Parkour

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Le parkour (abrégé PK) ou art du déplacement (abrégé ADD) créé par David Belle est une activité physique qui vise un déplacement libre et efficace dans tous types d’environnements, en particulier hors des voies de passage préétablies. Ainsi les éléments du milieu urbain ou rural se transforment en obstacles franchis grâce à la course, au saut, à l’escalade, au déplacement en équilibre, à la quadrupédie, etc.[1].

Le parkour en tant que tel n’existe que depuis les années 1990. Du fait de sa jeunesse, il reste peu connu du grand public et des institutions sportives traditionnelles[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les concepts du franchissement d’obstacles et du déplacement efficace existent depuis toujours, Douglas Fairbank les utilise par exemple dès 1920[3] dans son film Le Signe de Zorro. Mais David Belle est reconnu comme l’inventeur du parkour moderne au début des années 1990 à Lisses. Il fut lui-même inspiré par son père, Raymond Belle[1], qui s’entraînait selon les concepts de Georges Hébert. En 1998, David Belle et Sébastien Foucan se séparent des Yamakasi. David Belle refonde un groupe appelé « Les Traceurs »[4]: c'est « la Relève »[5], qui participe à la médiatisation de cette discipline. Les sept autres membres fondateurs popularisent le parkour en France en 2001 grâce au film Yamakasi. Enfin, le dernier cofondateur, Sébastien Foucan, quitte la Relève et participe en 2003 au documentaire de la BBC, Jump London[6], qui fait découvrir la discipline au monde anglo-saxon.

Dès 2004, le parkour devient un phénomène Internet mondial sur youtube grâce au fort impact visuel de la discipline. Vers 2006, de nombreuses associations voient le jour[7] et le parkour s’institutionalise dans le monde. À la même époque, il gagne les gymnases et une variante plus acrobatique fait son apparition : le free-running.

En 2014, le parkour fait toujours plus d’adeptes, en particulier chez les jeunes[8], et il est enseigné dans des écoles au Danemark[9].

Terminologie[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot parkour est une référence au parcours du combattant mais son orthographe est simplifiée pour représenter la simplicité et l’efficacité de la discipline. Le mot parkour est abrégé pk ou PK chez les pratiquants. Ce mot se trouve parfois écrit avec une majuscule - Parkour - car David Belle en a fait une marque déposée pendant plusieurs années.

Jargon[modifier | modifier le code]

  • art du déplacement, en abrégé ADD : à l’origine, périphrase qui désigne le parkour mais maintenant connotée comme variante du parkour enseignée par les Yamakasi.
  • DB : David Belle.
  • free-running ou freerun : variante plus acrobatique du parkour (voir ci-dessous).
  • génération de traceurs : dans « première génération de traceurs » ou « deuxième génération de traceurs », l'appellation désigne respectivement les fondateurs du parkour et leurs premiers disciples.
  • méthode naturelle ou hébertisme : méthode d’entraînement de Georges Hébert à l’origine du parkour.
  • parkour day : événement national de parkour (voir ci-dessous).
  • parkourpark : mot inspiré de skatepark pour désigner l'infrastructure vouée à l’entraînement au parkour et regroupant de nombreux obstacles du milieu urbain tels que murs, barrières, etc., en un seul endroit.
  • parkour.NET: ancien forum Internet international sur le parkour, ouvert en 2001 et fermé en 2008. Parfois utilisé comme référence parmi les traceurs.
  • spot : lieu particulièrement propice à la pratique du parkour parce qu’il présente plusieurs obstacles qui permettent de travailler des mouvements techniques. Parfois un spot ne comporte qu’un seul obstacle nécessitant une grande performance, comme le fameux saut du Manpower à Evry.
  • team ou crew (équipe ou équipage) : groupe de pratiquants, en général de 4 à 8 personnes, qui s’entraînent ensemble.
  • traceur / (fém.) traceuse : à l’origine, membre de la « team traceurs »[10] mais aujourd’hui tout pratiquant du parkour ou art du déplacement.
  • Yamakasi : groupe de pratiquants pionniers du parkour, qui ont participé au film éponyme en 2001. Le grand public a tendance à utiliser erronément le terme Yamakasi pour désigner la pratique et/ou les pratiquants : « J’ai vu des jeunes dans la rue qui faisaient les Yamakasis » au lieu de « j’ai vu des traceurs dans la rue ». Au sein de la communauté, l’abréviation « Yamak » est utilisée pour désigner les membres du groupe Yamakasi ou plus généralement leur style d’entraînement : « J’ai fait un échauffement Yamak » = « J’ai fait un échauffement long et très intense ».
  • street : abréviation de street parkour.

