille, d'un silex exogène comparable à celui du Grand-Pressigny. Une étude rapide conduit à l'idée d'une installation temporaire d'un groupe humain tirant profit d'une ressource lithique locale. Quelques éléments de céramiques, collectés à proximité, donneraient à penser que l'installation humaine remonterait à la Culture chasséenne (entre 4200 et 3500 av. J.-C.) . Mais les éléments font défaut pour aller vers plus de précision[4].

Âge du bronze et Halstatt[5][modifier | modifier le code]

Une culture de l'âge du bronze est attestée sur la commune, par de nombreux éléments de céramique noire collectés lors de l'extraction de tourbe sur le site de l'étang communal. Quelques indications de formes et de de décor font penser au Bronze final 3b, lié à la Civilisation des champs d'urnes. Mais là encore, ce ne sont que des hypothèses. Toujours est-il qu'à proximité, ou sur l'actuel site de l'étang de Chavannes, un groupe humain vivant vers 1000-750 av. J.-C. est attesté[6].

Quelques sépultures sont répertoriées sur le territoire communal, dont une a fait l'objet d'une fouille scientifique à la fin des années 1970 (direction : Françoise Trotignon). Ces sépultures apparaissent sous la forme de tumuli, dont l'appartenance à une culture précise de la Proto-Histoire est à préciser. Quatre sépultures ont été repérés, dont une au lieu-dit les Fontaines Neuves[7]. Il s'agit vraisemblablement de sépultures de l'âge du bronze tardif, semblables à celles qui ont été fouillées au XIXe siècle à proximité du village de Corqueux, au lieu-dit de Font James. Un bracelet de bronze[3], formé au moyen d'un tube fin à tenon a été collecté en surface à proximité du village[8].

À quelque distance, sur les terrains que l'on appelle les Marigny, a été mis au jour en 2002 un silo protohistorique dont le bouchon n'avait pas été ôté depuis son dernier colmatage[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

D’origine pré-celtique, le bas latin capanna = hutte, apparaît dans Isidore de Séville, VIIe s. : « Tugurium, parva casa est : hoc rustici capanna vocant » (Origines ou Étymologies, XV, 12). Capanna s’adoucit en cavanna dans le Glossaire de Reichenau, VIIIe s., où tugurium se traduit par cavanna ; le mot est d’abord connu au pluriel, puis au singulier. Composé de capanna et du suffixe à valeur collective ia, le bas latin capannia = groupe de cabanes, d’habitations rurales. L’accusatif pluriel capannas aboutit à chavannes, souvent transcrit chavagnes, de même sens que capannia et signifie : groupe de cabannes, d’habitations rurales (FEW, II, 244a), sens repris en français : groupe de cabannes, d’habitations rurales.

Chavano, 1204 (Archives Départementales du Cher-8 H 38) ; Apud Chavanes, 1217 (Archives Départementales du Cher-8 H 38) ; Chevanes, 1217 (Archives Départementales du Cher-8 H 38) ; Parrochia de Chavanes, 1221 (Archives Départementales du Cher-8 H 38) ; Chavanes, 1221 (Archives Départementales du Cher-8 H 38) ; Parrochia de Chavenis, 1292 (Archives Départementales du Cher-8 H 38) ; Parrochia de Chevanes, 1298 (Archives Départementales du Cher-8 H 38) ; Chaveynes, 1390 (Archives Départementales du Cher-8 H 39) ; La parroisse de Chavenes, 1405 (Archives Départementales du Cher-E, seigneurie de Saint-Amand-Montrond) ; Village et mestairie de Chavannes, 1468 (Archives Départementales du Cher-8 H 39) ; La parroisse de Chavaynes, 1545 (Archives Départementales du Cher-E, seigneurie de Saint-Amand-Montrond) ; Chavannes, villaige [de l’élection de Saint Amand], 1569 (Nicolay, Description générale du Bourbonnais, p. 129) ; Chavannes, 1569 (Nicolay, Description générale du Bourbonnais, p. 132) ; La parroisse de Chavennes, 1580 (Archives Départementales du Cher-8 H 40) ; La Petite métairie de Chavanne, 1772 (A.D. 18-E, seigneurie de Saint-Amand-Montrond) ; Chavannes, 6 novembre 1788 (Archives Départementales du Cher-C 1109, Élection de Saint-Amand-Montrond) ; Chavanne, XVIIIe s. (Carte de Cassini). Réunion envisagée de Serruelles d’avec Chavannes, 1840 (Archives Nationales-F 2 II Cher 1).

