True crime

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Le genre dit true crime (littéralement la « criminalité réelle », les « histoires criminelles vraies ») est un genre littéraire et, dans une moindre mesure, cinématographique et radiophonique, qui vise à décrire la réalité des crimes et des criminels. Certains auteurs décrivent ces faits criminels le plus fidèlement possible, d'autres ne s'interdisent pas d'y mêler une dose de fiction.

Description[modifier | modifier le code]

Ce genre s'oppose au genre dit fiction crime (littéralement la « criminalité romanesque », les « histoires criminelles imaginaires ») ou en français le roman policier, qui raconte des affaires criminelles de pure imagination.

Genre narratif de type Non-fiction, le true crime est étroitement apparenté au journalisme. Même si certains écrivains de la réalité criminelle viennent de la police (Pierre Bouchardon, Marcel Guillaume, Roger Le Taillanter, Charles Diaz), de la bande dessinée (Jean Teulé) ou de la littérature générale (André Gide, Jean Giono, Didier Decoin, Daniel Boulanger, Jean-Marie Rouart, Morgan Sportès), nombre d'entre eux sont d'ailleurs des journalistes : Benoît Collombat, Paul Lefèvre, Pierre Bellemare, Roger Colombani, Gilles Perrault, Frédéric Pottecher.

On distingue deux grandes sortes de livres de true crime :

  • ceux décrivant des affaires criminelles ayant défrayé la chronique quelques années, voire quelques mois plus tôt, affaires qui ne sont, d'ailleurs, parfois pas encore jugées, ni même élucidées ;
  • ceux s'attachant à des affaires anciennes, restées plus ou moins célèbres, ce que l'on appelait autrefois les « causes célèbres ».

La forme narrative du true crime est variée, allant de la forme courte de la nouvelle au long récit.

Dans ce genre littéraire, on discerne multiples types de criminalité, en fonction du domaine social, politique, géographique, géopolitique, de la nature des auteurs des faits aussi : criminalité politique, criminalité féminine, criminalité en bande organisée, criminalité ferroviaire.

Dans les pays anglo-saxons, ce genre a beaucoup de succès. C'est nettement moins le cas dans les pays non anglophones, en particulier en France. À preuve : le concept n'a jamais été vraiment traduit, ni en français, ni dans une autre langue.[réf. nécessaire]

Souvent, le traitement du faits criminel est proche du roman-feuilleton du XIXe siècle ou de la nouvelle policière, par le biais d'une narration au présent de l'indicatif, de la présence de dialogues, de la restitution du regard des protagonistes, du registre langagier du roman policier, d'une organisation du récit visant à entretenir le suspense. L'auteur peut adopter soit la posture du témoin direct du fait-divers criminel, soit celle d'un enquêteur. L'éventuel choix de la novellisation autorise l'écrivain à prendre le parti pris d'un narrateur relatant la réalité criminelle à la première personne du singulier. Ainsi, l'éventuelle mention des sources varie selon le choix narratif de l'auteur.

Principales collections éditoriales en France[modifier | modifier le code]

  • Le crime ne paie pas, chez Gallimard.
  • Crimes et enquêtes, chez J'ai lu.
  • Crime Story, aux éditions Fleuve noir.
  • Crime story, aux éditions Scènes de crimes.
  • Les Grandes Affaires Criminelles, des éditions de Borée
  • Les Grandes affaires Criminelles, chez Geste éditions.
  • Faites entrer l'accusé, chez Michel Lafon.
  • Histoires vraies, chez Scènes de crimes.
  • N'avouez jamais, aux Presses de la cité.
  • Grand procès de l'histoire, aux éditions De Vecchi.

Presse spécialisée en France[modifier | modifier le code]

Principaux écrivains de true crime (liste à compléter)[modifier | modifier le code]

En anglais[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

Prix littéraires (liste à compléter)[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]