Bommes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bommes
La mairie (mars 2012).
La mairie (mars 2012).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton Le Sud-Gironde
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Gironde
Maire
Mandat
Bernard Laurans
2014-2020
Code postal 33210
Code commune 33060
Démographie
Gentilé Bommais
Population
municipale
537 hab. (2014)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 51″ nord, 0° 21′ 19″ ouest
Altitude Min. 10 m – Max. 75 m
Superficie 5,8 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte administrative de la Gironde
City locator 14.svg
Bommes

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Bommes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bommes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bommes
Liens
Site web www.bommes.fr

Bommes (Bòmas en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Bommais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Bommes est un village du sud Gironde situé au cœur du vignoble de Sauternes, et bordé à l'ouest par le Ciron, un affluent de la Garonne.

La commune se trouve à 42 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département et à 10 km à l'ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et de canton[2].

Les communes limitrophes sont Preignac au nord-est, Sauternes à l'est et au sud, Budos au sud-ouest et Pujols-sur-Ciron au nord-ouest.

Communes limitrophes de Bommes
Pujols-sur-Ciron Preignac
Bommes
Budos Sauternes

Le territoire communal est essentiellement traversé, hors du bourg, par la route départementale D116 qui mène à Landiras vers l'ouest et à Langon vers l'est ; un réseau de routes de moindre importance relie le bourg et le lieu-dit de Haut-Bommes aux villages alentour.

L'accès le plus proche à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) est celui de sortie 3 Langon distant de 9,5 km par la route vers l'est.

L'accès sortie 1 Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 19 km vers le sud-est.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 6,5 km par la route vers le nord-est, de Preignac sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine ; celle de Langon, offrant plus de trafic, se trouve à 10 km vers l'est.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bommes en 1756 par Cassini

Il y aurait des grottes préhistoriques en bordure du Ciron.

Le lieu-dit « Maisons Rouges » serait une étape sur une voie romaine.

Au Xe siècle, les Bénédictins possèdent un prieuré, à l’emplacement du presbytère, qui dépendait de La Sauve.

Le 22 avril 1288, le roi d’Angleterre permet à Jean Colomb, bourgeois de Bordeaux de construire une maison forte.

En 1310 les Antonins possèdent l’hôpital de Vigard (ou Bigard) avec chapelle qui dépend de la commanderie d’Aubeterre (Charente)[3], puis passe aux Feuillants (ordre de Citeaux) en 1625. Toute la commune appartient aux religieux.

Les Bénédictins sont les premiers à planter de la vigne et, surtout à cultiver les raisins concentrés en France (pourriture noble), méthode reprise par les Antonins quelques siècles plus tard.

On trouve la trace de la chapelle « St Antoine de Vigard » en 1310 ; un mariage et un baptême y sont célébrés en 1608 et cette même année elle reçoit la visite du cardinal de Sourdis. Cette chapelle comporte un portail ogival et une tour carrée. Il ne reste de nos jours, qu’une partie de la voûte. La lettre T, est la signature des Antonins.

Sont signalés par le même auteur[4]. :

La situation de la commune au XVIIIe siècle est décrite dans l'ouvrage de Jacques Baurein[5].

  • La culture de vigne se fait à joualles, c'est-à-dire qu'elles sont « entre-coupées par un certain nombre de règes de terre, qu’on ensemence en seigle, ou en quelqu'autre espèce de grains ». Il y existe des graves, dont les unes sont assez bonnes, et les autres d'une qualité très inférieure.
  • Les pâturages et les prairies sont nombreux mais exposés aux débordements du Ciron.
  • La paroisse est placée dans la juridiction de la Prévôté Royale de Barsac.
  • Il y avait environ 199 feux, représentant 994 habitants.
  • Le moulin des Augeys est implanté sur les bords du Ciron.
  • La répartition des tailles entre la partie haute et la partie basse fit l'objet de contestations :