Antiquité[modifier | modifier le code]

La période de romanisation des campagne de la Gaule est assez bien connue en Berry, non seulement par les fouilles de la ville de Bourges ou de Moulins-sur-Céphons à côté de Levroux dans l'Indre, mais aussi par les prospections aériennes effectuées à la fin des années 1970 du XXe siècle par André Holmgren et les contrôles au sol effectués par Alain Leday sur les établissements ruraux gallo-romains, ou les fermes indigènes[10].

Sur la commune de Chavannes existe un site gallo-romain agricole bien connu, dont on a tenté de tracer les plans[11]. Cette villa, située sur une parcelle de la Garenne serait un établissement remarquable par sa taille, en faisant un des plus grands domaines agricoles gallo-romains de la région.

D'autres signes archéologiques se trouvent dispersés sur la commune : dans une éclaircie le long du bois de Bouard, on peut observer les traces d'un établissement possédant vraisemblablement une forge attestée par la présence de laitier (résidus de fonte). Dans ce champ (champ de Vedoux), quelques pierres tombales romaines ont été fouillées au milieu du XIXe siècle[12].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Chavannes est attesté dans les archives de l'abbaye de Noirlac. Il s'agit du prieuré Sainte-Anne-de-Chavannes. Prior de Chenevannis, vers 1350 (Pouillé de Sens, p. 49) ; le prieuré-cure de Chavannes, 1685 (A.D. 18-8 H, abbaye de Noirlac). Prieuré-cure dépendant des chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Augustin de l’abbaye Saint-Jean de Sens, ou du prieuré de Château-Renard.

Familles nobles[modifier | modifier le code]

  • Guillot de Rusticat, seigneur de Chavannes en Bourbonnais (décédé le 6 mai 1474).

Période Moderne[modifier | modifier le code]

Le manoir-prieuré de Chavannes en 1900.

Familles nobles[modifier | modifier le code]

Cadran solaire 1632.
  • Doyen de l'aviron de Trévilliers : Dom Louis Joseph Doyen de l'Aviron de Trevilliers (né en 1704- décédé à Besançon en 1774). Prieur de Chavannes pendant 38 ans (de 1736 à 1774). Sa sœur, Jeanne Odile Doyen de l'Aviron est décédée le 9 octobre 1770 et inhumée à Chavannes[13]. Le frère et la sœur étaient les enfants de Africain Doyen de Laviron, « écuyer seigneur de Tréviliers Tiébouans Ferrières et autres lieux » et de Marie Ursule d'Haidebourg.
  • Gamaches
  • Genton
  • Labbé : Claude Labbe, née en 1659, fille de Philippe Labbe de Chavannes et de Jeanne Le Large (décédée en janvier 1709). Étienne Guillaume Labbé, écuyer (décédé le 13 janvier 1741 à 28 ans).
  • Lelarge : propriétaires de la Grande Maison, dite Le Manoir. Les Lelarge faisaient partie d'une famille de juristes de Dun-sur-Auron et Bourges[14].
  • Rusticat : Jeanne de Rusticat (décédée le 8 août 1522), fille de Guillot (Guyot) de Rusticat (mort le 6 mai 1474), seigneur de Chavannes. Jeanne avait épousé Thomas Thiboust (+, père de Jacques Thiboust, seigneur de Quantilly, « notaire et secrétaire du Roy » et de Marguerite de Valois)[15].
  • Vulcob : Un François de Vulcob, seigneur de Malentras, a été maire de Bourges en 1530[16].

