Serruelles

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Serruelles
Serruelles
Église Saint-Ursin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes Arnon Boischaut Cher
Maire
Mandat
Monique Aubailly
2020-2026
Code postal 18190
Code commune 18250
Démographie
Population
municipale
68 hab. (2019 en augmentation de 4,62 % par rapport à 2013)
Densité 9,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 00″ nord, 2° 22′ 19″ est
Altitude Min. 159 m
Max. 179 m
Superficie 7,51 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bourges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trouy
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Serruelles

Serruelles est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Serruelles est située à la limite sud de la Champagne berrichonne. Essentiellement rural, le territoire de Serruelles est presque exclusivement consacré aux cultures céréalières et oléagineuses. Sa superficie totale est de 751 hectares dont environ 500 hectares en culture et le reste en forêt.

Localisation[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Serruelles est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,7 %), forêts (21,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %)[6].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Serruelles est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[7]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[8].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Serruelles.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[9]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 98,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 36 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 36 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[10],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Serruelles fut une seigneurie qui appartint en 1635 à Jacques Fontaine, en 1668 à Jean Prévost et en 1716 à Jean-Baptiste Heurtault.

La communauté de Serruelles est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 11 feux en 1709 à 10 en 1726[11]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bas latin Sarriolum, d’après la variante Sarroilh, Sarius, nom de personne d’origine gauloise, et suffixe ialos = champ, clairière. Ou gentilice Cercius, d’après Cersolium. Le s final est parasite et muet.

Réunion envisagée de Serruelles d’avec Chavannes, 1840 (A.N.-F 2 II Cher 1).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Jean de Sauvebœuf    
1959 1971 Camille Gaury    
1971 1995 Alain de Sauvebœuf    
1995 2008 Pierre Aubailly    
2008 mai 2020 Alain Horzinski[13]   Retraité de la fonction publique
mai 2020 En cours Monique Aubailly[13],[14]   Professeure, profession scientifique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2019, la commune comptait 68 habitants[Note 3], en augmentation de 4,62 % par rapport à 2013 (Cher : −3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
184190191176171172156141110
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
115101120128115141143135128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
127130114898875686555
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
695745526158585751
2014 2019 - - - - - - -
7368-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument le plus représentatif de la commune de Serruelles est sa chapelle placée sous le patronage de saint Ursin. Sa construction date du XIe siècle et elle a bénéficié de nombreuses réfections. C'est aujourd'hui un monument privé dans lequel un office est annuellement donné au mois de juin. Régulièrement tableaux et sculptures y sont exposés par le propriétaire[19]. Elle a possédé par le passé un autel en l'honneur de saint Genou.

Serruelles compte aussi un manoir du XVIIe siècle à Lambussay. Il existait également un château construit en 1849 qui fut détruit dans les années 70.

La commune de Serruelles accueille actuellement l'aérodrome de Châteauneuf-sur-Cher et possède une salle polyvalente d'une capacité de 48 personnes et un terrain de tennis municipal. Cela lui permet de s'enorgueillir du titre de plus petite commune de France à posséder un aéro-club.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, le territoire de la commune appartient à la famille de Chevenon de Bigny. Mlle de Chevenon de Bigny l'apporta en dot à son mari le Baron Augier général de l'Empire et commandant de la place de Bourges. À sa mort, il le légua à son fils le baron Edouard Augier qui fit construire le château en 1849. Sa fille épousa le comte Anselme de Bosredont en 1852. Edouard Augier mourut dix ans plus tard le . Anselme de Bosredont succéda à son beau-père et mourut en 1894 laissant la terre à son fils le comte Gerald de Bosredont. Le comte Jean de Sauvebœuf en hérita en 1936 à la mort du comte Gerald de Bosredont le . Son fils Alain de Sauvebœuf lui succéda. Les familles Augier, Bosredont et de Sauvebœuf ont géré la commune en tant que maires pendant plusieurs générations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. a et b « Les risques près de chez moi - commune de Serruelles », sur Géorisques (consulté le )
  8. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  9. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.
  10. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  11. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 169
  12. Zeller, op. cit., p. 145 et 153
  13. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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