Louis Costaz

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Louis Costaz
Description de l'image Costaz, Louis.jpg.
Naissance
Champagne-en-Valromey
Bugey, Ain
Décès (à 74 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence France
Profession
Géomètre
Famille

Louis, baron Costaz, né le à Champagne-en-Valromey dans le Bugey et mort le à Paris, est un géomètre et administrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Costaz nait le 17 mars 1767 d'un marchand prénommé Claude et de sa femme Claudine Gojon[1]. Après des études de mathématiques à Valence puis Paris, Costaz enseigne cette matière à l'école militaire de Thiron jusqu'en 1793[2], puis à partir de 1795 à l'École Polytechnique[1],[3]. Il est par ailleurs l'un des organisateurs du Conservatoire national des arts et métiers[1].

Membre de la Commission des sciences et des arts, il participe à l'Expédition d'Égypte en tant que géomètre[1]. Il devient secrétaire adjoint de l'Institut d'Égypte et membre du Conseil Privé d'Égypte[2] après avoir fait partie de la commission chargée d'écrire le règlement de cet institut[1]. Le 24 décembre 1798, il accompagne Bonaparte qui organise un voyage vers l'isthme de Suez, avec Gaspard Monge et Claude Louis Berthollet, ainsi que Le Père, le chimiste Descotils et le dessinateur Dutertre. Au cours de son séjour en Égypte, il présente plusieurs rapport à l'Institut et joue un rôle moteur dans l'élaboration des prémices de la Description de l'Égypte[1] dont il écrira certains rapports[3].

De retour en France un peu avant les autres scientifiques de l'expédition, il siège au Tribunat à partir du mois de juin 1803[1]. Membre de la section financière de l'assemblée[3], il s'occupe aussi de la réorganisation de l'école d'arts et métiers de Compiègne, transférée à Châlons-sur-Marne[1], et de la création de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale[3]. Préfet de la Manche de 1804 à 1809, il entreprend notamment la construction de plusieurs grandes routes dans son département et l’amélioration des fortifications maritimes[3]. Ses capacités de mathématicien et d'administrateur le prédisposent à occuper, à partir de la fin de l'année 1809, le poste d'intendant des Bâtiments de la Couronne, où il exerce, selon l'architecte Fontaine, une administration tatillonne[3]. Il est ensuite conseiller d'État et directeur général des Ponts-et-Chaussées[1] (1813-1814). Rappelé au Conseil d'État sous les Cent-Jours, il est destitué au retour des Bourbons[1] et se retire peu après de la vie publique. Il retrouve sa place dans cette assemblée en 1820[1].

Louis Costaz meurt le 15 février 1842 à Fontainebleau[1].

Armoiries : coupé, au 1 d'or et de gueules, l'or à une fleur de lotus de sinople et le gueules au signe de baron préfet qui est une muraille crénelée d'argent surmontée d'une branche de chêne de même ; au 2 de sinople au cheval cabré et contourné d'argent, senestré d'une houe sacrée égyptienne d'or.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur depuis le 18 septembre 1809[4], Louis Costaz est créé baron de l'Empire le 31 décembre 1809[5]. Il est fait officier de la Légion d'honneur le 6 avril 1813[4].

Fondateur de la Société de géographie, il la préside en 1829, et entre à l'Académie des sciences comme académicien libre, le 8 août 1831[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Son frère Benoît Costaz est évêque de Nancy de 1810 à 1814.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Tulard 1999, p. 566-567.
  2. a et b Cattin 1979.
  3. a, b, c, d, e et f Branda 2013, p. 98-99.
  4. a et b Dossier sur la base Léonore du ministère de la Culture..
  5. Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire, Tallandier, (ISBN 2-235-02302-9), p. 222.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]