Budos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Budos
La mairie (avr. 2012).
La mairie (avr. 2012).
Blason de Budos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton Les Landes des Graves
Intercommunalité Communauté de communes de Podensac, des Coteaux de Garonne et de Lestiac-sur-Garonne, Paillet, Rions
Maire
Mandat
Élie Zausa
2014-2020
Code postal 33720
Code commune 33076
Démographie
Gentilé Budossais
Population
municipale
768 hab. (2014)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 03″ nord, 0° 23′ 03″ ouest
Altitude Min. 12 m – Max. 70 m
Superficie 21,1 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte administrative de la Gironde
City locator 14.svg
Budos

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Budos

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Budos

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Budos
Liens
Site web www.budos.fr/

Budos (Budòs en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Budossais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située à proximité du Ciron dans le vignoble des Graves et jouxtant le célèbre village viticole de Sauternes. Aujourd'hui, l'activité principale de ce village est la viticulture.

Budos est réputée pour son eau, car elle est une des plus grandes sources d'eau de la région, eau qui alimente tout le sud de la Communauté urbaine de Bordeaux par un aqueduc.

La commune se trouve à 42 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 14 km à l'ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 15 km au sud de Podensac, chef-lieu de canton[2].

Les communes limitrophes en sont Pujols-sur-Ciron au nord-nord-est, Bommes au nord-est, Sauternes à l'est, Léogeats au sud-est, Balizac au sud-ouest et Landiras de l'ouest au nord.

Communes limitrophes de Budos
Landiras Pujols-sur-Ciron

Bommes
Budos Sauternes
Balizac Léogeats


La commune est traversée, dans le bourg, par une route tronc commun des départementales D114 et D118, la première reliant Pujols-sur-Ciron au nord-est et Villandraut au sud, la seconde reliant Illats au nord et Balizac au sud-ouest. Au nord du bourg, la route départementale D125 mène vers le nord-ouest à Landiras et vers l'est à Sauternes. Le territoire communal est également traversé, dans l'ouest, par la route départementale D11 qui relie Saint-Symphorien au sud-ouest à Landiras au nord-ouest puis Illats au nord (accès à l'autoroute A62).
L'accès le plus proche à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) est celui de sortie 2 Podensac distant de 11 km par la route vers le nord.
L'accès sortie 1 Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 21 km vers le sud-est.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 9,5 km par la route vers le nord-est, de Preignac sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine ; celle de Langon, offrant plus de trafic, se trouve à 13 km vers le nord-nord-est.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymes sur la carte de Cassini, 1756

Au nord-ouest du bourg se trouve un tertre boisé, aux taillis touffus, le Tuco de la motte, de quarante mètres de diamètre à la base, qui domine la vallée du Tursan. Aucun indice ne permet de préciser s'il s'agit d'un tumulus protohistorique ou d'une motte féodale comme l'indique le toponyme[3].

Au Moyen Âge, l'histoire de Budos se confond avec celle de son château et de la seigneurie.

Pour l'état de la commune au XVIIIe siècle, voici ce que dit l'enquête de Jacques Baurein[4] :

Cette paroisse, composée d'environ deux cent feux, a un petit bourg situé sur la hauteur et quelques villages : Pinguoy, Perron, Cosson, Mouliés, Paulin, le Corpia et la Peyrouse, nommé de la sorte en raison de la qualité de son sol, qui est pierreux.
Le terrain est en général léger et sablonneux ; ses principales productions sont le blé, le vin et le millet. Ses habitants ne s'occupent que de la culture des terres. Il y a aussi un bois de pins et une lande d'environ dix‑huit cent journaux, qui appartient aux habitants.
Il y a, note J. Baurein, au pied du château, une fontaine remarquable, dont le cours est égal en toutes saisons, et dont l'eau coule avec assez d'abondance pour faire tourner, à peu de distance, un moulin à trois meules. Le ruisseau qu'elle forme va se jeter dans le Ciron. Sur un autre affluent du Ciron, le ruisseau de Tursan, se trouve un pont en bois qui permet la communication avec Bommes ; mais « ce pont n'est que pour les personnes à pied ou à cheval, et non pour les charrettes ».
Le courrier doit être adressé au bureau de poste de Preignac, route de Langon, par la voie de la grande Poste.

À la Révolution, la paroisse Saint-Romain de Budos forme la commune de Budos[5].

Au XIXe siècle, Rebsomen signale l'ancienne maison noble de Margaride et les sources de Fonbanne, célèbres pour leur eau abondante et limpide, « dont le débit est de 350 litres par seconde. Ces eaux sont amenées à Bordeaux, depuis 1887, par un aqueduc de 41 kilomètres de longueur ».

