Léogeats

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Léogeats
La mairie (sept. 2010).
La mairie (sept. 2010).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton Le Sud-Gironde
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Gironde
Maire
Mandat
Cédric Pujol
2014-2020
Code postal 33210
Code commune 33237
Démographie
Gentilé Léogeatais
Population
municipale
795 hab. (2014 en augmentation de 12,61 % par rapport à 2009)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 46″ nord, 0° 21′ 56″ ouest
Altitude Min. 15 m
Max. 102 m
Superficie 19,61 km2
Localisation

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Liens
Site web www.leogeats.fr/

Léogeats est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

À l’extrémité sud-ouest du canton de Langon, arrosé par le ruisseau du Moulin et le Loujat et situé sur la rive droite du Ciron, le village de Léogeats est composé de divers gros hameaux, Le Bourg, Brouquet, La Bernède, Cameillac, La Citadelle, La Herrade, Laulan, Les Levrauts.

La commune se trouve, par la route, à 46 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 12 km au sud-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et de canton[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Sauternes au nord, Fargues au nord-est sur à peine plus d'un kilomètre, Roaillan à l'est, Le Nizan au sud-est, en quadripoint (point de la surface de la Terre où quatre frontières différentes se rejoignent), Noaillan au sud, Balizac à l'ouest également sur à peine plus d'un kilomètre et Budos au nord-ouest.

Communes limitrophes de Léogeats
Budos Sauternes Fargues
Balizac Léogeats Roaillan

Noaillan
(quadripoint)                                             
Le Nizan

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par la route départementale D 8 qui mène à Langon via Fargues vers le nord et à Villandraut via Noaillan vers le sud. La petite route départementale D 8e5 qui prend naissance sur cette D 8 mène vers l'ouest au bourg et continue vers le nord et les vignobles du Sauternais.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le no 3, dit de Langon, distant de 12 km vers le nord-est.
L'accès no 1, dit de Bazas, à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 17 km vers le sud-est.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 13 km vers le nord-est, de Langon sur la Bordeaux-Sète du TER Aquitaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve, selon les périodes et les documents écrits, différentes graphies : Leujatz au XIIIe siècle, puis Leujats, Laugeat au XVIIe siècle, et enfin Léogeats depuis le XIXe siècle.

L'absence de formes anciennes suffisamment caractérisées ne permet pas de définir avec certitude l'origine de ce toponyme.

Albert Dauzat et Charles Rostaing l'expliquent par la terminaison -at(s) en tant que variante de -ac, issu du suffixe gallo-roman -acum, précédé du nom de personne germanique Liudo[2]. Ils comparent avec Léojac, village de Tarn-et-Garonne.

Ernest Nègre suggère l'occitan leuge « chêne liège », suivi du suffixe augmentatif -at[3].

Selon Miquèu Audoièr, dans le n° 269 de la revue País Gascons[4], il s'agit en réalité du nom *Leujac au pluriel, avec valeur de collectif : gascon *Leujacs prononcé comme Leujats, avec le sens de « les habitants de Leujac », puis confusion avec le nom du village lui-même. En effet, cette adaptation phonétique, -ts pour -cs, présente dans plusieurs régions occitanes, est attestée pour la Gironde dans les œuvres de Meste Verdié. En même temps, est confirmée l'identité du nom originel avec celui du village du Tarn-et-Garonne cité par Dauzat et Rostaing. Cette explication à un problème qui n'avait pas trouvé jusque là de solution satisfaisante a l'avantage de convenir pour la plupart des noms en -ats de la Gironde (sauf quelques cas comme Saucats, où il pourrait s'agir du suffixe -at). et même pour certains en -as. Cependant, il n'y a pas de trace de formes anciennes initiales en *-acs. En effet, l'usage des scribes était souvent de laisser, comme c'est le cas ici, telle quelle la forme orale en -ats, avec son adaptation phonétique vraisemblablement très ancienne du groupe cs en ts, ou bien de l'interpréter, parfois à tort (voir Coutras, avec une hypercorrection qui illustre cette habitude) comme représentant -ac, en rétablissant ce qu'ils estimaient être la forme d'origine débarrassée du pluriel dont ils connaissaient le sens.

En gascon, le nom de la commune est Leujats, qu'on pourrait peut-être écrire Leujacs (voir plus haut).

Ses habitants sont appelés les Léogeatais[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les Archives départementales de la Gironde relatives aux comptes de l'Archevêché de Bordeaux [6], on trouve trace au XIIIe siècle de deux paroisses : Sanctus Laurencius de Camelhac (Saint Laurent de Cameillac) et Sanctus Christoforus de Leujatz (Saint Christophe de Léogeats).

