Le Puy-Notre-Dame

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Le Puy-Notre-Dame
Vendanges au Puy-Notre-Dame en 2004
Vendanges au Puy-Notre-Dame en 2004
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Saumur
Canton Montreuil-Bellay
Intercommunalité C.A. Saumur Loire Développement
Maire
Mandat
Patrice Mouchard
2014-2020
Code postal 49260
Code commune 49253
Démographie
Gentilé Ponot, Ponote
Population
municipale
1 242 hab. (2011)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 30″ N 0° 14′ 01″ O / 47.125, -0.233611 ()47° 07′ 30″ Nord 0° 14′ 01″ Ouest / 47.125, -0.233611 ()  
Altitude 103 m (min. : 32 m) (max. : 106 m)
Superficie 15,87 km2
Localisation

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Liens
Site web Site du Puy-Notre-Dame

Le Puy-Notre-Dame est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située au sud du département dans le Saumurois, à la limite des Deux-Sèvres dont elle est séparée par un ruisseau au Sud et à l'Est par le Thouet, Montreuil-Bellay se trouve à six kilomètres, Doué-la-Fontaine et Thouars à douze kilomètres, la ville de Saumur à vingt-trois kilomètres.

Une forte majorité de la population se situe dans le bourg, environ un millier, le reste se répartissant dans les villages attenant de Sanziers, Chavannes et Cix.

La superficie de la commune est de 1 604 hectares dont 540 de vignes, le reste étant en cultures céréalières.

De nombreuses galeries souterraines créées par l’extraction du tuffeau et du falun utilisés comme matériau de construction, s’étendent dans le sous-sol du Puy-Notre-Dame et même au-delà (de Saumur à Doué-la-Fontaine).

Certaines de ces galeries ont servi d’habitations appelées troglodytes et d’autres, grâce à une température constante de 12°, servent encore à la conservation des vins et à la culture du champignon de Paris[1] et autres espèces.

La commune est classée parmi les villages de charme du département de Maine-et-Loire.

Toponymie et héraldique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Puy vient du latin podium pouvant se traduire par éminence ou petite butte.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'or, à une Notre-Dame de carnation vêtue d'azur et de gueules, tenant dans ses bras l'enfant Jésus de la carnation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Façade de l'Église.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Présence protohistorique.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, une église romane dédiée à Marie avait été érigée sur une colline d’un peu plus de 100 m de hauteur, la « Colline de Marie » (ecclesia beatae Mariae de Podio).

Vers 1100, Guillaume IX, duc d'Aquitaine, au retour d’une croisade en Palestine y déposa un reliquaire de la Sainte Ceinture de la Vierge. Cette relique, (bande de tissu de soie et de lin, longue d’1,50m) fit l’objet d’une grande dévotion et attira de nombreux pèlerins (coquille Saint-Jacques sculptée sur la façade d'une maison) et hauts dignitaires.

Saint Louis, Charles VII[2] et Louis XI viennent successivement faire leurs dévotions. Anne de Bretagne l’utilisera pour le dauphin Charles. Anne d’Autriche la fera venir peu avant la naissance de Louis XIV (copie d’une lettre datée du 7 août 1638 détenue à l’église)[3]. Charles Louvet, maire de la ville de Saumur, écrivit[4] à Napoléon III afin de proposer à l’impératrice Eugénie les bienfaits de la Sainte Ceinture pour la future naissance du prince Louis-Eugène.

En effet, on disait que cette relique possédait la vertu de favoriser la naissance d’enfant mâle, d’adoucir les souffrances des femmes enceintes et de faciliter les accouchements. À la fin du XIIe siècle, la petite-fille de Guillaume IX, Aliénor d’Aquitaine, en hommage à la Sainte Vierge, fit commencer la construction de l'église Notre-Dame sur l'emplacement de la précédente.

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Cet édifice, commencé vers 1154 et achevé vers 1250, s'inspire du plan de la cathédrale de Poitiers ; il offre un mélange de style gothique poitevin et angevin Plantagenêt : trois nefs à six travées, transept et abside à chevet rectangulaire. Il a été complété au XVe siècle par un haut clocher avec flèche de pierre et clochetons, puis restauré au XIXe siècle par Charles Joly Leterme, (architecte connu pour ses nombreuses réalisations) et complété d’une salle désignée comme l’oratoire de Louis XI et d’une salle capitulaire (sacristie actuelle).

Ville close durant la guerre de Cent Ans et saccagée au XVIe siècle pendant les guerres de religion où fut détruite une grande partie de l'enceinte fortifiée, le Puy-Notre-Dame présente encore quelques vestiges de cette enceinte médiévale. Montreuil-Bellay reste la dernière ville close d'Anjou.

En 1478, Louis XI y créa un chapitre, qui donnera le nom de collégiale à l'église. Afin que des enfants de chœur soient formés, Louis XI créa également une psalette (maîtrise de l’église) avec un maître à leur tête. Le roi ordonna en janvier 1482, par lettres patentes, la fondation d'un corps et collége de gens de l'église séculiers[5].

Détail d'une stalle et miséricorde La Régalade de moine.