Entraînement[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Une séance classique de parkour se compose d’un échauffement, d’un travail technique et/ou physique et/ou d’une phase d’exploration, et d’une phase de retour au calme[11]. Cependant la pratique étant récente et peu encadrée, il arrive souvent que des pratiquants ne travaillent que les mouvements techniques au détriment de tous autres aspects, ce qui n’est pas recommandé.

Une façon très courante de s’entraîner est de partir en groupe de quelques personnes à travers la ville ou la campagne, en s’arrêtant de spot en spot pour travailler les gestes techniques. Les spots sont soit connus à l’avance, soit découverts au fur et à mesure de la déambulation.

Lieu[modifier | modifier le code]

La Dame du Lac, lieu emblématique du parkour

Le parkour se pratique principalement en extérieur, dans le milieu urbain public ou dans les parcs et forêts. Ces endroits présentent en effet de nombreux obstacles tels que murs, barrières, arbres, cours d’eau, etc. La plupart du temps l’entraînement se fait au niveau du sol, et parfois, pour des personnes très entraînées, en hauteur, par exemple entre des immeubles d’habitations. Mais cela reste une exception, contrairement à l’image qu’en a le grand public.

Avec son institutionnalisation, la pratique a gagné les gymnases. En général le matériel de gymnastique est détourné pour créer des obstacles et proposer un environnement en mousse moins dangereux. De même, des parkourparks sont sortis de terre qui regroupent de nombreux obstacles en un même lieu[12].

Techniques[modifier | modifier le code]

Fondamentaux[modifier | modifier le code]

Les fondamentaux sont un ensemble de gestes techniques utiles en toute circonstance. Ce sont par exemple la roulade (roulade sur l'épaule, similaire à celle que l'on retrouve dans des arts martiaux comme le judo et l'aïkido), la réception, etc.[13]. On peut aussi regrouper sous cette dénomination des connaissances générales comme marcher sur une barrière, les bases de l’escalade, etc.

Mouvements[modifier | modifier le code]

Les mouvements techniques, en général simplement nommés « les techniques » par abus de langage, permettent de franchir des obstacles d’une manière spécifique. Par exemple le saut de précision permet de franchir un vide avec un point de réception étroit : du rebord d’un muret à un autre, etc. Dans l'idéal, le traceur doit adapter ses mouvements à tout obstacle qui est sur sa route sans suivre de schéma fixe. Cependant, il existe un grand nombre de mouvements typiques utilisés dans le parkour :

