Chabrillan

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Chabrillan
Chabrillan
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Crest
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Guy Audras
2014-2020
Code postal 26400
Code commune 26065
Démographie
Gentilé Chabrillanais
Population
municipale
706 hab. (2016 en augmentation de 6,17 % par rapport à 2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 28″ nord, 4° 56′ 32″ est
Altitude Min. 149 m
Max. 352 m
Superficie 17,75 km2
Localisation

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Chabrillan est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Chabrillanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Allex Eurre Rose des vents
Grane N Divajeu
O    Chabrillan    E
S
La Roche-sur-Grane Autichamp

La commune de Chabrillan est située dans le Sud-Est de la France, sur la rive gauche de la Drôme, à 7 km de Crest, 31 km de Valence et 44 km de Die.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Chabrillan ou le Ru de Chabrillan est un ruisseau (affluent du Rif-Noir) de la commune de Chabrillan, ayant 3,5 kilomètres de parcours. En 1891, il avait une largeur moyenne de 1,50 m, une pente de 44 m, un débit ordinaire de 0,45 m3, extraordinaire de 15 m3[1].

Le Saint-Pierre est un ruisseau qui a sa source au domaine de Cobonne (commune de Chabrillan), et se jette dans la Drôme, sur la même commune, après un cours de 5,4 kilomètres[2].

  • XVe siècle : El riou de Sant Peyre (parcellaire).
  • En 1891, il a une largeur moyenne de 5 m, une pente de 87 m, un débit ordinaire de 0,10 m3, extraordinaire de 35 m3.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[3] :

  • 1171 : Chabreilha (chartes de Bonlieu).
  • 1230 : Chabreilla (cartulaire de Die, 68).
  • 1264 : Chabroilla (Sigillog. du Dauph., 265).
  • 1282 : Chabreillion (cartulaire de Léoncel).
  • XIIIe siècle : Chabrilla (Le fieus de levesq.).
  • 1326 : De Chaprilliano (Trans. entre l'abbaye d'Aiguebelle et le comte de Valentinois).
  • 1332 : Chabrillianum (Gall. christ., XVI, 130).
  • 1345 : mention du château : Castrum de Capriliano (Duchesne : Comtes de Valentinois, 43).
  • 1384 : mention du château : La Mouta, la Mota de Chabrillan (inventaire de la chambre des comptes).
  • XIVe siècle : mention de l'église (Saint-Julien) : Capella de Capriliano (pouillé de Valence).
  • 1442 : mention du château : Castrum Chabrilliani (choix de doc., 77).
  • XVe siècle : mention du château : La Moto, Lous barris de la Moto (parcellaire).
  • XVe siècle : mention de l'église Saint-Julien : Sant Julio (parcellaire).
  • XVIe siècle : Chabrillao (parcellaire).
  • 1426 : Chabreilham (Duchesne : Comtes de Valentinois, 6)
  • 1626 : Chabreillan (archives municipales de Vaunaveys).
  • 1650 : Chabrelhan (parcellaire de Crest).
  • 1891 : Chabrillan, commune du canton de Crest-Sud.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Lors des fouilles préventives au passage du TGV Méditerranée sur la commune, une équipe d'archéologues est intervenue sur le site de la Prairie. Elle a mis au jour une dalle anthropomorphe du néolithique. Elle reposait aux côtés d'un foyer et d'une fosse contenant le squelette d'un chien. Taillée dans un calcaire gréseux, elle mesurait 45 centimètres de long, 31 centimètres de large et avait une épaisseur de 13 centimètres. Elle a été datée du chasséen ancien[4].

Elle évoque un personnage stylisé avec une face en relief, des yeux en retrait et un front proéminent. Sur les côtés de la dalle ont été incisés des bras parallèles et droits[4]. Le torse, peut être féminin, est légèrement dégagé par rapport à la surface ce qui suggère des seins[5].

La dalle était prévue pour être plantée dans le sol puisqu'elle est taillée en pointe à la base. Ce type de figuration s'apparente à celles retrouvées en Languedoc, en Provence dans le Comtat Venaissin et à Avignon. Rien ne permettant de lier cette représentation anthropomorphe à un rite funéraire humain, soit elle a pu identifier l'occupante de l'habitation, soit symboliser un personnage féminin de statut important[5].

Les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Tombes sous tuiles (près du vieux chemin romain)[6].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[3] :

  • Fief des comtes de Valentinois.
  • Possession des Chabrillan (chevaliers).
  • Milieu XVe siècle : passe (par mariage) aux Beaumont.
  • Acquise par le dauphin Louis XI.
  • 1450 : cédée aux Moreton en échange d'une partie de la terre de Pierrelatte.
  • 1674 : les Moreton obtiennent l'érection de Chabrillan en marquisat. Ils sont les derniers seigneurs.

