Cochabamba (Bolivie)

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Cochabamba
Blason de Cochabamba
Héraldique
Image illustrative de l'article Cochabamba (Bolivie)
Administration
Pays Drapeau de la Bolivie Bolivie
Département Flag of Cochabamba.svg Cochabamba
Province Cercado
Maire Edwin Castellanos
Démographie
Population 896 082 hab. (2007)
Géographie
Coordonnées 17° 23′ 00″ S 66° 10′ 00″ O / -17.3833, -66.1667 ()17° 23′ 00″ Sud 66° 10′ 00″ Ouest / -17.3833, -66.1667 ()  
Altitude 2 570 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bolivie

Voir sur la carte Bolivie administrative
City locator 14.svg
Cochabamba
Liens
Site web http://www.cochabamba.gob.bo/

Cochabamba est une ville de Bolivie, siège du parlement des Nations Sud-Américaines, capitale du département de Cochabamba et de la province de Cercado. Elle est située à 234 km (382 km par la route) au sud-est de La Paz. Sa population s'élevait à 896 097 habitants en 2007 et 1.758.143 lors du recensement de 2012, devenant ainsi la troisième ville du pays.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien avant que la ville soit fondée, la région faisait partie de l'empire Inca qui s'étendait de l'Équateur à l'Argentine. Parmi les différents groupes ethniques qui composaient l'empire Inca, les Quechuas étaient ceux qui dominaient le plus. Ils ont étendu leur culture sur une grande partie de l'empire. C'est pour cette raison que le quechua est fort répandu à Cochabamba.

La ville est fondée durant la colonisation espagnole au XIVe siècle. Elle fut fondée deux fois, tout d'abord le par le capitaine Jerónimo de Osorio sous le nom de Villa de Oropesa ; puis le , par Sebastián Barba de Padilla sur l'ordre du vice-roi Francisco de Toledo.

Durant la domination espagnole, le castillan est devenu la langue dominante en ville, alors que le quechua est demeuré la principale langue utilisée dans les régions rurales, dans les bidonvilles urbains et dans le folklore. Cochabamba est donc considérée comme la « capitale quechua » de la Bolivie.

Le nom de la ville provient du quechua Qocha Pampa qu'on peut traduire par « marécage » (qocha signifie « étendue d'eau » et pampa « plaine »). C'était à l'origine le nom du quartier insalubre où vivait la population purement quechuaphone, par opposition à la ville hispanique elle-même, alors appelée Oropesa.

Cochabamba : le Christ rédempteur
Cathédrale, Cochabamba

La ville était un centre de production agricole qui servait à fournir la nourriture aux mineurs des autres villes, principalement pour la ville de Potosí. Actuellement, Cochabamba est une ville qui tente de diversifier son économie.

En 2000, Cochabamba a été le théâtre d'une guerre de l'eau suite à la privatisation de la gestion de l'eau.

En avril 2010, Cochabamba a accueillie la Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique[1].

UNASUR[modifier | modifier le code]

La UNASUR a élu Cochabamba [2] comme siège du parlement de l'Union des Nations sud-américaines. En 2013, la déclaration de Cochabamba[3] demandait des excuses, de la part de certains pays européens, pour les problèmes posés à l'avion présidentiel bolivien en 2013.

Climat[modifier | modifier le code]

Climogramme de Cochabamba (le premier mois est juillet)

Située dans une vallée fertile à plus de 2 500 m d'altitude, Cochabamba jouit d'un climat tempéré, qui est même qualifié de « printemps éternel ». Les précipitations ont lieu de janvier à mars, sous forme d'orages. La température oscille entre 14 et 30 °C environ. D'avril à octobre, le temps est très sec et ensoleillé. En revanche, l'amplitude thermique journalière est très forte. Les températures négatives sont tout à fait courantes, mais l'après-midi se réchauffe vite et atteint les 27 à 29 °C.

Éducation[modifier | modifier le code]

Centre ville, vue depuis le Cine center

Une des meilleures universités publiques de Bolivie, la Universidad Mayor de San Simón, se trouve à Cochabamba.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Panorama de la ville, vue depuis le Cerro San Pedro
Une rue du centre de Cochabamba

Cochabamba est une des grandes villes oubliées des voyageurs se rendant en Bolivie. Son aire de provinciale lui confère un charme discret. Ce n'est pas la Bolivie des hauts-plateaux, ni de l'Amazonie. C'est la Bolivie des vallées fertiles. La douceur de vivre mêlée au climat très clément, en font une destination originale.

Connue à travers le pays comme la cité jardin, son centre a su conserver son caractère colonial. La Place du 14 Septembre avec la Cathédrale diocésaine, le Prado et Cala Cala sont les quartiers incontournables pour qui veut prendre le pouls de cette ville. L'Avenue des Amériques concentre les principaux gratte-ciels et centres commerciaux.

La ville abrite aussi La Cancha, le plus grand marché en plein air d'Amérique du Sud.

« El Cristo de la Concordia » est le Christ rédempteur qui culmine à 265 m au-dessus de la ville. Similaire au Corcovado de Rio, celui-ci est le plus haut du continent, dépassant son homologue brésilien de six mètres.

Cochabamba est aussi réputée être la capitale gastronomique de la Bolivie.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La région produit une importante part des fruits et légumes consommés dans tout le pays. La coca plus controversée y est également cultivée.

Transports[modifier | modifier le code]

Aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport international Jorge Wilstermann dessert la ville et la relie au reste du continent, via une escale à La Paz ou Santa Cruz (code AITA : CBB). L’aéroport est également le hub de la compagnie nationale BOA.

Route[modifier | modifier le code]

Une gare routière proche du centre ville permet de relier la ville au reste du pays grâce à de nombreuses liaisons quotidiennes. Deux routes nationales majeures partent vers Santa Cruz à l'est et vers La Paz et Oruro à l'ouest. Le réseau routier urbain est assez développé dans l'ensemble de l'agglomération. Les transports publics sont gérés par des syndicats indépendants. Les bus sont vieillissants et l'entretien pas toujours optimal. Le taxi reste un moyen commode et abordable pour se déplacer en ville.

Train[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare ne voit plus que très rarement quelques Ferrobus circuler.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Martin Cárdenas, l'un des plus importants botanistes boliviens, fit ses études secondaires à Cochabamba. Le jardin botanique de la ville porte son nom.
  • Le "roi de l'étain" Simón Iturri Patiño est né à Cochabamba. Il a été une des plus grande fortune du pays. Sa maison, aujourd'hui reconvertie en musée, peut-être visitée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Reza Nourmamode, « La Bolivie accueille la Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique », sur rfi.fr, RFI,‎ 20 avril 2010 (consulté le 3 avril 2011)
  2. //www.eldeber.com.bo/sede-de-unasur-en-cochabamba-llevara-nombre-de-hugo-chavez/130831235533
  3. http://www.unasursg.org/inicio/centro-de-noticias/archivo-de-noticias/declaraci%C3%B3n-de-la-unasur-frente-al-agravio-sufrido-por-el-presidente-evo-morales

Liens externes[modifier | modifier le code]