Décomposition du saut de précision.
Un passement rapide.
  • Balancé : balancement suspendu à une barre ou une branche, en général une sorte de prise d'élan avant de lâcher la barre pour enchaîner sur un autre mouvement.
  • Lâché : consiste à se lâcher d'une hauteur en se pendant par les bras puis en effectuant un saut de fond ou en se rattrapant à un autre objet situé en contrebas.
  • Saut de bras : saut utilisant pour la réception les bras, seuls ou en complément des jambes.
  • Saut de chat : franchissement d'un obstacle en plongeant et en poussant sur les bras afin de faire passer ses jambes entre ses bras[14].
  • Double saut de chat: saut de chat avec deux appuis mains sur deux obstacles se suivant.
  • Saut de chat inversé : franchissement d'un obstacle en balançant tout d'abord les deux pieds par dessus l'objet en question. Les deux mains servent d'appui sur l'objet (table, muret, etc.) pour terminer le franchissement de l'obstacle[15].
  • Saut de détente : saut réalisé avec élan pour franchir une distance impossible en saut de précision.
  • Saut de fond : saut en contrebas effectué d'une hauteur importante, suivi généralement par une roulade.
  • Saut de précision ou saut de préss. : saut pieds joints sans élan, dont la réception se fait sur une petite surface (muret par exemple).
  • Passement rapide ou saut de voleur : franchissement d'un obstacle bas qui consiste à le passer avec un seul appui main.
  • Réception : flexion contrôlée des jambes pour un atterrissage amorti (la réception se fait toujours sur l'avant du pied, les talons ne doivent pas toucher le sol).
  • Roulade : lorsque la hauteur de chute est trop importante pour une réception simple, cette technique consiste à rouler sur la ligne diagonale du dos, dissipant ainsi l'énergie de la chute (à ne pas confondre avec la roulade droite de gymnastique)[16]. La roulade est aussi utilisée en tant que technique de « réchappe » après un faux mouvement.
  • Passage fluide ou interligne : mouvement de souplesse et de fluidité qui permet de passer les jambes puis tout le corps dans un passage étroit.
  • Passe barrière : technique permettant de franchir une barrière en prenant appui avec les bras et en faisant passer ses jambes jointes d'un côté ou de l'autre ; il est également possible de vriller le passe barrière, on parle alors de « passe barrière 180 ».
  • Passe-muraille : technique de franchissement d'un mur d'une hauteur assez importante ; consiste à prendre appui sur le mur avec un pied pour atteindre une plus grande hauteur.
  • Planche ou muscle up : technique permettant d'atteindre le sommet d'un obstacle auquel on est suspendu par les bras, les pieds pendant dans le vide ou reposés contre la partie verticale d'un mur. Elle combine une traction suivie d'une antépulsion pour se hisser en haut de l'obstacle. Les pompiers français s'entraînent à ce mouvement sur une planche en hauteur, d'où son nom.
  • Tic-tac : tout mouvement dont au moins un appui des jambes ne se fait pas dans l'axe de la course d'élan, peut être qualifié de tic-tac. Souvent cela consiste à prendre appui sur un mur latéral[17].

On dit qu’un traceur « a le flow » (en anglais « écoulement ») quand il est capable d’enchaîner de nombreux mouvements techniques avec une grande fluidité et une grande maîtrise technique. « Avoir le flow » est l'un des objectifs des pratiquants.

Les risques et l’absence de compétition[modifier | modifier le code]

Le parkour est considéré comme un sport extrême[18] à cause des risques de blessure en environnement extérieur mais surtout à cause de l’image spectaculaire véhiculée par les médias. Cela va à l’encontre du parkour en tant que méthode d’entraînement[19], qui ne cherche pas la performance mais la progression à un rythme personnel. Les traceurs emploient la devise « être et durer »[20] pour indiquer la nécessité d’une progression relativement lente mais réfléchie.

Ainsi, que ce soient les fondateurs ou les institutions reconnues, beaucoup se prononcent contre l’institution de compétitions de parkour[21]. En effet sous la pression du public, des traceurs pourraient tenter des mouvements au mépris du danger et se blesser gravement[22]. Cela n’empêche pas les traceurs de se fixer des défis personnellement ou entre amis, auquel cas ils peuvent avoir recours à une parade. Un petit nombre de pratiquants adoptent aussi du matériel de protection comme des gants et des protège-tibias.

Free-running ou freerun[modifier | modifier le code]

Étymologie et définition[modifier | modifier le code]

Lors de la réalisation du documentaire Jump London en 2003, le mot parkour a été traduit par free-running pour le public anglais. La voix off indique bien dès l’introduction « this is parkour, the anarchic new sport of free running » (« c’est le parkour, le nouveau sport anarchique de la course libre »[6]. Ainsi le terme free running (sans trait d’union) est au départ une périphrase qui signifie « courir librement ». Dans les minutes suivantes Sébastien Foucan emploie les termes freerun et parkour sans distinction, que le traducteur remplace systématiquement par free-running. Ainsi on peut considérer que free running est synonyme de freerun (de facto son néologisme franglais) et de parkour.

Cependant avec la maturation de la pratique, il devient clair que certains pratiquants s’intéressent plus à l’aspect gymnastique et spectaculaire qu’à l’aspect utilitaire. Sébastien Foucan revendiquant un moyen d’expression personnel sans limitation, par rapport à David Belle qui revendique l’efficacité et l’utilité, la variante acrobatique du parkour s’approprie alors le terme free-running. Les acrobaties sont empruntées à la gymnastique, au tricking, etc. Les pratiquants sont nommés free-runners ou freerunners.

