Samonac

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Samonac
Groupe animalier du monument aux morts.
Groupe animalier du monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arrondissement de Blaye
Canton Canton de Bourg
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Bourg
Maire
Mandat
Marie-Lise Giovannucci
2014-2020
Code postal 33710
Code commune 33500
Démographie
Population
municipale
436 hab. (2011)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 29″ N 0° 34′ 06″ O / 45.0747222222, -0.56833333333345° 04′ 29″ Nord 0° 34′ 06″ Ouest / 45.0747222222, -0.568333333333  
Altitude Min. 17 m – Max. 88 m
Superficie 3,9 km2
Localisation

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Samonac

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Samonac

Samonac est une commune du sud-ouest de la France, dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le vignoble des Côtes-de-Bourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Samonac
Saint-Ciers-de-Canesse Saint-Trojan Mombrier
Comps Samonac Lansac
Bayon-sur-Gironde Saint-Seurin-de-Bourg Bourg

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Bernard Sou    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 436 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
530 423 479 487 507 498 482 509 516
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
500 490 524 533 535 480 446 464 452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
472 489 468 430 434 381 360 341 368
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
336 350 349 367 388 377 397 436 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Plan de l'église Saint Martin.

Le chevet de l'église, sous le vocable de Saint Martin, est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 21 décembre 1925[3], et la chaire à prêcher en pierres taillées est classée au titre "objet" le 29 mars 1971[4].

Bien que le patronage de Martin de Tours suggère une paroisse fondée aux temps mérovingiens, l'église ne comporte aucune trace de construction antérieure au XVe siècle. Son plan initial comprenait une nef unique non voûtée précédée d'un clocher-porche de plan barlong et un chœur rectangulaire orienté Est/Sud-est, proportionnellement assez vaste, plus élevé que la nef, et à chevet plat. La travée du clocher et le chœur sont voûtés sur arcs ogivaux; les piliers et les colonnettes supportant les arcs ne comportent aucun chapiteau, formant un mouvement continu de la base à la clef. Le chœur est élégant, la travée du clocher montrant un art moins assuré. Le chevet comporte une large baie à arcs brisés dont le décor gothique flamboyant forme des fenêtres géminées. Un portail du même style donnant primitivement accès à l'église dans le mur sud du clocher a été muré. De puissants contreforts cantonnent le chœur et le clocher.

Une campagne de travaux à la fin du XVIIIe siècle ouvre un portail à arc surbaissé dans le mur ouest du clocher (porte datée 1787), actuellement précédé d'un porche large et rustique ouvrant au sud, et édifie deux étroits bas-côtés séparés de la nef par des arcs en plein cintre formant deux travées (août 1789). Une chaire en pierres scluptées de style baroque est édifiée en 1791 à l'angle nord-est de la nef; de forme demi-hexagonale, elle est ornée de guirlandes de feuillage, et dans son panneau central d'un bas-relief représentant le don par Saint Martin de la moitié de son manteau à un pauvre d'Amiens transi de froid; le pauvre ne se voit plus, ayant été bûché en 1794 par le prêtre constitutionnel de la paroisse converti au culte de l'Être suprême. La nef et les bas-côtés sont voûtés en berceau d'août à octobre 1892. L'édifice comprend également un petit baptistère pris entre les contreforts nord du clocher, et une sacristie, probablement construite en même temps que les bas-côtés, prise entre les contreforts nord du chœur. Les vitraux sont contemporains, dont une série de quatre fermant les fenêtres des bas-côté, qui traitent différents thèmes de la vie de Saint Martin de Tours, sont datés de 1912. Au cours d'une campagne de rénovation survenue en 1993, un nouveau maître-autel en pierre est installé dans le chœur en conformité avec la liturgie du concile Vatican II, et l'ancien maître autel de rite tridentin datant de 1872 est déplacé et rebâti dans le collatéral nord. Ce nouvel autel est consacré par Pierre cardinal Eyt le 5 décembre 1993.

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L'église présente extérieurement un aspect austère, ayant pour seules décorations la baie flamboyante du chevet et une moulure courant sur le soubassement des constructions du XVe/XVIe siècle. Cette baie et le portail d'entrée mis à part, toutes les ouvertures sont arquées en plein cintre. Ses dimensions intérieures sont de 22,50 mètres du portail ouest au mur du chevet, dont 8 mètres pour le chœur, sur une largeur de 5,75 mètres pour les travées du chœur, de la nef et du clocher. Les dimensions de la nef sont de 10 mètres d'est en ouest, et de 12 mètres du nord au sud avec ses bas-côtés.

Ancienne croix de cimetière[modifier | modifier le code]

Visitant l'église de Samonac le 6 octobre 1851, Léo Drouyn décrit et dessine la croix du cimetière. Le cimetière a été déplacé en 1880, et la croix, encore debout la même année[5], a aussi disparu. Ce petit monument du XVIe siècle avait un riche décor de 12 niches, disposées sur un fût carré comprenant trois étages, et contenant des statues de saints, bien détériorées quand Drouyn les décrit. Le fût, cassé aux trois quarts, était terminé par une croix moderne. Il reposait sur un socle carré supporté par trois marches[6]. Le dessin réalisé par Léo Drouyn (mais non pas son eau-forte) représente en arrière plan une partie de l'église, indiquant ainsi que cette croix était sensiblement au même endroit que le Monument aux Morts de la commune.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Monument aux morts, le 14 juillet 2011.

Faisant face à l'entrée du porche de l'église, le monument pour les morts de la Première Guerre mondiale est érigé en 1920. Deux marches supportent le socle, de plan rectangulaire, formé de deux étages parallélépipédiques reliés par une doucine renversée et d'une pyramide tronquée. Un bloc en forte saillie forme la corniche de la pyramide tronquée et sert de base au groupe statuaire qui couronne le tout. Le socle porte sur sa face avant l'inscription « Aux enfants de Samonac morts pour la France 1914-1919 », et sur ses faces latérales 21 noms de jeunes hommes; la face arrière porte en inscription 1939-1940 et deux noms. La base avant du socle est également inscrite d'une dédicace « Aux morts en Algérie Maroc Tunisie 1952-1962 », conflits pour lesquels la commune n'a déploré aucun mort. Le monument est surmonté d'un groupe animalier, allégorie de la victoire sur l'Empire allemand, représentant un coq terrassant un aigle; un obus fiché dans le sol en avant des deux oiseaux, et, derrière eux, un casque à pointe renversé sur le sol et un tronc de chêne mutilé reverdissant viennent appuyer l'allégorie[Note 3]. L'œuvre est signée E.Raoul, sculpteur oublié.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. S'il est nécessaire d'expliquer l'allégorie, un emblème non officiel de la France est le coq gaulois, possiblement par l'effet d'un jeu de mot antique - gallus en latin signifiant gaulois et coq -, et l'aigle figure dans les armes de l'Empire allemand, comme dans celles de l'Allemagne contemporaine.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. « Notice no PA00083830 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Notice no PM33000781 », base Palissy, ministère français de la Culture
  5. Journal de la paroisse de Samonac, op. cit., Samonac_BP_1840-1912_0060
  6. Michelle Gaborit, notice Samonac - Croix de cimetière, in Léo Drouyn et la Haute Gironde, Albums de dessin N°12, éditions de l'Entre-deux-Mers 2005, (ISBN 2-9133568-33-5[à vérifier : isbn invalide]), p. 158

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pour l'église: Curés de Samonac, Journal de la paroisse Saint Martin, 1840-1899, archives numérisées de la commune de Samonac (SAMONAC_BP_1840-1912). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]