Événements[modifier | modifier le code]

  • Incendie de l'église Sainte-Anne par les Protestants. Ne subsiste de cette église devenue chapelle que le portail roman.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Chavannes, des parachutages ont eu lieu au profit de la Résistance à l'occupant, entre 1942 et 1944. Par exemple, Achille Peretti, ancien président de l'Assemblée nationale (1969-1973), s'y embarque pour l'Angleterre[17].

Dans la nuit du 25 au 26 novembre 1942 un Lysander piloté par le lieutenant James McCairns se pose sur le terrain Univers, sous la responsabilité au sol du lieutenant Harrow dans le cadre de l’opération Pike/Carp/Ruff à vingt-cinq kilomètres au sud de Bourges (Cher), à huit-cent-quatre-vingt mètres au nord du village de Chavannes (Cher), au lieu-dit les Champs aux Moines. Il y dépose deux saboteurs dont J.F. G. Loncle et embarque trois personnes : le colonel François de Linares (adjoint du général Girault), le lieutenant Vellaud et monsieur Blum-Picard le directeur général des Mines de Montluçon (Allier).

Dans la nuit du 17 au 18 décembre 1942 le terrain est à nouveau utilisé pour poser le Lysander du lieutenant Guy Lockhart, cette fois pour le compte du réseau Action R6. Descendent de l’avion deux agents : Louis Kerjean et Jean Simon, ainsi que dix-huit colis contenant de l’argent et des postes-émetteurs. Embarquent deux agents, dont le commandant Marchal. Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1943 le terrain Univers sur la commune de Chavannes (Cher) est à nouveau utilisé pour le compte du Réseau Action R6 Durham. Le commandant Hugh Verity y pose son Lysander pour prendre un seul passager Albert van Wolput.

Dans la nuit du 3 au 4 mars 1944 deux Lysander respectivement pilotés par le capitaine Murray Anderson et le capitaine Leslie Whitaker dans le cadre de l’opération Fantôme, réalisée pour le réseau Pourpre se posent à vingt-cinq kilomètres au sud de Bourges, à huit cents mètres au nord nord-ouest du village de Chavannes, au lieu-dit Les Champs aux Moines. En fait cet emplacement n’est autre que l’ancien terrain Univers qui est réactivé. Robert Wackherr (alias Lecomte), agent de liaison du CND a pris la direction du réseau Pourpre dans le Cher en février 1944. Des deux Lysander descendent quatre agents dont Henri Gorce (alias Franklin), F. Bistos (alias Frank) et Commelor. Partent six agents : Jean Lacroix (gravement brûlé lors du crash de l’avion du lieutenant John Waltr McDonald, sur la commune de Bussy (Cher) dans la nuit du 10 au 11 février 1944), Achille Peretti, Claude Bouchinet-Sereulles (délégué du Général de Gaulle et adjoint de Jean Moulin), la femme du général Gabriel Cochet, Parizot et Chancel.

Dans la nuit du 9 au 10 avril 1944 le Lysander du capitaine Murray Anderson se pose à nouveau sur le même terrain, toujours pour le compte du réseau Pourpre. Il dépose trois agents et en prend trois dont mademoiselle Hartman et Louis Marin (membre du Conseil National de la Résistance). Un doublé était prévu, mais le deuxième appareil ne fut pas en état de décoller.

Événements contemporains[modifier | modifier le code]

Le samedi s'est déroulé sur des terrains communaux un teknival accueillant 80 000 ravers et autres curieux.

