The Jam

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The Jam

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The Jam en concert à Newcastle en 1982.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Pop punk, punk rock, mod revival
Années actives 1972-1982
Labels Polydor Records
Site officiel http://www.thejam.org
Composition du groupe
Membres Paul Weller
Bruce Foxton
Rick Buckler

The Jam est un groupe de punk rock et de mod revival londonien. Originaires de Woking, une banlieue prolétaire de la capitale, ils étaient l'un des groupes les plus populaires du Royaume-Uni au tournant des années 1970 et 1980, et font toujours partie des artistes favoris du public britannique plus de vingt ans après leur séparation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et influences[modifier | modifier le code]

Le groupe naît de la rencontre entre Paul Weller et Steve Brooks en 1972, The Jam évolue d'abord en quatuor avec Paul Weller au chant et à la guitare rythmique, Steve Brookes à la guitare, Bruce Foxton à la basse et Rick Buckler à la batterie. Peu intéressés par les mouvements musicaux du début des années 1970 les quatre adolescents interprètent durant leurs concerts de vieux standards du rock ’n’ roll américain popularisés par Chuck Berry ou Little Richard. Peu après Paul Weller découvre l'imagerie modernist et les premiers disques des Who, qui deviendront pour lui une influence majeure.

Suite au départ de Brookes, The Jam devient par la force des choses un trio, le claviériste Bob Gray est ensuite recruté, mais il quitte le groupe pour s'installer au Canada en 1976. Le jeu mélodique du bassiste Bruce Foxton devient alors particulièrement important lors des concerts, tandis que Paul Weller chante tout en assurant les parties de guitare dans un style rageur qui le rapproche de guitaristes comme Pete Townshend ou Wilko Johnson. Finalement le trio Weller, Foxton, Buckler persistera tout au long de leur future carrière. La découverte des Sex Pistols constitue un second choc musical pour Weller, bien qu'il conserve en parallèle un goût prononcé pour la musique des artistes britanniques des années 1960 comme The Kinks ou The Small Faces, ainsi que pour le Rhythm and Blues et la Soul des compagnies américaines Stax et Motown.

Le début de carrière[modifier | modifier le code]

Au début de l'année 1977 The Jam signe un contrat avec le label Polydor, qui édite In The City, leur premier album, dans le courant du mois de mai. La chanson In The City, dont le texte se rapproche énormément de l'esprit revendicatif des punks de l'époque, sera leur premier single. Il restera l'un de leurs morceaux les plus marquants et sera le premier d'une série ininterrompue de dix-huit singles à atteindre le Top 40 britannique. Leur second single, l'inédit All Around the World, frise même le Top 10 et préfigure déjà leurs succès à venir. Le groupe participe à sa première Peel session, diffusée en mai sur les ondes de la BBC. L'album This Is the Modern World sort à peine quelques mois plus tard, en novembre, et reçoit un accueil plus froid que son prédécesseur de la part de la critique, qui lui reproche sa sortie précipitée. Weller lui même considère ce disque comme le moins abouti de leurs albums.

Le groupe a passé l'année 1977 sur la route, ratissant le Royaume-Uni, se produisant également au festival punk de Mont de Marsan, puis à Paris, Malmö, Amsterdam, ainsi qu'aux États-Unis où une mini tournée de six dates passe par le CBGB de New York et le Whisky A Go-Go de Los Angeles. Weller se ménage malgré tout quelques semaines de calme pour composer de nouveaux titres. Le premier à voir le jour est A' Bomb in Wardour Street, sur un single comprenant également David Watts, un classique des Kinks interprété par Foxton. Le son du groupe devient plus mûr mais Weller est toujours inspiré par les thèmes du quotidien, en particulier sur le single suivant, Down in the Tube Station at Midnight, chronique de la violence qui mine la jeunesse du Royaume-Uni, au travers notamment du mouvement Skinhead. Ces morceaux se retrouvent sur All Mod Cons, album édité en novembre 1978 et qui culmine à la 6e place des charts. En août, The Jam est à l'affiche du festival de Reading avant de repartir sur les routes durant la seconde moitié de l'année.