« Le Roi étant informé que la Paroisse de Bommes étoit composée de deux parties séparées, dont l'une, est appellée le haut, et l'autre le bas Bommes, qui avoient été jusqu'alors réunis dans une même collecte, mais que le nombre de ceux portés dans le tableau des Collecteurs étoit beaucoup plus considérable dans la partie haute, les répartitions se faisoient communément au désavantage des contribuables de la partie basse, qui désireroient former à l'avenir une collecte particulière, afin que leur contribution fût réglée avec plus de proportion et d'équité. (En conséquence), le Roi, par Arrêt de son Conseil d'État, tenu à Versailles, le 31 septembre 1766, ordonna que la partie basse de Bommes seroit désunie de la haute, à l'égard des Impositions de toute espèce. »

À la Révolution, la paroisse Saint-Martin de Bommes forme la commune de Bommes[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Yvan Dubedat    
mars 2008 en cours Bernard Laurans[7]   Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la Communauté de communes du Pays de Langon ayant été supprimée, la commune de Bommes s'est retrouvée intégrée à la Communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 537 habitants, en augmentation de 13,05 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
706 597 551 717 828 800 750 713 737
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
604 633 625 670 662 670 669 615 642
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
644 632 658 563 524 519 525 514 503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
478 448 365 398 446 439 465 515 537
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À l'intérieur se trouvent une statue de saint Benoît du XVIIe siècle ainsi qu'une chaire du XVIIIe siècle et les blasons des familles de Pontac et de Mauvezin. Les quatre chapiteaux de l’ancienne église sont placés sur le mur d’enceinte du presbytère : un représente une corbeille, un autre des colombes affrontées portant sur le flanc une sorte de roue ornée de rosace et buvant dans un calice sous un palmier.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Au nord du village se trouvent d'anciennes carrières qui servaient autrefois de champignonnières ou encore de caves de vieillissement pour le vin.
  • Le château Lafaurie-Peyraguey : ancien manoir remanié à plusieurs reprises.
  • Le château de Rayne-Vigneau, construit en 1379 ; remplacé par un nouveau au XIXe siècle, construit par Michel Garros. M. de Roton, co-propriétaire, a découvert en 1925 de nombreuses pierres dites précieuses dans ses vignes (agates, jaspe, onyx). Cette collection comporte 12 000 pièces, dont 2 000 taillées. Elles proviennent d'huitres fossiles trouvées dans un banc marneux d'une longueur à peine de 200 mètres sur 10 à 20 mètres de largeur.
  • Le château de la Tour Blanche, signalé en 1600 (appartient à Jean St Marc, trésorier général de France). Le dernier propriétaire, Osiris, en fait don à l’État à sa mort : c'est devenu un lycée agricole.
  • Le château Rabaud, restauré au XVIIIe siècle.

De nos jours;

  • Dans la vallée du Ciron s'étirent trois kilomètres de bois et de prés verdoyants. Le parcours sinueux de cette agréable rivière permet en toute saison la pratique du canoë-kayak.
  • La commune a aménagé sur les bords du Ciron un parcours aventure en forêt.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La viticulture[modifier | modifier le code]

Une importante partie du territoire communal est consacrée à la viticulture et abrite quelque 70 exploitations viticoles pour un vignoble d'une superficie de 381 ha.

Six de ces exploitations font partie de la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 en appellation Sauternes :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de Bommes sur habitants.fr, consulté le 25 avril 2012.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 31,7 km pour Bordeaux et 8,5 km pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 25 avril 2012.
  3. La Commanderie générale d'Aubeterre de l'ordre de Saint-Antoine en Périgord (1100-1838), p. 85-94, Bulletin SHAP, tome XLIX (1924), consulté le 12 août 2016.
  4. Notes historiques sur Bommes, M. Bancheraud, consulté le 12 août 2016.
  5. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 6.IV, pages 233-235
  6. Historique des communes, p. 8, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 6 avril 2013.
  7. Commune de Bommes sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 25 avril 2012.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Inscription MH du château », notice no PA33000078, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 25 avril 2012.