Hameaux de Chavannes[modifier | modifier le code]

  • Celon
  • Boisday
  • Bois Sapiens
  • Coudron

Coudron est une seigneurie de la paroisse de Chavannes. Elle a appartenu successivement au XVe, XVIe et XVIIe siècle à des familles berruyères proches du pouvoir royal, les Vulcob, les Genton, seigneurs de Coudron et de Saint-Germain des Bois. Puis, cette seigneurie est passée à la famille des Gamaches[18], seigneurs de Jussy, de Quincampoix et de Raymond (Cher)[19], par mariage. La seigneurie passe finalement à la maison des Gamaches par le mariage de Marie Genton, fille de Claude Genton, seigneur des Brosses, de Coudron et de Saint-Germain des Bois (prévôt des maréchaux du Berry, maître d'hôtel de Marguerite de France) et de Marthe de Calonne de Courtebonne. Marie Genton épouse le 9 octobre 1626 Claude de Gamaches, seigneur de Jussy, de Quincampoix et de Raymond.

Les familles Vulcob, Genton et Gamaches ont participé à l'administration du Berry, soit comme cadres judiciaires et fiscaux, soit comme cadres militaires[20]. Noter qu'un des frères de Claude de Gamaches (époux de Marie de Genton), Charles de Gamaches, seigneur de Chateaumeillant épouse une fille de Michel Eyquem de Montaigne, Éléonore Eyquem de Montaigne.

Le château de Coudron, visible encore sur les plans du XVIIIe siècle (Atlas Trudaine), a été détruit. Ne subsistent que les fondations et les corps de logis de la ferme[21].

  • Le Plaix
  • Le Pringnault

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1977 Camille Chasset   carrier
1977 1983 Pierre Grosbois   Fonctionnaire DDE (CR)
1983 1988 Pierre Grosbois    
mars 1989 1995 Paul Renaudat   Exploitant agricole
mars 1995 2001 Paul Renaudat    
mars 2001 2014 Paul Renaudat    
mars 2014 en cours Guy Moreau SE Collaborateur d'entreprise de rénovation immobilière
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23].