Néo-freerunning[modifier | modifier le code]

La définition floue du terme free-running a créé de nombreux abus. La simple reproduction de mouvements de gymnastique en extérieur (gymnastique urbaine), le tricking, les arts du cirque - qui pourtant ne comportent pas de déplacement à travers l’environnement - sont souvent dénommés free-running. Ce phénomène qui mélange de manière inexacte plusieurs pratiques sous la dénomination de free-running est principalement dû aux nouveaux arrivants dans la pratique, les néo-freerunners[23].

Techniques[modifier | modifier le code]

La plupart des techniques dites de free-running sont fondées sur la gymnastique, comme le salto arrière pour ne citer qu’un exemple. Cependant certaines techniques semblent provenir directement de la communauté du freerun, inspirées par l’environnement extérieur :

  • Monkey gainer : combinaison d'un saut de chat et d'un salto arrière.
  • Cast bomb: salto arrière effectué à partir d'un appui sur les mains, d'un mur ou d'une barrière.

Finalité du Parkour et valeurs[modifier | modifier le code]

Les motivations des traceurs sont similaires aux pratiquants d’autres sports, particulièrement des sports extrêmes: développement physique, aspect communautaire, plaisir, connaissance et dépassement de soi, performance, passion… Ainsi le parkour peut être considéré comme une méthode d’entraînement, de développement physique, un loisir sportif, etc. De plus les traceurs évoquent des raisons spécifiques au parkour :

  • Le parkour est dans la continuation naturelle des jeux d’enfants et répond donc à un instinct. Un traceur a la même attitude que les enfants dans les cours de récréation qui “aiment courir, sauter et grimper partout” sans se demander pourquoi[24].
  • Le parkour, qui n’est pas codifié comme la plupart des sports, est une forme de liberté. Il permet de franchir des obstacles censés barrer le passage et accéder à des endroits a priori inaccessibles. Certains traceurs font le parallèle entre le franchissement d’obstacles physiques et le fait de surmonter les obstacles de la vie quotidienne[25].
  • Le parkour est utile au-delà du simple développement physique. Les mouvements techniques permettent un déplacement efficace en cas de poursuite, de fuite, de sauvetage, etc., ou simplement une bonne réception en cas de chute. Ainsi les techniques du parkour sont employés par les pompiers de Paris. Les traceurs qui cherchent l’utilité citent la devise de Georges Hébert « être fort pour être utile »[19].
  • Le parkour est un art : l’art du déplacement. La diversité illimitée des obstacles implique une créativité et une adaptation constantes ; l’environnement est un moyen d’expression. En free-running la créativité s’exprime aussi par l’adaptation des mouvements d’autres disciplines ou par la recherche du spectaculaire, à la manière des arts du cirque.

Critiques[modifier | modifier le code]

Contre toute attente, le parkour est peu critiqué pour son côté extrême. Ses détracteurs sont principalement les riverains des endroits fréquentés par les traceurs. Dans la plupart des cas, des riverains conformistes sont simplement « dérangés » par l’activité soudaine autour de leurs habitations[26]. Parfois encore, les riverains assimilent naïvement les traceurs à des voleurs.

Dégradations[modifier | modifier le code]

Des traceurs repeignent un mur sali à Lisses.

Dans des cas plus sérieux, les traceurs abîment involontairement le mobilier urbain par leurs saut répétés (traces de chaussure, dégradation de murs, etc.). Les traceurs ont pris conscience de ce problème et des initiatives ont vu le jour pour par exemple repeindre les murs salis.

Parkour et terrains privés[modifier | modifier le code]

Les traceurs sont parfois critiqués pour le passage sur des terrains privés. Pourtant, suivant les législations des différents pays les lois ne condamnent pas automatiquement le passage sur un terrain privé ni l’escalade d’enceintes. En Suède, le passage sur un terrain privé est un droit : allemansrätt. Aux États-Unis au contraire, la moindre atteinte à la propriété privée peut être punie. En France, le passage sur un terrain privé ou l’escalade d’enceintes est différent de la violation de domicile, ne rendant pas la pratique en terrain privé systématiquement punissable.