1370 : en leur qualité de hauts seigneurs, les comtes de Valentinois donnèrent une charte de libertés aux habitants de Chabrillan[3].

1674 (octobre) : Le marquisat est créé en faveur de Joseph de Moreton (dont deux des frères étaient morts à la guerre au service du roi) par lettres du roi Louis XIV données à Saint Germain en Laye[réf. nécessaire].

Avant 1790, Chabrillan était une communauté de l'élection de Montélimar et de la subdélégation et sénéchaussée de Crest, formant une paroisse du diocèse de Valence, dont l'église était sous le vocable de saint Julien, et dont les dîmes appartenaient au prieur du lieu (voir Saint-Pierre)[3].

Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, filiation de Saint-Thiers de Saoû uni à cette abbaye vers le milieu du XVe siècle et dont le titulaire, avant 1790, avait les dîmes de la paroisse de Chabrillan[7].

  • XIVe siècle : Prioratus de Capriliano (pouillé de Valence).
  • XIVe siècle : Sant Peyre (parcellaire).
  • 1891 : Saint-Pierre, église (déjà classée parmi les monuments historiques), cimetière et quartier de la commune de Chabrillan.

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Chabrillan devint le chef-lieu d'un canton du district de Crest, comprenant les communes de : Autichamp, Chabrillan, Grâne, Roche-sur-Grâne, mais à la réorganisation de l'an VIII, il est devenu une simple commune du canton de Crest-Sud[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2008 Jacqueline Thury-Bouvet    
mars 2008 mars 2014 Alain Charrier    
mars 2014 En cours
(au 30 octobre 2014)
Guy Audras[8] SE Retraité

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2016, la commune comptait 706 habitants[Note 1], en augmentation de 6,17 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7165707778699301 0161 0251 0291 004
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
963905907906901864851810766
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
764722707605610542531528534
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
519474494544629608648654659
2013 2016 - - - - - - -
663706-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, vergers, ovins, caprins[6].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Bourg à caractère médiéval[6].
  • Panorama du château[6].
  • Rives de la Drôme / pêche[6].
  • Réserve naturelle des Ramières[réf. nécessaire].
  • Fête : premier dimanche d'août[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village vu de la plaine.
  • Ruines du château (classé IMH)[6].
  • Ancienne prieurale Saint-Pierre (classé MH) du XIIe siècle : nef unique, abside décorée, chapiteaux ornés, deux chapelles[6].
  • Village perché (restauré).

À l'angle des routes RD 104 et RD 591, se trouvait un chêne auquel certains habitants attribuaient le pouvoir de guérison des affections cutanées des bébés. Le pèlerinage s'effectuait de nuit. Les mères venaient suspendre aux branches ou déposer dans le tronc [...][Quoi ?] :

  • Une petite chapelle dépendante de l'abbaye Saint-Chaffre du Monestier se trouvait à proximité. On émet l'hypothèse que le pèlerinage associé à cette chapelle a été transféré au chêne après la disparition de cette dernière.
  • Le chêne est mort, abattu par un orage en novembre 1982, à plus de 300 ans.
  • Un autre a été planté dans les années 1980[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Guigues de Moreton de Chabrillan, des comtes et marquis de Chabrillan.
  • Maurice Long (né le 15 mars 1866, mort à Colombo (Ceylan) le 15 janvier 1923) : avocat puis magistrat, député de la Drôme de 1910 à 1923, ministre du Ravitaillement en 1917 dans le gouvernement de Paul Painlevé, Gouverneur Général de l'Indochine Française de 1919 à 1923.
  • Gustave André (1908-1944), instituteur à Chabrillan, résistant, compagnon de la Libération.
  • François Permingeat (né le 17 septembre 1917 à Chabrillan, mort en 1988) : ingénieur, chercheur scientifique installé à Toulouse, spécialiste en géologie et minéralogie, professeur d'université, plusieurs fois décoré, primé et médaillé[réf. nécessaire].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Collectif, Archéologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV Méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, Le Musée de Valence/Semgy, Éditions d'Art, (ISBN 285056513X).
  • J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme comprenant les noms de lieux anciens et modernes…, Paris, Imprimerie Moderne, (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme…, p. 60 (Chabrillan, second article).
  2. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme…, p. 356 (Saint-Pierre, second article).
  3. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme…, p. 59-60 (Chabrillan, premier article).
  4. a et b Sylvie Saintot, Archéologie sur toute la ligne, p. 69.
  5. a et b Sylvie Saintot, op. cit., p. 70.
  6. a b c d e f g et h Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Chabrillan.
  7. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme…, p. 356 (Saint-Pierre, premier article).
  8. Chabrillan sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 30 octobre 2014).
  9. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. F. Monteiller, « Enquêtes sur les arbres remarquables de la Drôme », Études drômoises, no 69,‎ , p. 51-52.