Avenue de Lombez

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Avenue de Lombez
(oc) Avenguda de Lombèrs
Image illustrative de l’article Avenue de Lombez
L'avenue au carrefour du passage de Roquemaurel.
Situation
Coordonnées 43° 35′ 41″ nord, 1° 24′ 52″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Secteur(s) 2
Quartier(s) Patte d'Oie et La Cépière
Début no 8 place de la Patte-d'Oie
Fin Rue de Négogousses et rue Ella-Maillart
Morphologie
Route D 3 (? - 1933)
N 632 (1933 - 1972)
D 632 (1972 - 2017)
M 632 (depuis 2017)
Type Avenue
Forme Ligne droite
Longueur 830 m
Largeur Entre 21 et 35 m
Transports
Train urbain (TER cadencé) de l'agglomération toulousaine Train urbain Ligne C du réseau de transports en commun de Toulouse : Arènes (à proximité)
Métro de Toulouse Métro Ligne A du métro de Toulouse : Patte d'Oie
Tramway de Toulouse Tramway Ligne T1 du tramway de Toulouse Ligne T2 du tramway de Toulouse : Hippodrome
Liste des lignes de bus de Toulouse​​​​​​​​​​​​​​​ Bus 14 : Patte d'Oie - Barrière de Lombez
67 : Barrière de Lombez - Rond-point Henri Verdier
Histoire
Création 1787
Anciens noms Chemin de Tournefeuille ou de Plaisance (fin du XVIIIe siècle)
Avenue de Lombez (fin du XIXe siècle)
Lieux d'intérêt Clinique Pasteur
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Avenue de Lombez
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Avenue de Lombez

L'avenue de Lombez (en occitan : avenguda de Lombèrs) est une voie publique de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France. Elle traverse les quartiers de la Patte-d'Oie et de la Cépière dans le secteur 2 - Rive gauche.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

L'avenue de Lombez est une voie publique située dans Toulouse. Elle correspond à l'ancienne route départementale 3 de Toulouse à Bragayrac, à la limite du Gers[1]. En 1933, elle est absorbée par la nouvelle route nationale 632, qui va de Toulouse à Tarbes par Lombez et Boulogne-sur-Gesse. En 1972, la route est cependant déclassée et elle devient la route départementale 632. En 2017, la partie de la route sur le territoire de Toulouse Métropole lui est transférée et elle devient la route métropolitaine 632[2].

Voies rencontrées[modifier | modifier le code]

L'avenue de Lombez rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Place de la Patte-d'Oie
  2. Barrière de Lombez
  3. Boulevard Gabriel-Koenigs
  4. Avenue Rémy-Sans (g)
  5. Passage Roquemaurel (d)
  6. Rue Prends-Y-Garde (g)
  7. Rue de la Petite-Vitesse (g)
  8. Rue Rosa-Parks (d)
  9. Rue Françoise-Giroud (d)
  10. Rue Anne-Frank (d)
  11. Rond-point Henri-Verdier
  12. Rue de Négogousses(g)
  13. Rue Ella-Maillart (d)

Transports[modifier | modifier le code]

L'avenue de Lombez est parcourue et desservie, entre la place de la Patte-d'Oie et la barrière de Lombez par la ligne de bus Liste des lignes de bus de Toulouse14​​​​​​​​​​​​​​​, et entre la barrière de Lombez et l'avenue de Lardenne par la ligne de bus Liste des lignes de bus de Toulouse67​​​​​​​​​​​​​​​. Au carrefour de la Patte-d'Oie se trouvent également la station de métro du même nom, sur la ligne Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse, ainsi que les arrêts des bus Liste des lignes de bus de Toulouse4566​​​​​​​​​​​​​​, tandis qu'au carrefour de l'avenue de Lardenne se trouvent la station des tramways Tramway de Toulouse Ligne T1 du tramway de Toulouse Ligne T2 du tramway de Toulouse Hippodrome, ainsi que les arrêts des lignes de Linéo Linéo de ToulouseL2L3​​​​​​​​​​​​​​.

L'avenue de Lombez se trouve également à proximité du pôle d'échanges multimodal des Arènes, qui s'organise autour de la station de métro des Arènes, sur la ligne Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse, ainsi que de la gare SNCF de Saint-Cyprien-Arènes. Celle-ci est desservie par les trains TER Occitanie de la ligne de Toulouse à Auch. Une portion de cette ligne, entre les stations Saint-Cyprien-Arènes et Colomiers, désignée comme la ligne C Métro de Toulouse , est accessible avec un titre de transport Tisséo.

Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse réparties tout le long de l'avenue : les stations no 139 (39 bis avenue de Lombez), no 193 (59 avenue de Lombez) et no 194 (138 avenue de Lombez).

Odonymie[modifier | modifier le code]

L'avenue de Lombez correspond à l'ancien chemin qui menait à Tournefeuille et à Plaisance-du-Touch, et elle était désignée sous ces noms au XIXe siècle. Au milieu du XIXe siècle, on lui donne plutôt le nom d'avenue de Lombez, car elle était devenue la route départementale no 3 qui allait de Toulouse à la cité gasconne de Lombez. Le nom en fut également donné à la la barrière d'octroi qui la coupait (actuelle barrière de Lombez) et au chemin de ronde qui longeait le mur d'octroi (actuel boulevard Gabriel-Koenigs)[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Groupe scolaire Émilie-de-Rodat[modifier | modifier le code]

La façade de l'institut Émilie-de-Rodat.

