Brain-sur-Allonnes

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Brain-sur-Allonnes
Brain-sur-Allonnes
L'église Saint-Maurille.
Blason de Brain-sur-Allonnes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Saumur
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saumur Val de Loire
Maire
Mandat
Yves Boucher
2020-2026
Code postal 49650
Code commune 49041
Démographie
Gentilé Brainois
Population
municipale
2 057 hab. (2021 en augmentation de 3,89 % par rapport à 2015)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 11″ nord, 0° 03′ 58″ est
Altitude 46 m
Min. 23 m
Max. 111 m
Superficie 33,32 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saumur
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Longué-Jumelles
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Brain-sur-Allonnes
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Liens
Site web brain-sur-allonnes.fr

Brain-sur-Allonnes est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune angevine du val d'Authion, Brain-sur-Allonnes se situe au nord-est d'Allonnes, sur la route D 85, La Breille-les-Pins / Varennes-sur-Loire, et à proximité de l’autoroute A85[1].

La commune est traversée par l'Authion et se situe dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 668 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Nicolas-de-Bourgueil à 5 km à vol d'oiseau[4], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 612,8 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Brain-sur-Allonnes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saumur, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (51,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,5 %), zones agricoles hétérogènes (30,3 %), terres arables (10,7 %), prairies (8,7 %), zones urbanisées (3,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2 %), cultures permanentes (0,4 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, 40 habitants perdent la vie. Lors de la Seconde Guerre mondiale, deux habitants sont tués[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801   Louis Allain    
1808   Joseph-Marie Gigault de Marconnay   propriétaire du château de La Coutancière
1824   Louis Gigault de Marconnay    
1852   Eugène Sincère Ségris    
1896 1900 Anatole de Marconnay    
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1956
(décès)
Octave Boureau   Ancien cultivateur
1956 mars 1989 Louis Dudé[15]   Agriculteur, maire honoraire
mars 1989 juin 1995 Georges Chevé    
juin 1995 mars 2008 Robert Taveau DVD Secrétaire de mairie retraité
Vice-président de la CA Saumur Loire Développement
mars 2008 En cours
(au 24 mai 2020)
Yves Boucher[16],[17] DVD Retraité de l'industrie

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire.

Autres circonscriptions[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014, Brain-sur-Allonnes fait partie du canton d'Allonnes et de l'arrondissement de Saumur[18]. Ce canton compte alors sept communes. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du 26 février 2014. La commune est alors rattachée au canton de Longué-Jumelles, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[19].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2021, la commune comptait 2 057 habitants[Note 3], en augmentation de 3,89 % par rapport à 2015 (Maine-et-Loire : +1,8 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5001 5611 4641 5351 5651 6041 5741 5331 538
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4711 4801 4051 3451 3341 2601 2931 3021 224
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2801 2951 1861 0761 0991 0841 0511 1461 270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 2891 3661 4851 7081 8011 7931 8181 8482 010
2014 2019 2021 - - - - - -
1 9812 0392 057------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,5 % la même année, alors qu'il est de 25,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 997 hommes pour 1 024 femmes, soit un taux de 50,67 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,37 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[24]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90 ou +
1,3 
7,9 
75-89 ans
11,6 
17,8 
60-74 ans
19,2 
20,2 
45-59 ans
18,1 
17,0 
30-44 ans
16,4 
14,6 
15-29 ans
12,7 
21,4 
0-14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2020 en pourcentage[25]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,1 
6,9 
75-89 ans
9,4 
16 
60-74 ans
16,8 
19,4 
45-59 ans
18,7 
18,3 
30-44 ans
17,5 
18,7 
15-29 ans
17,6 
19,8 
0-14 ans
17,8 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 147 établissements présents sur la commune à fin 2010, 36 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 4 % du secteur de l'industrie, 15 % du secteur de la construction, 35 % de celui du commerce et des services et 10 % du secteur de l'administration et de la santé[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
Le monument aux morts.
  • La Chevalerie de Sacé
    Le long du circuit pédestre GR 36, passant vers l'ouest à environ 1 km du centre de Brain-sur-Allonnes s'élèvent les ruines de la Chevalerie de Sacé, sise sur la forêt communale de Courcy, au lieu-dit les Six Allées.
    En 1961, à la suite d'un concours de jeunesse, une équipe de jeunes de 15 à 17 ans, fut amenée à effectuer des recherches historiques sur la commune. L'existence de la Chevalerie de Sacé était seulement signalée dans la notice de M. Bruas et le dictionnaire de M. Célestin Port, sans toutefois apporter de renseignements concernant ses origines, destructions et habitants. Seules les ruines, en gardant le souvenir, pouvaient éventuellement aider à résoudre ces énigmes.
    Sur place, ils ne virent qu'un taillis touffu et roncier d'où émergeait un bloc de construction scellé à la chaux d'environ 2 m de haut sur une base de 2 m. À peu de distance de celui-ci, apparaissait une entrée voûtée donnant l'accès à des souterrains comblés dans presque leur totalité.
    De ce jour date la naissance des fouilles du site d'une maison forte des XIIIe-XIVe siècles.
  • Musée d'histoire et archéologie
    Renferme une collection de carreaux de pavage du XIVe siècle ainsi que de nombreux objets de la préhistoire jusqu'à nos jours.
  • Jardin botanique médiéval
    Avec plus de 700 espèces et variétés cultivées à l'époque médiévale, ce jardin est non seulement un Conservatoire des plantes anciennes mais aussi un regard sur la vie rurale du peuple avant le XVIe siècle. Il essaie de reprendre l'agencement ainsi que le mode de mise en culture des jardins médiévaux.
    Les plantes sont classées selon leur utilisation et portent des étiquettes explicatives.
    Le jardin est subdivisé en différentes zones : une partie florale : "La Roseraie des Chevaliers" et le "Jardin bouquetier", une partie légumière : "Hortus", le "Jardin de la sorcière", les arbres fruitiers : "Vergier" ou "Pomarium", les plantes médicinales ou condimentaires : "Herbularius", le rucher médiéval : "Apiarium", et plusieurs stands thématiques comme "l'apothicaire", "la maison du repas paysan"...
  • Site archéologique de la Cave Peinte.
  • Église Saint-Maurille.
  • Château de La Coutancière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port (édition révisée par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (1re éd. 1874) (BNF 33141105, lire en ligne), p. 496-498.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail Brain-sur-Allonnes (49), consulté le 21 août 2012.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Brain-sur-Allonnes et Saint-Nicolas-de-Bourgueil », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Saint-Nicolas-de-Bourgueil », sur la commune de Saint-Nicolas-de-Bourgueil - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Saint-Nicolas-de-Bourgueil », sur la commune de Saint-Nicolas-de-Bourgueil - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. Port 1965, p. 496.
  15. [1]
  16. Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site de la préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le ).
  17. « Brain-sur-Allonnes. Yves Boucher élu maire pour la troisième fois », sur Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
  18. Insee, Code officiel géographique, Fiche de la commune de Brain-sur-Allonnes, consultée le 15 février 2015.
  19. Légifrance, Décret no 2014-259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire.
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  24. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Brain-sur-Allonnes (49041) », (consulté le ).
  25. Insee, « Évolution et structure de la population en 2020 - Département de Maine-et-Loire (49) », (consulté le ).
  26. Insee, Statistiques locales du territoire de Brain-sur-Allonnes (49), consultées le 9 décembre 2012