Cameillac (graphie occitane Camelhac), lieu-dit situé à un km au sud du bourg, était un domaine d’époque gallo-romaine (IIIe siècle environ), nom provenant sans doute d'un résident gallo-romain en Novempopulanie, « Camilius ». Ce bourg fut détruit soit au cours des incursions des Wisigoths au Ve siècle, des Francs au VIe, des Vascons au VIIe, des Maures au VIIIe, des Vikings au IXe, ou des Plantagenêt au XIIe.

Tribus celtes et vasconnes

On trouve mention de Léogeats, paroisse Saint-Christophe, en 1314, à propos de biens relevant de la famille d’Albret. Léogeats a pu, à l’origine, être une seigneurie à part, mais au XVIe siècle, les archives du château de Suduiraut à Preignac (Georges Guillot de Suduiraut était propriétaire du château de Noaillan au début du XXe siècle ) donnent quelques indications : elle dépend de la seigneurie de Noaillan (Jean de La Motte) ; au XVIIIe siècle, elle y est complètement intégrée.

Pour plus d'information sur la situation de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[7].

À la Révolution, la paroisse Saint-Christophe de Léogeats forme la commune de Léogeats[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 René Lalanne    
1965 1983 André Dubernet    
1983 1995 André Lavie    
1995 2001 Alain Dulou    
mars 2001 en cours
(au 9 décembre 2014)
Cédric Pujol[9]   Ouvrier

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la communauté de communes du Pays de Langon ayant été supprimée, la commune de Léogeats s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2014, la commune comptait 795 habitants[Note 1], en augmentation de 12,61 % par rapport à 2009 (Gironde : +6,37 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 023 948 931 991 987 1 034 1 001 1 042 1 033
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
995 955 938 874 850 796 785 736 666
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
677 664 627 576 546 506 507 451 464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
445 390 358 401 454 547 652 668 683
2013 2014 - - - - - - -
779 795 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le coteau du Tucau produit un excellent vin d’appellation Graves, rouge et blanc. Le dernier domaine viticole des graves se trouve sur la commune « Le domaine de la Chouette » produit des vins rouge, rosé et moelleux de qualité égale à son voisin Sauternes

À la fin du XIXe siècle de nombreux métiers, artisans et commerces existaient encore au village : berger, boucher, boulanger, cafetier, charbonnier, charcutier, charpentier, charron, coiffeur, épicier, horloger, laboureur, laitier, marchand de bestiaux, maréchal-ferrant, menuisier, meunier (Ruisseau du Moulin), muletier, résinier, sabotier.

On dénombrait ainsi à Léogeats en 1898 pas moins de huit sabotiers, sept bistrots, cinq épiciers, cinq laitiers, trois boulangers, deux bureaux de tabac, un boucher et un charcutier. Aujourd’hui les seuls commerces originels subsistants sont une boulangerie, une épicerie et l'auberge de Brouquet.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Entourée de son petit cimetière et située à l’extrémité d'un éperon rocheux dominant la vallée du Ciron, l’église Saint-Christophe, d'architecture romane, a été initialement construite au XIIe siècle puis transformée au XVIe siècle. La présence d'un hourd surmontant le portail ouest permet de supposer qu'elle a pu servir d’ouvrage de défense. Elle est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1925[14], ainsi qu'une partie de son mobilier et a servi de décor, dans les années 1960, pour le tournage du film Thérèse Desqueyroux tiré du roman éponyme de François Mauriac ainsi qu'en 1980, à l'adaptation télévisée du roman de Mauriac Le Baiser au lépreux.
  • À trois cent mètres à l’ouest de l'église, se trouve une fortification en ruine, la Tourasse qui fut étudiée par Léo Drouyn au XIXe siècle. Constituée d’une tour rectangulaire de 20 mètres sur 13 à trois étages et aux murailles d’un mètre d’épaisseur, il s’agissait vraisemblablement d’une maison forte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Mauriac (1885-1970) a eu l'occasion d'apprécier le charme bucolique du village et y fait référence dans plusieurs de ses ouvrages.
  • Joël Dumé, arbitre international de rugby, réside dans la commune.
  • Guillaume-Léonce Duprat psycho-sociologue naît en 1872 dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 40,4 km pour Bordeaux et 10,3 km pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 4 juillet 2011.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Lib. Guénégaud, 1978, p. 396.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, Lib. Droz, 1991, p. 1251.
  4. Miquèu Audoièr, Ua solucion unica a un problèma doble : lo grop -ts, País Gascons, édition 2013.
  5. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 4 juillet 2011.
  6. Liève des quartières de l'Archevêché, et Pouillé des Bénéfices de la France (registre administratif des biens et bénéfices ecclésiastiques) de 1420, 1546, et 1648 (manuscrits Monteil rédigé en latin).
  7. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 6.VI, pages 238-240 et page 132
  8. Historique des communes, p. 29, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 7 avril 2013.
  9. Commune de Léogeats sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 4 juillet 2011.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  14. « Inscription MH de l'église Saint-Christophe », notice no PA00083589, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 1er novembre 2010.