Interdiction du parkour[modifier | modifier le code]

Interdiction du parkour à Strasbourg en 2012

Des autorités ont commencé à interdire le parkour dans le monde[27]. Il est parfois reproché aux traceurs de troubler l’ordre public, mais c’est souvent l’assimilation avec la délinquance juvénile et une attitude conformiste qui condamnent arbitrairement le parkour[28]. Dans la plupart des cas l’interdiction est sans fondement juridique, puisque le parkour n’a de définition légale dans aucun pays.

La communauté[modifier | modifier le code]

Si le parkour est régulièrement présent dans les médias, du moins pour son aspect spectaculaire, il reste en grande partie underground. La pratique se fait majoritairement hors club de manière peu codifiée et non pas dans les structures sportives habituelles. Les traceurs se retrouvent et échangent grâce aux médias sociaux et à des forums Internet spécialisés. Les différentes teams se font connaître en publiant des vidéos sur Youtube.

Les parkour days[modifier | modifier le code]

L'expression parkour day (« fête du parkour ») (ou parkour jam) désigne une rencontre de traceurs qui a généralement lieu sur une journée. Le principe est d'organiser un échange sur plusieurs heures d'entraînement, avec des personnes de différents horizons.

Le premier parkour day fut organisé en juillet 2002 par Romain Drouet[29]. Sa volonté était de réunir les pratiquants de l'époque afin d'apprendre de nouvelles techniques et de partager sa vision de ce sport. L’événement a rassemblé une dizaine de personnes dont Sébastien Foucan et Stéphane Vigroux, des traceurs reconnus. Depuis de nombreux parkour days ont lieu chaque année dans le monde, en conservant l'idée de partage et d'entraide.

Les clubs et institutions[modifier | modifier le code]

Le parkour gagne les médias en 2003/2004, ce qui crée un afflux important de nouveaux adeptes. Ainsi, dès 2006, de nombreux clubs s’organisent pour répondre à une demande d’encadrement de la pratique, particulièrement en Europe et aux États-Unis. Les clubs sont majoritairement soit des organisations commerciales soit des associations à but non lucratif, suivant les traditions nationales. Il faut retenir que ces clubs ne représentent qu’une partie des pratiquants, une proportion difficile à estimer continuant de s’entraîner hors club.

Légitimité des institutions[modifier | modifier le code]

Il existe trois clubs où les fondateurs du parkour/art du déplacement enseignent encore directement[30],[31],[32]. Parkour International[33] est la seule organisation mondiale de parkour, structure à but non lucratif fondée par David Belle. Pour le reste, la légitimité des différentes associations à travers le monde est sujette à débat.

Par ailleurs, il n’existe en 2012 dans le monde qu’une seule organisation de parkour avec des pouvoirs consultatif et décisionnel officiels auprès d'un gouvernement : c’est Parkouruk en Angleterre, reconnue comme national governing body (« instance nationale responsable »)[34].

Cas de la France[modifier | modifier le code]

En France la pratique institutionnelle s’organise principalement autour d’associations sportives à but non lucratif. Une partie de ces associations font partie intégrante d’un groupement national tel que:

  • La fédération de parkour (FPK). En 2009, un collectif inter-associatif est créé, nommé Parkour inter-associations (PKIA), ayant pour but de réunir les associations françaises derrière une même bannière marquée par une charte de respect des valeurs de la discipline. Ce collectif devient une fédération en novembre 2011. Comptant près d'un millier de pratiquants sur les quelques milliers français, répartis dans quelques 21 associations, elle est régulièrement sollicitée pour divers partenariats (notamment avec la PJJ, l'UFOLEP ou encore le CNAC), et organise chaque année, un week-end de rencontre, d'échange et de partage entre traceurs français et étrangers.
  • Parkour International (anciennement Fédération internationale pour la fondation du parkour / FIFPK), proche partenaire de la FPK pour les questions liées à la pratique du parkour en France.
  • l'ADD-academy, fondée par des anciens membres du groupe Yamakasi.

Il n’existe pas de chiffre officiel du nombre total d’associations de parkour/ADD/free-running présentes sur le territoire français. L’organisation traditionnelle des associations, par contraste avec la pratique hors-club, leur permet de jouer un rôle clé dans la promotion de la pratique et le dialogue avec les autres institutions telles que mairies, ministère des sports, etc.