En 2015, la commune comptait 177 habitants[Note 1], en diminution de 3,28 % par rapport à 2010 (Cher : -0,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
240269281298326304319338324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
354319313277274291303261268
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
254240260202188193182182150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
12910697141160164151183177
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Anne, Chavannes.
Église Sainte-Anne, Chavannes (2).
  • Église Sainte-Anne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les parcelles en aval de l'étang dites le marais de Chavannes ont été classées en 2012 site naturel protégé. C'est le Conservatoire des espaces naturels de la région Centre qui par convention avec la commune et sur la base d'un bail emphytéotique de 20 ans doit en assurer la conservation et le développement. Voir ici
  2. Un texte daté du début du XVIe siècle, accorde la jouissance des arrauches et le pacage des bêtes aux foyers de Chavannes. Chaque maison de Chavannes avait la jouissance (ou l'usufruit) de ce terrain, mais n'en était pas propriétaire - Source : Archives Départementales du Cher.
  3. a et b En dépôt au Musée Saint-Vic de Saint-Amand Montrond.
  4. Quelques objets sont en dépôt, ou exposés au Musée Municipal de Saint-Amand-Montrond
  5. Sur cette période à Chavannes et les périodes suivantes, consulter les Cahiers d'Histoire du Berry de 1980 et années suivantes. Notamment les résultats des prospections aériennes par A. Holmgren et les interprétations par Holmgren et A. Leday.
  6. Sur le Bronze final dans le Bassin parisien et la Civilisation des champs d'urne, voir l'ouvrage de Patrice Brun, La civilisation des champs d'urne. Édition de la MSH. Paris, 1986. 172 p. (ISBN 2-7351-0158-4). Des analyses des activités humaines préhistoriques, liées aux défrichements par incendie sont en cours, conduites par l'Université de Dijon. Cf. Boris Vannière, Rémi Martineau, Histoire des feux et pratiques agraires du Néolithique à l'âge du fer en région Centre : Implications territoriales, démographiques et environnementales, Revue Gallia-Préhistoire, 2005, vol. 47, p. 167-186 (ISSN 0016-4127).
  7. Fouilles archéologiques publiées dans la revue Gallia par Françoise Trotignon. Cf. F. Trotignon, B. Lasnier, J. Holmgren, Les Fontaines Neuves, Gallia, Préhistoire, 26, 2, 1983, p. 269-270 et Gallia, 42, 2, 1984, p. 281
  8. Très exactement à la limite Est de la parcelle Champ des Trois Rangs.
  9. Pour quelques références archéologiques sur Chavannes et les alentours, on consultera : J.-F. Chevrot, J. Troadec, Carte archéologique de la Gaule : le Cher. Publication de la MSH, 1995 ; plus ancien, il existe l'ouvrage classique de Buhot de Kersers, Histoire et Statistique monumentale du Département du Cher. 1875-1898, 8 volumes. Ce dernier ouvrage donne des descriptions des églises, maisons, calvaires, etc. visibles au XIXe siècle.
  10. Cf. Jean-François Chevrot, Jacques Troadec, Carte Archéologique du Cher, 1992, 370 pages.
  11. J. Holmgren, Prospection aériennes en Berry: III: la région de Saint-Loup-des-Chaumes, in Cahiers d'Archéologie et d'Histoire du Berry, no 69, juin 1982, p. 45-62, Société d'Archéologie et d'Histoire du Berry, Bourges. Photo et plan page 205 dans la Carte archéologique du Cher.
  12. Cf. D. Mater, Mémoires de la Société Historique du Cher, 2e série, vol. 3, p. XXVI. 1876; Mémoires de la Société Historique du Cher. Vol. II, 3e série, page 122; Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher. 1851, no 1, page 10 : « On signale dans un champ appelé le Vedoux des pierres tombales bien conservées que l'on dit appartenir à l'époque de la domination romaine ». Voir aussi Claude-Charles Pierquin de Gembloux, Notices historiques, archéologiques et philologiques sur Bourges et le département du Cher, avec un glossaire patois, 1840, page 407. La synthèse des sources bibliographique se trouve dans la Carte Archéologique de la Gaule - Le Cher, 1992. Page 206.
  13. Acte de décès aux Archives Municipales de Chavannes
  14. Inscription sur un cadran solaire du manoir : Lelarge 1632
  15. Sur Jacques Thiboust, lire : Hyppolite Boyer, Un ménage littéraire à Bourges au XVIe siècle. Bourges, 1859
  16. Cf. Louis Raynal, Histoire du Berry. Bourges: Librairie du Vermeil. 1844, 4 tomes, 8 volumes. Tome III, page 254.
  17. Les informations sur les atterrissages nocturnes et les largages de matériel sont disponibles dans l'ouvrage de Hugh Verity, Nous atterrissons de nuit, Éditions Vario, 372 pages (ISBN 2-913663-10-9).
  18. Famille originaire du Nord de la France
  19. Sur la généalogie de la famille de Gamaches, voir Anselme de Sainte-Marie, Ange de Sainte-Rosalie, Histoire de la Maison Royale de France et des Officiers de la Couronne, 1733. Pages 692 sq.
  20. Outre la référence ci-dessus, consulter Gaspard Thaumas de la Thaumassière, Histoire de Berry, 1689. Livre XI, chapitre 21, page 897, ainsi que l'ouvrage de Pierre-Louis Joseph Bétencourt et François Morand, Noms Féodaux. Éditions Schlesinger Frères, 1867, page 190.
  21. Atlas de Trudaine pour la généralité de Bourges. no 11. Route de Bourges à Montluçon par Saint-Amand, depuis Bourges jusqu'au moulin de Beaumont près Urset. 8 cartes 3/4". "Route de Bourges à Montluçon jusqu'et au-delà Saint-Amand". Portion de route traversant le bois de "Coudron" jusqu'au village et château de "Coudron", à hauteur de Barantheaume ("Barantios"). Aquarelle visible à cette adresse
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

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