Juste avant le pont de la Magdelaine sur le Ciron, se trouvait une petite construction en ruines, sous les arbres et dans un coin très pittoresque : enceinte rectangulaire bâtie en belle pierre, appelée la chapelle de la Magdelaine[6]..

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de {{{commune}}} Blason Écartelé, au premier et au quatrième de gueules à la tour d'or ouverte, ajourée et maçonnée de sable, au deuxième et au troisième d'or aux trois barres d'azur.
Détails officiel, présent sur le internet de la commune

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Elie Zausa[7]   Agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 768 habitants, en augmentation de 8,78 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
915 852 900 1 010 941 1 093 1 037 1 106 1 101
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 047 1 023 1 018 981 1 002 975 955 880 803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
794 776 750 717 739 681 633 556 558
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
573 531 491 548 666 629 652 706 768
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'aqueduc de Budos a été réalisé entre 1886 et 1887 sous la direction de Wolff, ingénieur des Ponts et Chaussées et directeur des Eaux de la ville de Bordeaux. L’ouvrage, long de 41 kilomètres alimente Bordeaux avec plus de 20% de ses besoins en eau potable.
  • Le moulin du Batan (ou Battant)
Les informations suivantes proviennent principalement de : Les sources et moulins de Budos de Jean Dartigolles[13].
Le moulin du Batan est le seul rescapé de hameau qui se trouvait près des sources de Fontbanne. Le moulin de Fontbanne et quelques habitations datant du XIIe siècle furent détruits avec la construction de l'usine de traitement des eaux des source (Voir l'article : Aqueduc de Budos). Il a été conservé grâce à une restauration récente et est maintenant une habitation privée.
Il a même conservé sa petite retenue d'eau alimentée par ce qui reste du Pesquey. Lequel Pesquey, aussitôt passé sous le bâtiment, est détourné par le canal de l'Eau Belle.
Quelles étaient les activités exercées dans ces moulins ?
  • Le moulin de Fontbanne écrasait des céréales.
Le moulin du Batan connut une carrière beaucoup plus diversifiée. Il connut au fil du temps plusieurs vocations successives.
  • Au XVIIIe siècle, c'était un atelier de foulon qui fabriquait du droguet.
Le foulon était un atelier de feutrage. On lui apportait de la laine de mouton brute, c'est-à-dire non désuintée. Cette laine était étalée et répartie en une couche homogène sur une surface plane, puis abondamment arrosée. Elle était ensuite longuement pilonnée par des maillets de bois actionnés par la force du moulin qui les faisait lever et retomber lourdement par le jeu d'un dispositif excentrique. L'opération se poursuivait jusqu'à ce que l'on obtienne un complet feutrage de la laine dont toute l'eau avait été expurgée par le pilonnage prolongé. Le tissu de feutre ainsi obtenu s'appelait le droguet. On en faisait des couvertures et de grands manteaux protégeant les cavaliers par temps froid ou temps de pluie.
Mais, avec le progrès industriel la fabrication locale n'était plus compétitive et la production de Droguet a cessé.
  • On se lança ensuite dans la fabrication du papier de chiffon de fabrication artisanale, qui s'obtenait lui aussi par foulage. On n'était pas très loin du procédé de fabrication du droguet. Encore, de grandes papeteries, de mieux en mieux équipées, se mirent à produire industriellement des papiers d'excellente qualité à des prix inférieurs à ceux de la petite usine du Batan.
  • Il fallut donc procéder à une nouvelle reconversion et, cette fois-ci, en 1836, dans un domaine radicalement nouveau, celui de la fabrication d'huile de colza. Mais, pour faire l'huile de colza, il fallait du colza et la production environnante était loin de pouvoir maintenir le moulin en activité commerciale.
  • La dernière production du moulin fut la fabrication des manches à balais ! Les scieurs de long de la région fournissaient des baguettes de bois de section carrée qui, dans l'usine du moulin, par un système d'engrenages et toupies actionné par la roue du moulin, les restituaient cylindriques. Cette production perdura jusqu'à la fermeture définitive du moulin en 1884 avec l'expropriation pour construire l'aqueduc.
  • La chapelle Saint-Pierre
Les ruines de la chapelle Saint-Pierre[14] se trouvent à environ un kilomètre de l'église paroissiale, sur la route départementale D 11, en direction de Balizac. Les quelques maisons situées à peu de distance s'appellent toujours le « quartier Saint-Pierre ».