Œuvres associées[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Le parkour, ou ses techniques, est représenté dans quelques productions cinématographiques dont Yamakasi, le premier film qui lui soit réellement consacré. Dans une scène de poursuite à pied dans Casino Royale, James Bond poursuit un terroriste qui multiplie les sauts et les techniques propres à cette discipline.

Le Parkour est également représenté dans Banlieue 13, Banlieue 13 ultimatum, Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse, Les Fils du vent en 2004, Die Hard 4 : Retour en enfer, Par effraction, Taken , Babylon A.D. et Brick Mansions.

Le parkour est également populaire dans les films asiatiques, par exemple K20 l'homme aux 20 visages, ou encore dans le blockbuster Prince of Persia : les sables du temps, où le héros du film, interprété par Jake Gyllenhaal, se déplace pendant les poursuites en utilisant les mouvements du parkour, ainsi que dans la série de jeux du même nom. De même, dans le film Top Cops, le personnage de Dave, interprété par Seann William Scott, pratique cet art dans des scènes comiques.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

  • Le héros de la série américaine Arrow utilise lui aussi des techniques de parkour pour se déplacer.
  • Dans la série britannique Misfits, Superhoodie (saisons 2 et 3) utilise le parkour pour se déplacer.
  • The Gossip, le premier épisode de la saison 6 de The Office (2009) débute par une scène de parkour calamiteux entre Dwight K.Schrute, Andy Bernard et Michael Scott.
  • Dans la série américaine NCIS : Los Angeles, le premier épisode de la deuxième saison voit l'agent G. Callen poursuivre en courant un homme mystérieux s'enfuyant en pratiquant le parkour.
  • Dans la série américaine New Girl, le personnage de Schmidt réalise fréquemment des figures de Parkour et les conclue toujours en criant "Parkour !".
  • Dans la mini-serie canado-americaine The Phantom, juste après l’ouverture du premier épisode, il y a une scène de parkour et plus tard le personnage principal en fait référence. Il le pratique également dans quelques scènes.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Cochennec Y. : « À la découverte du parkour », Air le mag, n° 34, novembre 2012, p.  48-51.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [vidéo] Documentaire TF1 sur YouTube,[vidéo] Interview David Belle sur YouTube.
  2. Un essai sur le parkour et l'espace urbain (en).
  3. [vidéo] Extrait sur Youtube sur YouTube
  4. http://membres.multimania.fr/parkourll/Traceur.htm Le groupe originaire des Traceurs
  5. [vidéo] Reportage Stade 2 (La Relève) sur YouTube
  6. a et b [vidéo] Documentaire Jump London sur YouTube.
  7. Exemple d'American Parkour, créé fin 2005.
  8. Sondage Internet
  9. École des sports de Gerlev.
  10. Stéphane Vigroux explique l'origine du mot.
  11. Organisation d'une session de parkour.
  12. Articles sur les parkourparks dans le monde.
  13. Fondamentaux du parkour
  14. [vidéo] démonstration de Saut de chat sur YouTube.
  15. [vidéo] démonstration de Saut de chat inversé sur YouTube
  16. Roulade parkour.
  17. Tutorial sur le tic-tac.
  18. Par exemple au niveau médical.
  19. a et b [vidéo] Voir cette interview de David Belle sur YouTube.
  20. [vidéo] Une vidéo de parkour consacre cette devise sur YouTube
  21. Par exemple la Fédération de parkour.
  22. Lors du premier show compétitif télévisé la moitié des pratiquants se blessent, dont deux gravement.
  23. Explications sur les néo-sportifs.
  24. Description du parkour par Miramas parkour
  25. Interview d'un traceur
  26. Une personne est dérangée par le bruit d’un traceur
  27. Page wiki d'interdiction de parkour
  28. Parkour interdit arbitrairement en Russie.
  29. consulté octobre 2012.
  30. ADD Academy avec 5 fondateurs.
  31. Gravity Style avec deux fondateurs.
  32. Foucan Freerunning Academy avec un fondateur.
  33. Site officiel de Parkour International.
  34. Voir le site parkouruk.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]