Durant la première moitié de l'année 1979 The Jam se produit en France et en Allemagne, puis découvre le Canada à l'occasion d'une nouvelle tournée sur le continent américain. En novembre le single Eton Rifles confirme leur notoriété sur leurs terres en obtenant la 3e place au classement des meilleures ventes. Il annonce un nouvel album, Setting Sons. Le son du trio s'est alors enrichi de cuivres et de claviers. Le succès est toujours massif au Royaume-Uni, et mitigé aux États-Unis, où le disque se classe 137e au Billboard 200.

L'apogée et la séparation[modifier | modifier le code]

L'apogée du trio est annoncée par la sortie du single Going Underground en mars 1980, le disque étant immédiatement catapulté à la première place des charts, performance rééditée en août par Start!, dont la ligne de basse rappelle le Taxman figurant sur l'album Revolver des Beatles. Au Royaume-Uni la popularité du groupe est telle que les disques sortis en Europe continentale et uniquement disponibles en import, comme That's Entertainment, figurent malgré tout dans les charts britanniques. Après avoir donné une quinzaine de concerts aux États-Unis au printemps le groupe se produit pour la première fois au Japon durant l'été 1980. La plupart des autres dates sont consacrées au Royaume-Uni, à l'exception de quelques apparitions sur le continent.

L'album Sound Affects est édité en novembre 1980. Second du classement des ventes au Royaume-Uni il atteint la 72e place aux États-Unis. Fin 1981 The Jam arrive en tête du récapitulatif de fin d'année publié par le magazine NME. En mars 1982 l'album The Gift décroche la première place du classement des ventes au Royaume-Uni et reste présent dans le hit parade durant six mois. A Town Called Malice est leur troisième single à atteindre la première place des charts. L'influence du Rhythm and Blues et de la Soul se fait sentir dans les compositions de Paul Weller, en particulier sur The Bitterest Pill, éditée en single en septembre (n°2 au Royaume-Uni). The Jam annonce sa séparation à la fin de l'année 1982, leur dernier single Beat Surrender entre directement à la première place du hit parade britannique. Après une nouvelle tournée mondiale The Jam donne ses derniers concerts au Royaume-Uni lors de l'hiver 1982, jouant notamment au stade de Wembley cinq soirs de suite, du 1er au 5 décembre. Leur album live Dig The New Breed, dernier témoignage de leur popularité, se classe second du classement des ventes.

Par la suite Paul Weller forme The Style Council en compagnie de Mick Talbot ; leur pop sophistiquée leur permet encore de prétendre au Top 10, mais leur popularité ne sera jamais comparable à celle de The Jam et s'étiole progressivement. Au début des années 1990 Weller entame une carrière solo. Après avoir réalisé un album en 1984, le bassiste Bruce Foxton intègre les Stiff Little Fingers en remplacement d'Ali McMordie, il restera membre du groupe irlandais jusqu'en 2006. Le batteur Rick Buckler a fait brièvement partie de Time UK, avant de se consacrer à la restauration de meubles anciens. Il effectue son retour en 2005 avec The Gift, ce qui lui permet après un quart de siècle de rejouer sur scène certains morceaux de The Jam.

