Aller au contenu

Bézu-Saint-Éloi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Bezu-Saint-Eloi)

Bézu-Saint-Éloi
Bézu-Saint-Éloi
Blason de Bézu-Saint-Éloi
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Normand
Maire
Mandat
Anthony Brunet
2020-2026
Code postal 27660
Code commune 27067
Démographie
Gentilé Bacivien
Population
municipale
1 578 hab. (2021 en augmentation de 6,48 % par rapport à 2015)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 45″ nord, 1° 42′ 07″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 117 m
Superficie 11,42 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gisors
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Bézu-Saint-Éloi
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Bézu-Saint-Éloi
Géolocalisation sur la carte : Eure
Voir sur la carte topographique de l'Eure
Bézu-Saint-Éloi
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
Bézu-Saint-Éloi

Bézu-Saint-Éloi est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Les habitants sont des Baciviens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[3]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat des plateaux abrités », correspondant aux plaines agricoles de l’Eure, avec une pluviométrie beaucoup plus faible que dans la plaine de Caen en raison du double effet d’abri provoqué par les collines du Bocage normand et par celles qui s’étendent sur un axe du Pays d'Auge au Perche[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 720 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Étrépagny à 7 km à vol d'oiseau[5], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 774,0 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Bézu-Saint-Éloi est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[10]. Cette aire, qui regroupe 1 929 communes, est catégorisée dans les[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,2 %), forêts (15,9 %), prairies (9,3 %), zones urbanisées (8,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie, en 2023, par la ligne 609 du réseau interurbain de l'Oise[14] et par les lignes 206, 208 et 219 du réseau Nomad Car 27[15],[16],[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la mention Bacivum superius entre 691 et 706 dans une charte de Clovis III[18], sous la mention Bacivo superiore entre 750 et 775, sous les formes Basiu en 854, Sanctus Eligius de Bezuto en 1181 (bulle de Luce III), Saint Eloi de Besu en 1408, appelé Bézu-le-Long jusqu'en 1845[19].

Bézu, voir toponymie de Bézu-la-Forêt.

Saint-Éloi est un hagiotoponyme et fait allusion à Saint Éloi (588, vers 660), évêque de Noyon, orfèvre et monnayeur, eut une fonction de ministre des finances auprès de Dagobert Ier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Éloi y étant annexé en 1845, Bézu-le-Long est devenue Bézu-Saint-Éloi.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1994 avril 2020 Yves Petit UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2021, la commune comptait 1 578 habitants[Note 2], en augmentation de 6,48 % par rapport à 2015 (Eure : −0,5 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
219200267344475515505822814
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
805757734726701700747729713
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
734726759690683655601619615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6787507477301 0611 1701 2021 1961 386
2015 2020 2021 - - - - - -
1 4821 5721 578------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, fabrication de freins pour cycles par les établissements Lamarque (marque LAM), puis Maillard.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF de type 2

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bézu-Saint-Éloi

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd'hui :

parti, au premier d'hermine, au second d'azur à une crosse d'or, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or accosté de deux fers à cheval du même cloutés de sable.

Le léopard d'or des armoiries de Bézu-Saint-Éloi rappelle les armoiries de la Normandie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  4. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  5. « Orthodromie entre Bézu-Saint-Éloi et Étrépagny », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Etrepagny » (commune d'Étrépagny) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Etrepagny » (commune d'Étrépagny) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  9. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  10. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. « Transports en commun à Bézu-Saint-Éloi », sur oise-mobilite.fr, (consulté le ).
  15. « Fiche horaires de la ligne 206 » [PDF], sur nomad.normandie.fr, (consulté le ).
  16. « Fiche horaires de la ligne 208 » [PDF], sur nomad.normandie.fr, (consulté le ).
  17. « Fiche horaires de la ligne 219 » [PDF], sur nomad.normandie.fr, (consulté le ).
  18. Louis-Étienne Charpillon - 1867 - Gisors et son canton (Eure) : statistique, histoire - Page 180.
  19. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 65-66-174
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  24. « Église paroissiale Saint-Rémi », notice no IA00017823, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Demeure dite chalet Brongniart », notice no IA00019717, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Dessin par Jacques Auguste Regnier.
  27. « Manoir au lieu-dit Le Mesnil-Guilbert », notice no IA00017824, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Manoir », notice no IA00017825, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. Haute-Normandie. PCR Étude microtopographique des fortifications de terre de Haute-Normandie.
  30. « La haute vallée de la Levrière », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  31. « Notice LH de Charles Brongniart », base Léonore, ministère français de la Culture.
  32. André Brongniart, sur INHA.fr.