Bézu-la-Forêt

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Bézu-la-Forêt
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gisors
Intercommunalité Communauté de communes de Lyons Andelle
Maire
Mandat
Serge Brière
2014-2020
Code postal 27480
Code commune 27066
Démographie
Gentilé Bacivien
Population
municipale
285 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 08″ nord, 1° 37′ 52″ est
Altitude Min. 107 m – Max. 160 m
Superficie 8,98 km2
Localisation

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Bézu-la-Forêt

Bézu-la-Forêt est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bézu-la-Forêt[1]
Bézancourt (Seine-Maritime) Montroty (Seine-Maritime)
Bosquentin
Morgny
Bézu-la-Forêt[1] Martagny
Longchamps Mesnil-sous-Vienne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Levrière prend sa source à Bézu-la-Forêt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le roi de France Charles le Chauve (823-877) venait dans son domaine de Basiu c'est-à-dire Bézu-la-Forêt.
En 847, il y reçoit les envoyés qui lui annoncèrent la mort du breton Maugilius. La même année, au lieu d'user de son pouvoir royal, il aurait écrit dans son château royal de Bézu, une longue requête contre Wenilon, archevêque de Sens, qui l'avait excommunié et déposé malgré ses serments de fidélité. Le prêtre parjure et rebelle s'était lié à Louis le Germanique contre le roi de France. C'est de Basiu que le roi expédia en 856 les capitulaires adressés aux Francs et aux Aquitains par l'intermédiaire d'Hadabran et de Betton.
Un diplôme pour la cathédrale et l'abbaye de Saint-Lucien de Beauvais est daté de la trentième année de son règne : apud salas, id est palatium Basiu. Un autre diplôme destiné à l'abbaye Saint-Ouen de Rouen est donné par Charles la trente-sixième année de son règne et est aussi daté de Basiu : Actum Basiu palatio.
Dans ses chroniques, saint Bertin mentionne l'accident de chasse qui coûta la vie à Carloman en 884 dans la forêt de Bézu.

Au début du XIVe siècle, s'implanta à Bézu-la-Forêt la première verrerie à vitre et les feuilles planes (« plats de verre »). La plus ancienne fabrique de "gros verre" était la verrerie royale sous Philippe le Bel.
Elle dépendait du manoir royal de la Fontaine du Houx et était dirigée par maître Gobert ou Gaubert, maître verrier en 1302. Afin de parfaire la technique, la charte de Philippe VI de Valois, en 1331, porte « concession, en faveur de Philippe de Cacqueray, du privilège d'établir près de Bézu, sans dérogation à sa noblesse de race » une verrerie, tout comme celle des Routhieux exploitée avec autorisation royale par Le Vaillant.
Il ne reste de la verrerie de la Fontaine du Houx, qui serait la plus ancienne de la région, qu’une tour carrée de briques roses de la fin du XVIe siècle. L’édifice était sans doute entouré de fortifications dont il subsiste une des deux tourelles munies de meurtrières qui auraient encadré la porte. Il semblerait que ce soit un incendie qui ait provoqué le déplacement de cette verrerie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Serge Brière SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 285 habitants, en augmentation de 23,38 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
860 720 704 694 640 537 469 480 476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
466 450 424 403 390 384 374 371 341
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
307 363 339 324 325 274 293 272 315
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
258 234 182 167 144 188 203 259 285
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Bézu-la-Forêt
Église Saint-Martin

Sont classés monuments historiques :

Dans la modeste église de Bézu-la-Forêt subsiste un vitrail de 1537, fabriqué dans la verrerie de la Fontaine du Houx. De petites dimensions, il s'agit d'une « Annonciation ». Au bas du vitrail et en premier plan sont agenouillés, face à face, un gentilhomme, revêtu de son armure, tête nue, l'épée au côté. Son épouse, en longue robe violette aux manches d'hermine, comme lui, a les mains jointes. Derrière eux leurs armoiries respectives: « d'or à 3 roses de gueules » pour lui et « de gueules à 3 chevrons d'or » pour elle.

Au-dessous, il est écrit en 2 lignes de caractères gothiques : « Ci-gisent nobles personnes Jehan de Caqueray escuier et damoiselle Bouju sa feme lesquels trepasserent au mois de mars en caresme 1537 priez Dieu pour eulx ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Delattre, Emmanuel Delattre, L'Eure, les 675 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 296 p. (OCLC 52820568)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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