Une popularité persistante[modifier | modifier le code]

Au fil des années l'intérêt du public britannique pour leur musique ne se dément pas. La compilation Snap! parue en septembre 1983 sous la forme d'un double-album atteint la 2e place du classement des meilleures ventes au Royaume-Uni. Une version abrégée sera leur premier disque édité au format disque compact, avant les premières rééditions CD de leur catalogue à partir de la fin des années 1980. En 1991 The Jam - Greatest Hits se classe également 2e au Royaume-Uni, la compilation Extras, rassemblant faces-B et démos, est éditée l'année suivante et se classe 15e. Durant la seconde moitié des années 1990 le mouvement Britpop met en avant l'héritage 60's comme l'avait fait Paul Weller vingt ans auparavant, et des groupes comme Blur ou Oasis suscitent des comparaisons avec The Jam ; Paul Weller se voit d'ailleurs qualifié de « Modfather ». Le coffret Direction Reaction Creation sorti en 1997, compilant les albums studio du trio ainsi qu'un disque d'inédits, se hisse malgré son format à la huitième place des charts britanniques.

En 2002 les auditeurs de la station Virgin Radio classent The Jam à la 5e place parmi les cent meilleurs artistes britanniques de tous les temps, mais malgré leur popularité toujours importante, et diverses rumeurs de reformation, l'espoir d'un retour reste très mince. Paul Weller a une nouvelle fois déclaré en 2006 sur les ondes de BBC 6 Music que cela ne se produirait probablement jamais : « Il faudrait que moi et mes enfants en soyons réduits à vivre dans le caniveau avant que je puisse envisager cette possibilité. » [1]

Discographie[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • In The City (avril 1977, Polydor)
  • All around the world (juillet 1977, Polydor)
  • The Modern World (novembre 1977, Polydor)
  • News Of The World (mars 1978, Polydor)
  • David Watts (août 1978, Polydor)
  • Down In The Tube Station At Midnight (octobre 1978, Polydor)
  • Strange Town (mars 1979, Polydor)
  • When You're Young (août 1979, Polydor)
  • Eton Rifles (novembre 1979, Polydor)
  • Going Underground (mars 1980, Polydor)
  • Start! (août 1980, Polydor)
  • That's Entertainment (février 1981, Polydor)
  • Funeral Pyre (juin 1981, Polydor)
  • Absolute Beginners (octobre 1981, Polydor)
  • A Town Called Malice (février 1982, Polydor)
  • Just Who Is The Five O'Clock Hero (juillet 1982, Polydor)
  • The Bitterest Pill (septembre 1982, Polydor)
  • Beat Surrender (décembre 1982, Polydor)

Albums[modifier | modifier le code]

  • In the City (mai 1977, Polydor)
  • This Is the Modern World (novembre 1977, Polydor)
  • All Mod Cons (juillet 1978, Polydor)
  • Setting Sons (novembre 1979, Polydor)
  • Sound Affects (novembre 1980, Polydor)
  • The Gift (mars 1982, Polydor)

Compilations, concerts et divers[modifier | modifier le code]

  • Dig The New Breed (concert, décembre 1982, Polydor)
  • Snap! (compilation, septembre 1983, Polydor)
  • The Jam - Greatest Hits (compilation, juillet 1991, Polydor)
  • Extras: A Collection of Rarities (compilation, avril 1992, Polydor)
  • Live Jam (concert, octobre 1993, Polydor)
  • The Jam Collection (compilation, juillet 1996, Polydor)
  • Direction Reaction Creation (coffret, mai 1997, Polydor)
  • The Very Best Of The Jam (compilation, octobre 1997, Polydor)
  • The Jam 45rpm the Singles 1977-79 (coffret, avril 2001, Polydor)
  • The Jam 45rpm the Singles 1980-82 (coffret, avril 2001, Polydor)
  • The Sound Of The Jam (compilation, mai 2002, Polydor)
  • The Jam at the BBC (concert, juin 2002, Polydor)
  • The Complete Jam (DVD, octobre 2002, Polydor)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The Jam - A Beat Concerto, Paolo Hewitt, Omnibus, 1983, réédité par Boxtree en 1996, ISBN 0-7522-0269-3

Références[modifier | modifier le code]

  • Cet article est en partie issu de l'article The Jam sur en.wikipedia.org.

Liens externes[modifier | modifier le code]