Dans le chœur de la collégiale, on peut admirer des stalles magnifiquement sculptées en chêne massif du XVIe siècle servant de siège rabattable aux membres du clergé. La miséricorde était un appui discret quand le clergé était debout durant les offices.

On peut également admirer une huile de Jean Boucher[6] peinte en 1621 représentant l’Assomption de la Vierge avec la transcription : JOANNES BOUCHER BITURT INVENIT ET FECIT 1620 OU 1621[7].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1793, Le Puy-Notre-Dame porte le nom de Puy-la-Montagne.

Vers 1880, le vignoble du Puy-Notre-Dame est dévasté par le phylloxéra réduisant à néant les espérances des vignerons. Les replantations s'effectuent au début du XXe siècle grâce à des plants plus résistants venus des États-Unis.

Quelques vignerons du Puy-Notre-Dame, Vaudelnay, Brossay et Saint-Macaire-du-Bois se sont regroupés en association et ont pris comme emblème la Régalade de Moine, motif stylisé d'un détail d'une stalle de la collégiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2008 Dominique Monnier    
mars 2008 mars 2014 Jean-Luc Claeys    
mars 2014 en cours Patrice Mouchard[8]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération de Saumur Loire Développement[9], elle même membre du syndicat mixte Pays Saumurois.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 242 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 700 1 616 1 640 1 591 1 623 1 591 1 556 1 506 1 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 481 1 528 1 551 1 506 1 535 1 530 1 588 1 540 1 386
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 467 1 539 1 507 1 312 1 338 1 275 1 264 1 268 1 388
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 542 1 639 1 500 1 472 1 322 1 236 1 302 1 242 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 24 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 28,1 %).
Pyramide des âges à Le Puy-Notre-Dame en 2008 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
8,9 
75 à 89 ans
9,8 
14,8 
60 à 74 ans
17,2 
20,3 
45 à 59 ans
19,0 
21,1 
30 à 44 ans
20,4 
15,9 
15 à 29 ans
11,5 
18,6 
0 à 14 ans
21,0 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 131 établissements présents sur la commune à fin 2010, 40 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 8 % du secteur de l'industrie, 5 % du secteur de la construction, 39 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santé[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les rives du Thouet sont jalonnées d'anciens moulins et celui du Puy-Notre-Dame, le Moulin de Couché[15], est un ancien moulin à eau à chaussée, qui transformait le blé en farine. Il est détruit au XVIIIe siècle et reconstruit au XIXe siècle en pierre de tufeau et pierre de taille; sa toiture est en ardoises, matériau utilisé pour la plupart des constructions de la région. Avec son pignon en pointe, ce bâtiment à trois étages, ressemble à une étrave de bateau. Ce moulin cesse son activité dans le courant du XXe siècle. La roue à aubes n'existe plus et son mécanisme est dissimulé sous de fausses poutres.

  • Église Notre-Dame
  • Village perché.
  • Vestiges de l'enceinte.
  • Maisons XVIe siècle, anciens relais de pèlerins.
  • Souterrains-refuges sous le bourg et à Sanziers.
  • Château du Lys à Sanziers : pressoir.
  • Fuie souterraine à La Hupponnière.
  • Moulin cavier en ruine.
  • Pèlerinage de la "Sainte Ceinture de la Vierge", le dimanche après le 8 septembre.
  • Chapelle du cimetière XVe siècle.
  • Ancienne chapelle du couvent des cordelières (grange).
Le village vue du coteau

Spécialités culinaires régionales[modifier | modifier le code]

  • Les pommes tapées : le fruit est épluché, séché et aplati pour une meilleure conservation (technique datant de la Révolution)
  • Les galipettes : chapeau d'un gros champignon cuit dans un four à pain ou sur des braises avec une farce de beurre, ail et persil ou une farce de rillettes (le chapeau est si lourd qu'il fait une galipette en tombant)
  • Les fouées : boule de pain cuite dans un four à bois et garnie soit de rillettes, de fromage de chèvre, confiture ou autre ingrédient.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « La biologie et physilogie du "champignon de Paris" » sur le site personnel Rue des lumières, consulté le 17 août 2009
  2. http://books.google.fr/books?id=pDE-AAAAcAAJ&pg=PA356 Louis Archon, Histoire de la Chapelle des rois de France, tome II, p. 356, Paris 1711
  3. http://books.google.fr/books?id=pDE-AAAAcAAJ&pg=PA779 Père Louis Archon, Histoire de la Chapelle des rois de France, tome II, p. 779, 1711
  4. Site de la commune du Puy-Notre-Dame
  5. Lettres patentes de Louis XI, Thouars, janvier 1482 (1481 avant Pâques)
  6. Encyclopédie Bourges, Jean Boucher
  7. Ministère de la Culture - Base Palissy
  8. « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la Préfecture du département du Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  9. Insee, Composition de l'EPCI de Saumur Loire Développement (244900361), consulté le 7 novembre 2013
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Le Puy-Notre-Dame en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 octobre 2012)
  13. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 octobre 2012)
  14. Insee, Statistiques locales du territoire de Le Puy-Notre-Dame (49), consultées le 8 mai 2013
  15. (fr) « Moulins à Le Puy-Notre-Dame (49) » sur patrimoine-de-france.org, consulté le 18 août 2009