Le groupe scolaire Émilie-de-Rodat regroupe une école, un collège et un lycée privés. Ils sont placés sous la tutelle de la congrégation des sœurs de la Sainte-Famille, venues de Villefranche-de-Rouergue, dans l'Aveyron[N 1], et installées avenue de Lombez en 1874[5]. Il subsiste encore les premiers bâtiments de la seconde moitié du XIXe siècle dont la chapelle auxquels se sont ajoutées d'autres constructions dans la deuxième moitié du XXe siècle[6].

Immeubles et maisons[modifier | modifier le code]

  • no  1 : villa à l'italienne. Logo monument historique Inscrit MH (1993, façades et toitures)[7].
    L'immeuble, connu comme la « villa à l'italienne », est construit vers 1840. Il serait l'œuvre d'Auguste Virebent ou de son neveu, Urbain Vitry. Il est caractéristique du style néoclassique qui se développe à Toulouse dans le deuxième quart du XIXe siècle par son architecture et son décor néo-Renaissance de terre cuite provenant de la manufacture Virenbent. L'immeuble s'élève face à la place de la Patte-d'Oie, sur une parcelle délimitée par l'avenue de Grande-Bretagne et l'avenue de Lombez. De grandes arcades qui embrassent le rez-de-chaussée et l'entresol rythment les travées. Elles sont encadrées de pilastres qui soutiennent un entablement décoré d'une corde et surmonté d'une corniche à denticules. Les arcades, voûtées en plein cintre, ont des voussures moulurées. Des médaillons de couronnes de lauriers sont disposés entre les arcades. Les petites fenêtres qui éclairent l'entresol ont des garde-corps en fer forgé. Une large corniche moulurée à denticules sépare l'entresol de l'étage. À ce dernier niveau, les fenêtres ont de faux garde-corps à balustres en terre cuite et des lambrequins. Elles sont encadrées de colonnes à chapiteaux qui soutiennent une corniche moulurée à denticules qui relie les fenêtres entre elles, surmontée de petites arcades en plein cintre. L'élévation est couronnée par une corniche moulurée[8].
  • no  16 : immeuble.
    L'immeuble, de style néoclassique, est caractéristique des constructions de la première moitié du XIXe siècle toulousain. Le 1er étage est mis en valeur par un balconnet de pierre qui porte un garde-corps en fonte aux motifs végétaux et géométriques. Les fenêtres, encadrées de pilastres, sont en plein cintre et ont des lambrequins en fonte. Le 2e étage est percé de fenêtres rectangulaires qui ont également des garde-corps en fonte[9].
  • no  60 : maison toulousaine.
    Cette maison, construite dans le premier quart du XXe siècle, est une dernières des maisons toulousaines de l'avenue, si caractéristiques de l'habitat des faubourgs toulousains. Au rez-de-chaussée, la façade était couverte d'un enduit qui imitait un bossage de pierre, tout comme l'appareillage de brique qui encadrait les ouvertures de la porte et des fenêtres – une rénovation en 2011 en a cependant fait disparaître le dessin. L'étage de comble, séparé par une fine corniche, est aéré par des ouvertures en terre cuite. L'élévation est surmontée par une corniche moulurée[10].
  • no  70 : immeuble Lombez I (1972)[11],[12].
  • no  106 : maison Challon.
    La maison, de style Art déco, est construite en 1934 par les frères architectes Antoine et Pierre Thuriès pour le compte du docteur Challon, qui y installe son domicile et son cabinet. Elle s'élève au fond d'une vaste parcelle, à l'angle de la rue Françoise-Giroud. Elle s'élève sur deux niveaux – un sous-sol et un rez-de-chaussée surélevé. Le sous-sol est mis en valeur par à un appareil irrégulier de moellons de pierre, tandis que les élévations du rez-de-chaussée sont simplement enduites. Un escalier extérieur mène à la porte principale, protégée par un auvent en-œuvre. Les larges fenêtres rectangulaires sont surmontées des poutres saillantes d'une fausse pergola. La façade est surmontée d'un pignon coupé. En 2012, le jardin situé à l'arrière de la villa est vendu afin de permettre la construction d'un immeuble, le Clos du Barry (actuel no 8 rue Françoise-Giroud)[13].
  • no  134 : cheminée.
    Cette cheminée est le dernier témoin de l'usine textile construite en 1924 par la Bonneterie de la Garonne, qui fusionne en 1931 avec le Tricotage de l'Ariège fondé par José Soler-Puig. L'activité industrielle s'arrête cependant dès les années 1970, les bâtiments accueillant de nouvelles activités. En 2003, ils sont vendus et démolis au profit de la réalisation d'un vaste programme immobilier (actuels no 116 à 140). La cheminée est construite par l'entreprise toulousaine E. Laurent. Elle était liée à des chaudières à vapeur nécessaire au traitement de la laine. Elle s'élève le long de la rue Anne-Frank (actuel no 4)[14].

Clinique Pasteur[modifier | modifier le code]

La façade de la clinique Pasteur.

La clinique Pasteur est fondée en 1957 par le docteur Paul Foulquié[15],[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'Institut de la Sainte-Famille est fondé en 1816 par Émilie de Rodat (1787-1852), comme congrégation religieuse féminine enseignante.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, Toulouse, éd. Milan, , 1174 p. (ISBN 978-2-86726-354-5).
  • Raymond Corraze, Lardenne, gardiage de Toulouse : notice historique et archéologique, imp. Prunet-Vidal, Montauban, 1939, 342 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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