Autichamp

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Autichamp
Autichamp
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Denis Lattard
2020-2026
Code postal 26400
Code commune 26021
Démographie
Gentilé Autichampois, Autichampoises
Population
municipale
121 hab. (2017 en diminution de 8,33 % par rapport à 2012)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 57″ nord, 4° 57′ 57″ est
Altitude Min. 245 m
Max. 485 m
Superficie 6,25 km2
Élections
Départementales Canton de Crest
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Autichamp
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Autichamp

Autichamp est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Autichampois.

Autichamp fait partie des "villages perchés" typiques du Val-de-Drôme [1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Autichamp est située à 35 km de Valence et à 9 km de Crest.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le village vu depuis la route de Marsanne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[2].

  • 1345 : Castrum Alticampi (Duchesne, Comtes de Valentinois, preuves 53) / étudié par Ernest Nègre[3].
  • XIVe siècle : De Alticampo (pouillé de Valence).
  • 1391 : Antuchant (choix de docum., 314).
  • 1421 : Naultichamp (Duchesne, ibid., 69).
  • 1529 : Outichamp (arch. hosp. de Crest, B. 11).
  • 1583 : Otichamp (Chabeul, notaire à Crest).
  • 1891 : Autichamp, commune du canton de Crest-Sud.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ce toponyme semble dériver de l'adjectif féminin occitan Auta (« haute ») et *Chalm (« lande, plateau désert »)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[2] :

La paroisse :

  • XIVe siècle : L'église : Capella de Alticampo (Pouillé de Valence) fut sous le vocable de Saint-Sébastien puis sous celui de Saint-Jean[2],[4].
  • XVIe siècle : Prioratus de Antichant Valentinensis dioecesis (Pouillé gén.). Prieuré de l'ordre de Saint-Benoît et de la dépendance du prieuré de Saint-Marcel de Sauzet, dont le titulaire avait la collation de la cure et les dîmes de la paroisse d'Autichamp[4].

Avant 1790, Autichamp était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation et sénéchaussée de Crest, formant une paroisse du diocèse de Valence, dont l'église était sous le vocable de Saint-Jean et dont les dîmes appartenaient au prieur du lieu[2].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Autichamp fut compris dans le canton de Chabrillan, que la réorganisation de l'an VIII a fait entrer dans le canton de Crest-Sud[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 ? Philippe Giraud    
mars 2008 2014 Sylvette Delcourt    
2014 2020 Bernard Magnon[5] SE Agriculteur
2020 En cours Denis Lattard    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2017, la commune comptait 121 habitants[Note 1], en diminution de 8,33 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
233190238286347322301295292
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
279278250263263244238211197
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
189204187156139129137138120
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
122114105115117120135134119
2017 - - - - - - - -
121--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située face à la mairie, à l'orée ouest du village, l'école publique accueille 22 élèves de CP et CE1. Elle est composée de deux pièces principales : une salle de classe et une salle d'activités, qui sert aussi de cantine. Elle dispose de trois espaces de récréation : la cour principale, le préau et l'espace nature[réf. nécessaire].

L'école fonctionne en Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec les communes de Divajeu (classes maternelles) et de La Répara-Auriples (CE2, CM1, CM2). Les parents d'élèves des trois communes forment l'APERADA, association de soutien aux projets pédagogiques des enseignants[réf. nécessaire].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le dimanche suivant le 18 juillet[10].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, fourrage, ovins, caprins[10].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Site du village et abords (SI), panorama étendu[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Village perché caractéristique, inscrit depuis le 21 mai 1953 à l'inventaire des sites pittoresques de la Drôme. Nous remarquons, à la base, ses jardins sur toute sa largeur, et son château au sommet. La disposition des jardins aurait été voulue à la Renaissance. Grâce à une protection des ABF, elle a pu être conservée[réf. nécessaire].
  • Le château : seule la partie sud de l'édifice témoigne de l'époque médiévale. À la Renaissance, les Chabrillan s'éteignent et Gaspard Beaumont d'Autichamp hérite de la seigneurie. Il embellit le château. Les Beaumont d'Autichamp apparaissent à plusieurs reprises dans l'histoire de France. À la Révolution, ils émigrèrent. En grande partie ruiné, l'édifice fut restauré durant les années 1980 par une jeune passionnée. Aujourd'hui, il est toujours privé[réf. nécessaire].
  • La « porte de France » : elle est, avec la tour pleine de la mairie, l'un des vestiges les plus remarquables du château du XIIIe siècle. Les corbeaux supportaient une bretèche en bois. Cette porte sud fut surnommée « Porte de France » par un artiste local[réf. nécessaire].
  • Ancien clocher : bâti au XIIIe siècle (ou au XVe siècle[10]), il faisait partie de l'église Saint-Sébastien située à l'emplacement du belvédère actuel. Au XVIIe siècle, très dégradée, Saint-Sébastien devint inutilisable à tel point qu'il fut décidé de reconstruire une autre église. L'angélus est encore sonné presque tous les jours par un villageois[réf. nécessaire].
  • Château Renaissance en ruine (façade ornée, tour ronde)[10].
  • Le « pont roman » : bâti à la Renaissance, il permettait aux voyageurs d’avoir un aperçu impressionnant sur le village, ses jardins et son château. Il est le seul du département qui ne fut pas « modernisé ». Il a été complètement restauré en 2004 à l’initiative de la municipalité et a obtenu la récompense « Les rubans du patrimoine »[réf. nécessaire].
  • Église Saint-Jean-Baptiste : construite pour remplacer l'ancienne église, elle fut inaugurée en 1771. Elle a été restaurée en 2014. La décoration intérieure est en grande partie d'origine. L'autel du XIIIe siècle situé dans l'une des chapelles est remarquable (il sera prochainement restauré). Le frontispice est une création de l'architecte Olivier Naviglio[réf. nécessaire].
  • Les fontaines et les jardins : ces sources irriguaient à l’origine les jardins grâce à un système de canalisation très sophistiqué. Les jardins, construits à la Renaissance, étaient indépendants du château. Au début du XXe siècle, la troisième terrasse fut détruite pour y faire passer la route départementale. Ces jardins sont aujourd'hui privés[réf. nécessaire].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La vue vers le massif de Saou.
  • Paysage classé « ensemble paysager remarquable », par la DIREN, le massif de la Forêt de Saou s'impose dans ce paysage typiquement agraire. Il fait partie des massifs emblématiques drômois et s’inscrit dans ce panorama qui va du Vercors à la forêt de Marsanne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Autichamp possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Guide des patrimoines drômois.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les villages perchés de la Drôme | La Drôme Tourisme », sur www.ladrometourisme.com (consulté le 10 janvier 2020)
  2. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 15
  3. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 76, (ISBN 2600028838)
  4. a et b J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 342
  5. Autichamp sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 30 octobre 2014).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. a b c d et e Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 978-2-7399-5026-9), Autichamp