Liste des évêques de Noyon-Tournai

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Les armes de l'évêché de Noyon

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la période où l'évêché se trouve à Vermand (Veromanduorum civitas), cette cité occupe dans la Notice des provinces de la Gaule, le troisième rang, après la métropole, parmi les cités de la province de Belgique seconde. La date de fondation de cet évêché n'est pas établie avec certitude, car les premiers noms de la liste paraissent douteux. Les sources permettent de mettre en évidence de l'existence certaine d'un évêque dans la seconde moitié du Ve siècle, car la vie de Médard évoque une école épiscopale où le futur évêque fut éduqué. Le transfert du siège épiscopal de Vermand à Noyon reste un épisode obscur. La tradition l'explique par la ruine de Vermand par les Barbares, vers le milieu du Ve siècle. Cependant, saint Médard ne s'installe à Noyon qu'après 531 : il semble s'agir d'un choix personnel, car Médard était originaire d'un village voisin de Noyon, ou d'un choix politique, pour se rapprocher de la capitale mérovingienne de Soissons. Selon d'autres sources c'est le terroir mieux adapté à la vigne qui fit choisir Noyon comme siège épiscopal plutôt que Saint-Quentin[1]. À cette époque, il ne s'agit d'ailleurs pas encore d'un transfert du siège épiscopal, car Vermand continue d'être considéré comme tel. La mention d'un « évêque de Noyon » n'est pas antérieure au VIIe siècle.

En 532, Médard fut élu évêque de Tournai et les deux sièges restèrent unis jusqu'en 1146, année où le pape Eugène III sépara de nouveau les deux églises et rendit à Tournai son évêque particulier. Peu de temps après, vers 1160 environ, l'évêché de Noyon, en compensation sans doute de la perte du diocèse de Tournai, fut érigé en comté-pairie, faisant ainsi partie des six évêchés-comtés ou duchés attachés à la charge de pair du royaume. Cette triple distinction perdurera jusqu'à la Révolution - contrairement aux comtés-pairies laïques qui disparaîtront vers la fin du XIIIe siècle, absorbés par les familles royales. À la cérémonie du sacre des rois de France, l'évêque-comte de Noyon portait le baudrier royal.

L'évêché de Noyon a été supprimé en 1790. Son territoire a été démembré au profit des nouveaux évêchés créés dans le cadre départemental : Amiens pour la Somme, Soissons pour l'Aisne et Beauvais pour l'Oise.

Diocèse de Noyon-Tournai[modifier | modifier le code]

Siège à Vermand[modifier | modifier le code]

  • Hilaire Ier
  • Martin
  • Germain
  • Maxime ou Maximin
  • Fossonius ou Cosonius
  • Hilaire II
  • Domitien ou Divitien
  • Remedius
  • Mercurius ou Mercorius ou Mercantius ou Méréon
  • Promotus
  • 511 : Sophronius
  • Alomerus

Siège à Tournai[modifier | modifier le code]

Siège à Noyon[modifier | modifier le code]

Baudoin, évêque de Noyon, confirme en 1158 la donation d'une terre faite par Raoul, comte de Vermandois, aux Hospitaliers établis à Eterpigny. Petite charte en parchemin rédigée en latin, chirographe. Trace de sceau pendant à la lanière de cuir blanc imprimée en noir. Archives nationales de France.

Diocèse de Noyon[modifier | modifier le code]

Le diocèse est uni à celui de Beauvais en 1851.

Diocèse de Tournai[modifier | modifier le code]

(vacance du siège 1770-1776)

  • 1776 - 1793 : Guillaume-Florent de Salm-Salm, transf.p/Prague(1793)

(vacance du siège 1793-1802)

(vacance du siège 1819-1829)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. Lachiver, Vins, vignes et vignerons. Histoire du vignoble français, éditions Fayard, Paris, 1988, (ISBN 221302202X), p. 53
  2. Eric Vanneufville, Histoire de Flandre, Editions Yoran Embanner, 2011, p. 19
  3. Le 13 décembre 2006, des archéologues de l'UCL ont découvert sous la nef centrale de la cathédrale de Tournai les restes de l'évêque Baudouin Ier (évêque de Noyon-Tounai au XIe siècle). Selon des écrits, Baudouin Ier aurait été inhumé dans l'abbaye Saint-Barthélemy de Noyon en France. Voir site de l'évêché de Tournai
  4. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA425
  5. Jacques Pycke, Le Chapitre cathédral Notre-Dame de Tournai de la fin du XIe à la fin du XIIIe siècle. Son organisation, sa vie, ses membres, Louvain-la-Neuve et Bruxelles, 1986, p. 327 ; Graeme Small, Les origines de la ville de Tournai dans les chroniques légendaire du bas Moyen Âge, dans Les Grands Siècles de Tournai. Recueil d'études publié à l'occasion du XXe anniversaire des Guides de Tournai, p. 95.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Grande Encyclopédie (LGE), tome XXXI, p. 241
  • Paul Belouino, Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'Église catholique

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]