Vermandovillers

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Vermandovillers
Le carré militaire du 1er Bataillon de Chasseurs au cimetière communal.
Le carré militaire du 1er Bataillon de Chasseurs au cimetière communal.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Chaulnes
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Picardie
Maire
Mandat
Micheline Andrejak
2014-2020
Code postal 80320
Code commune 80789
Démographie
Population
municipale
139 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 03″ N 2° 46′ 58″ E / 49.8508, 2.7828 ()49° 51′ 03″ Nord 2° 46′ 58″ Est / 49.8508, 2.7828 ()  
Altitude Min. 78 m – Max. 97 m
Superficie 5,83 km2
Localisation

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Vermandovillers

Vermandovillers est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vermandovillers est un village rural picard du Santerre situé à 15 km au sud-est de Péronne, 38 km d'Amiens et 4 km de Chaulnes, aisément accessible par les autoroutes A1 et A29, ainsi que par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation tertiaire à dominante argileuse. Une couche de marne se situe à plusieurs mètres de profondeur[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est presque uniformément plat exceptées deux légères ondulations. Le point culminant de la commune s'élève à 92 m d'altitude[1].

Un espace boisé dénommé Bois à Femmes est situé au nord-ouest de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun cours d'eau qui traverse la commune. Autrefois, le Vivier de Lihons, ruisseau intermittent, traversait le bois à Femmes et se dirigeait vers Soyécourt[1].

La nappe phréatique se situe à 15 m de profondeur[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vent dominant de sud-ouest.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Le village de Vermandovillers a été totalement détruit pendant la Grande Guerre. Il a été reconstruit dans l'Entre-deux-guerres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vermandovillers
Herleville Soyécourt et Foucaucourt
Vermandovillers Ablaincourt-Pressoir
Lihons Chaulnes

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 139 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
314 311 420 342 309 297 287 287 281
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
273 252 225 231 222 231 220 226 221
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
230 206 191 94 159 187 179 160 171
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
154 155 138 116 116 119 112 111 139
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs formes pour désigner Vermandovillers dans les textes anciens: Vermandois Viler (1108), Viromandum Vilare (1296), Vermandovillers-la-Tombe au XVIIIe siècle[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Joseph Baroux[5]   En fonction en 1933
    Roger Caussin[6]   En fonction en 1936 et 1945
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Raphaël Poupard[7]    
2014[8] en cours
(au 6 mai 2014)
Micheline Andrejak    

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

On a retrouvé à l'est de la commune au lieu-dit sole des Tombeaux, des tombes et des restes de constructions[1]. Des traces d'une villa gallo-romaine ont été retrouvées dans la commune[9].

Moyen Age[modifier | modifier le code]

  • Au XIVe siècle, le seigneur de Vermandovillers était Colard de Paira[1].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • Avant 1700, la seigneurie passa à la famille de Witasse.
  • Vers 1750, la paroisse de Vermandovillers avait un clerc laïc ou maître d'école, un certain Parvillers qui signait comme témoin sur les actes d'état civil.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

  • En 1793, le seigneur de Vermandovillers résidait dans la commune.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Pendant l'occupation prussienne de 1870-1871, la population de Vermandovillers dut verser un tribut et subir des réquisitions[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Une première attaque se produisit le 24 septembre 1914, elle fut en partie stoppée par le 75e R.I. au Bois Etoilé à l'entrée d'Herleville. Le front fut stabilisé durant deux ans jusqu'au 4 septembre 1916.

L'attaque du 4 septembre 1916 de Vermandovillers au départ du Bois Etoilé, fut confiée à la 132e Division (35 °C.A - 10° Armée) vers un point d'appui, abondamment pourvu d'abris bétonnés pour mitrailleuses, organisé par les Allemands, depuis près de 2 ans[10]. Le 6 septembre 1916, de nombreuses divisions (13e - 43e - 51e) le 120e R.I. participèrent à la bataille dite de Vermandovillers. Elle prit fin le 9 septembre 1916 faute de combattants.

Le 158e R.I., le 366e R.I. et le 1er Bataillon de Chasseurs ont eu une conduite exemplaire et subirent de lourdes pertes.

Du 4 au 9 septembre 1916, la 86e Brigade perdit 1 071 hommes, la 264e Brigade, 1 513 et la 108e, 1 580.

Ces chiffres expliquent le fait que reposent 1 261 Français et 22 665 Allemands dans les cimetières situés dans un rayon de 5 km autour de Vermandovillers. Les Britanniques ne sont pas comptabilisés car, bien que tués sur ce sol, ils reposent en majeure partie à Villers-Bretonneux (80) dans le cimetière militaire contenant des tombes australiennes et britanniques, à environ 20 km.

Les divers combats détruisirent le village.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Le 17 mai 1940, le village reçut l'ordre d'évacuation. Le Général Frère commandant la 7e Armée, essaya de regrouper ses troupes autour de Vermandovillers.
  • le 25 mai 1940, le poste de commandement (P.C.) du 41e Régiment d'infanterie était installé à Vermandovillers.
  • Le 2 juin, l'ordre de "tenir coûte que coûte" entraîna des travaux de fortification du village : tranchées profondes, barricades, créneaux, le village devint un "hérisson".
  • 5 juin 1940, attaque allemande.
  • Le 7 juin, l'ordre de repli général derrière l'Avre à 30 km du village fut donné. Le lieutenant-colonel Loichot ne put qu'en ordonner l'exécution. L'armée française quitta Vermandovillers entre 4h 30 et 5 h 00 du matin.
  • Le 1er septembre 1944, Vermandovillers fut libéré par l'armée américaine[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Reconstruite dans l'entre-deux-guerres.

Cimetière militaire allemand[modifier | modifier le code]

La nécropole allemande de Vermandovillers est la plus vaste du département, édifiée par la France en 1920, elle contient 22 632 corps (9 455 tombes individuelles dont 379 non-identifiées et 13 200 corps dans quinze ossuaires).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2 - 87 760 - 916 - 2)
  • Francine François-Dejuine, 1914-1924, 26 communes dans la tourmente, La Vague verte, 2007 (ISBN 978 - 2 - 913 924 - 99 - 4)
  • Francine François-Dejuine, 1935-1955, Mémoires de 28 communes du Santerre, La Vague verte, 2011 (ISBN 978 - 2 - 35 637 -035 - 8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Notice géographique et historique sur la commune de Vermandovillers, rédigée par E. Dumeige, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2 - 87 760 - 916 - 2)
  5. Annuaire administratif du département de la Somme, 1933
  6. Annuaire administratif du département de la Somme, 1936-1945
  7. Réélu pour le mandat 2008-2014 : [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 28 avril 2009 (consulté le 16 mai 2009)
  8. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  9. « Quid » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  10. Rapport N°: 6288/3 du 26 septembre 1916 de l'E.M de la 132° Division
  11. * Francine François-Dejuine, 1935-1955, Mémoires de 28 communes du Santerre, La Vague verte, 2011 (ISBN 978 - 2 - 35 637 -035 - 8)