Une maison de poupée

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Une maison de poupée
Auteur Henrik Ibsen
Genre Pièce de théâtre
Version originale
Titre original Et Dukkehjem
Langue originale Norvégien
Pays d'origine Drapeau de la Norvège Norvège
Lieu de la 1re représentation Copenhague
Version française

Une maison de poupée (Et Dukkehjem) est une pièce de théâtre norvégienne de Henrik Ibsen, créée en 1879.

Elle est inscrite au registre international Mémoire du monde de l'UNESCO[1].

Résumé de l'intrigue[modifier | modifier le code]

Nora, personnage principal de la pièce, est mariée depuis huit ans à Torvald Helmer, un directeur de la banque avec lequel elle a eu trois enfants. Le rôle de Nora dans son mariage consiste en celui d'une simplette : son mari ne cesse de l'appeler son alouette ou son petit écureuil ; elle n'est pas prise au sérieux par son mari et superficiellement, elle ne se prend pas au sérieux. Helmer se contente de lui donner des directives. Cela sans méchanceté aucune de la part d'Helmer, qui considère simplement que c'est le rapport normal entre hommes et femmes, comme le veut l'opinion de son époque.

À la suite d'une maladie de son mari, le médecin annonce à Nora que le seul moyen de sauver ce dernier est de l'emmener faire un voyage en Italie, où le repos lui donnera guérison. Le voyage coûtant cher et Nora n'ayant pas les moyens, elle ne trouve d'autre recours que de faire une inscription de faux en écriture publique, sans toutefois connaître la gravité de son acte.

Quelque temps après le retour de leur voyage, Helmer finit par être mis au courant du faux en écriture commis par sa femme : Krogstad (la personne ayant prêté l'argent à Nora) envoie une lettre expliquant le tout à Helmer. Ce dernier réagit avec horreur, dégoût et colère. Il ne pense qu'à sa réputation, et qualifie l'amour qui a poussé Nora à agir ainsi de « prétexte stupide ».

Peu après, une seconde lettre parvient à Helmer, contenant la reconnaissance de dette : Krogstad renonce à rendre l'affaire publique. À la suite de quoi Helmer pardonne sa femme. Contrairement à un drame conventionnel victorien, la pièce ne s'arrête pas là.

Nora réalise qu'elle vient d'avoir la première conversation sérieuse avec son mari depuis qu'ils se connaissent. Elle ajoute que son père la traitait lui aussi comme une poupée. Nora quitte son mari pour mieux comprendre le monde qui l'entoure, trouver ses réponses aux grandes questions de la vie (un réel passage à l'adolescence). Dans l'optique d'un possible retour une fois cela accompli, elle impose une condition à son mari : « que leur vie en commun puisse devenir un mariage ».

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Nora Helmer, l'héroïne, femme de Torvald, mère de trois enfants, elle vit selon la mentalité du XIXe siècle, mais à la fin découvre sa condition de femme.
  • Torvald Helmer, le mari de Nora, un banquier récemment promu, étranglé d'indignation par la conduite de sa femme, bien qu'il déclare être amoureux d'elle.
  • Dr. Rank - un riche ami de la famille, secrètement amoureux de Nora. Il est sur le point de mourir.
  • Kristine Linde, une amie d'école de Nora, veuve, à la recherche d'un emploi.
  • Nils Krogstad, employé à la banque de Torvald, père célibataire, poussé au désespoir. D'abord vu comme un vaurien, ancien amoureux éconduit de Kristine.
  • Ivar, Bobby et Emmy, Les enfants.
  • Anne-Marie, la vieille nourrice de Nora, qui maintenant s'occupe des enfants.
  • Helen, la servante des Helmer.
  • Le Porteur, il livre un arbre chez les Helmer.

Réception[modifier | modifier le code]

Une maison de poupée est une critique acerbe des rôles traditionnels des femmes et des hommes dans le mariage.

Pour les Européens du XIXe siècle, la pièce était scandaleuse. Rien n'était plus sacré que les liens du mariage, et le représenter de cette manière était absolument inacceptable. En Allemagne, l'actrice principale refusa de jouer le rôle de Nora si Ibsen ne modifiait pas la fin, ce qu'il fit sous la pression. Dans la fin alternative, Nora donne une autre chance à son mari après qu'il lui a rappelé sa responsabilité envers ses enfants. Plus tard, Ibsen regretta d'avoir cédé. Une maison de poupée fut d'abord interdite en Grande-Bretagne par le Lord chambellan sous couvert de l'acte de censure de 1737. À peu près toutes les représentations de la pièce, de nos jours, choisissent la fin originale, de même que presque toutes les versions filmées (avec l'exception de la version argentine de 1943 avec Delia Garcés, qui situe l'histoire dans les années 1940).

Ibsen remarquait qu'« une femme ne peut pas être elle-même dans la société contemporaine, c'est une société d'hommes avec des lois écrites par les hommes, dont les conseillers et les juges évaluent le comportement féminin à partir d'un point de vue masculin ».[réf. nécessaire]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Mises en scène[modifier | modifier le code]

Édition française[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]