Ces vestiges sont envahis par la forêt. Ce qui reste des murs, au milieu des pins maritimes, peut mesurer environ une quinzaine de mètres de longueur sans compter l'abside circulaire, dont on retrouve les fondations, et six à sept mètres de la façade.
La chapelle semble être au moins aussi vielle que l'église. Elle faisait l'objet d'une manifestation ancestrale à Budos. Le curé de la paroisse devait y dire la messe le jour de la fête du saint, les 29 et 30 juin, et la population de Budos et des paroisses voisines s'y rendait en procession le lendemain. Cette assemblée, plutôt profane, fut l'occasion d'abus et, en 1763, le curé, Jacques Dorat, demanda à l’évêque de supprimer cette dévotion. Après maintes péripéties, les célébrations religieuses furent bien supprimées. Mais les Budossais, quant à eux, maintinrent leurs festivités profanes en les transportant dans le bourg du village. Elles s'y sont maintenues jusqu'à nos jours sous forme d'une fête patronale.
La chapelle Saint-Pierre, vendue comme bien national en 1793, devint la propriété de Gilbert Polet, qui entreprit sa démolition et, au début du XIXe siècle, en fit une carrière de pierres. Elle faillit pourtant être restaurée par la volonté d'un Budossais, Nicolas Lacassaigne, qui fit un legs par testament de 3 000 francs en 1842. Mais le curé, l'abbé de Borrit, refusa ce legs et la chapelle tomba définitivement en ruine.
  • Le Tuco de la Mothe
Un tumulus en cône tronqué connu sous le nom de « Tuco de la mothe » et qui avait une destination militaire. Diamètre de la base de 40 mètres environ, hauteur prise sur la pente 12 mètres, diamètre du plateau supérieur 10 mètres, fossé entourant la base.
Ce vestige, à l'évidence fait de main d'homme, a souvent été présenté comme les restes d'une butte féodale dont elle présente effectivement certains caractères, mais aussi un certain nombre de singularités qui pourraient lui attribuer une origine nettement plus ancienne. En effet, beaucoup de mottes féodales dans la région était, à l'origine, des forts protohistoriques.
  • La glacière du château de Budos
Situé à environ 300 mètres à l’ouest du château, cet édifice se présente sous la forme d’un cylindre coiffé d’un cône en pierre et couronné d’une boule. Il est percé d'une porte et d'un oculus ovale. A l'intérieur il n'y a qu'une salle aux dimensions réduites, couverte par l'intrados du cône. Les parois sont encore enduites de chaux.
S'il est devenu un temps un abri, avec cheminée, pour les ouvriers agricoles travaillant dans les vignes, sa première fonction est tout autre. En effet, la présence d'un puisard assez important, est un indice permettant de dire que cet édifice était une glacière, la cavité interne permettant de conserver de la glace.
Si son architecture n'a pas d'élément distinctif, elle peut remonter à la deuxième moitié du XVIIe siècle, et fait suite aux aménagements opérés par les La Roque, sur le château et son domaine immédiat.
Les glacières servent à conserver la glace apportée pendant l’hiver et prise sur les rivières et les étangs. Bien conçues, elles permettent de stocker de la glace durant toute l’année.
Les glacières dans la région ne sont pas courantes et celle-ci est encore dans un bel état de conservation.
  • Le lavoir du bourg
Lavoir du bourg.
Le lavoir communal, destiné aux lavandières, est construit sur une source qui le fournit en eau de façon régulière.
Installé dans l’angle de deux murs, il se compose d’un toit à deux pentes reposant sur une charpente en bois elle-même soutenue par des poteaux du même matériau. Le lavoir est restauré et sa toiture refaite au cours du XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de Budos sur habitants.fr, consulté le 9 novembre 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 37,6 km pour Bordeaux, 10,9 km pour Langon et 13,3 km pour Podensac. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 23 avril 2012.
  3. André Rebsomen, La Garonne et ses affluents de la rive gauche de la Réole à Bordeaux, Féret (Entre-deux-Mers), , 304 p. (ISBN 978-2-913568-58-7), p. 230
  4. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 5.XXVI, pages 172-180
  5. Historique des communes, p. 10, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 10 avril 2013.
  6. André Rebsomen, La Garonne et ses affluents de la rive gauche de la Réole à Bordeaux, Féret (Entre-deux-Mers), , 304 p. (ISBN 978-2-913568-58-7), p. 232
  7. Commune de Budos sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 9 novembre 2011.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Inscription de l'église Saint-Romain », notice no PA00083495, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 23 avril 2012.
  13. Les sources de Fontbanne, conférence de Jean Dartigolles.
  14. E. Piganeau, « Excursion archéologique à Budos », Société archéologique de Bordeaux, vol. 4,‎ , p. 141-156 (lire en ligne)