Antoine Labeyrie

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Antoine Labeyrie
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Biographie
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Officier de la Légion d'honneur
Médaille Benjamin Franklin (en)
Prix Tycho Brahe (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Antoine Labeyrie, né à Paris le , est un astronome français, professeur émérite au Collège de France[1], fut titulaire de la chaire d'Astrophysique Observationnelle, et membre de l'Académie des sciences, section Sciences de l'Univers.

Pionnier de l'interférométrie, il a proposé un nouveau concept de télescope, appelé Hypertélescope. Le concept particulièrement innovant de l' Hypertélescope est de remplacer le miroir unique des télescopes classiques par un "miroir dilué géant" composé de nombreux petits miroirs non jointifs et positionnés très précisément de façon à atteindre la résolution qu’aurait un miroir traditionnel de même dimension extérieure.

L’image obtenue par un télescope est d’autant plus riche, lumineuse et détaillée que le miroir qui collecte la lumière est plus grand. De par son principe même l'Hypertélescope offre la possibilité de multiplier à volonté le nombre de ses petits miroirs sans avoir à modifier l’infrastructure matérielle déjà en place. L’ajout d’un grand nombre de ces miroirs permet donc d'accroître considérablement le diamètre et éventuellement la surface globale du miroir dilué. Ces dimensions peuvent donc dépasser celles des très grands télescopes actuellement en projet.

Le diamètre du miroir d'un télescope détermine sa capacité à détecter des détails sur l’image de l’astre observé. Le diamètre des Hypertélescopes pouvant dépasser d’un facteur vingt ou plus celui des télescopes classiques. Il s’agit donc pour les Hypertélescopes de parvenir à déceler des détails beaucoup plus fins que les télescopes classiques. Par exemple pour rechercher la présence de vie sur des exoplanètes.

Des Hypertélescopes pourront être construits dans l’espace pour atteindre des dimensions bien supérieures. En effet, une flottille de petits miroirs peut être déployée et pilotée avec l’extrême précision requise, à une échelle pouvant approcher les cent mille kilomètres.


Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur diplômé de SupOptique (ESO 65), sa spécialité est l'optique. Antoine Labeyrie a inventé et publié de nombreux articles scientifiques sur les techniques d'interférométrie. Depuis les années 1970 ses contributions ont été largement reprises puisque presque tous les observatoires mondiaux ont maintenant un interféromètre.

L'interférométrie permet de combiner la lumière reçue par plusieurs miroirs séparés et donc de disposer virtuellement de l'équivalent d'un seul miroir aux dimensions inégalées (1 km à 400 km) et aux capacités multipliées (Science & Vie HS N°276, septembre 2016).

La puissance combinée de vision à très grande distance rendue possible grâce à l'invention d'Antoine Labeyrie permettra peut-être aux Terriens d'observer d'autres traces de vie dans l'Univers et d'accélérer la découverte de milliers d'exoplanètes.

Il a reçu le prix Beatrice M. Tinsley en 1990, ainsi que le prix Fizeau[2] en 2010. L'astéroïde (8788) Labeyrie porte son nom.

Il est le fils de Jacques Labeyrie (1920-2011), ingénieur, docteur en sciences, assistant de Frédéric Joliot-Curie[réf. nécessaire].

Distinction[modifier | modifier le code]

Il a reçu la médaille 'Benjamin Franklin' en 2000, décernée depuis 1824 par l'Institut Benjamin Franklin, pour ses découvertes scientifiques.

Il est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. BIO
  2. L'Astronomie, octobre 2010, no 32, p. 12