Serge Venturini

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Serge Venturini

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Serge Venturini à l'âge de 20 ans

Autres noms « Nuage Rouge » ou « L'Outrepassant »
Activités Poète
Naissance 1955
Paris Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Mouvement transvisible
Genres poésie philosophique

Œuvres principales

  • ÉCLATS I, II, III, IV, V, VI.

Compléments

  • Journal du transvisible ; Avant tout et en dépit de tout ; Fulguriances

Serge Venturini est un poète français, né le 12 octobre 1955 à Paris[1]. C'est un poète du devenir humain. Il écrit dans le devenir de la poésie. Sa poétique est traversée par de nombreuses métamorphoses : Poétique du devenir humain (2000), Poétique du posthumain (2007), Poétique du transhumain (2009), au Journal du transvisible (2010), de la Poétique de l'inaccompli (2012) à la Poétique de l'approche de l'inconnaissable, (2013). Le 25 octobre 2011, il prononce en Arménie, à l'Université d'État d'Erevan[2], le Discours d'Erevan[note 1],[3] dans le cadre de « L’Arche littéraire 2011 » (Grakan tapan)[4], discours en trois langues[5].

La poésie philosophique de ce poète libertaire[6] est en lutte contre les conformismes, elle cherche l'éclatement des genres et n'éclaire que par renversements. Serge Venturini dirige depuis 2009, la collection « Lettres arméniennes »[7] aux Éditions L'Harmattan. Sa poésie engagée est celle d'un « itinérant avec la brûlante et dense vérité de sa parole en actes[8]. »

Parcours[modifier | modifier le code]

Serge Venturini est poète et professeur de Lettres dans le Val-d'Oise depuis 1996, date de son retour en France après quelques séjours à l'étranger, commençant avec le Liban (1979-1981) et le Maroc (1981-1984). Après un bref retour en France (1984-1987), il séjourne en Arménie (1987-1990) et en Pologne (1990-1996), détaché par le Ministère des Affaires étrangères[9]. À son retour de l'étranger en 1996, il s'établit dans le 14e arrondissement de Paris, près de la Porte de Vanves[10].

Sa mère (née à Figline di Prato) est tantôt couturière, tantôt femme de ménage et son père (né à Rutali) est dessinateur-cartographe à l'Institut géographique national pendant la semaine et guitariste-chanteur, avec son frère Jean, les jours de fête dans les galas corses du Paris des années 1950[11]. Son enfance se déroule non loin du Musée Rodin dans le 7e arrondissement de Paris. De 1955 à 1979, il vit au no 3 rue Rousselet. Il découvre Héraclite, Empédocle, Arthur Rimbaud et Friedrich Nietzsche. Il commence à écrire à l'âge de quinze ans.

Sa poésie du devenir, fulgurante et cristalline selon Geneviève Clancy qui le révéla[12], influencée par les œuvres de Pierre Reverdy et surtout René Char, est au carrefour de la poésie et de la prose, du politique et du philosophique. Elle fut saluée comme telle par Yves Bonnefoy, André du Bouchet, Abdellatif Laâbi[13] et Laurent Terzieff [14].

Ses livres sont des livres du combat de l'Être. L'air, la terre, l'eau et surtout le feu, tiennent dans cette œuvre une place considérable. La Résistance de la poésie demeure au cœur de ses combats quotidiens pour une parole rebelle toujours plus libre et désenclavée[15]. Il développe sa Poétique du devenir dans un premier livre d'Éclats (1976-1999) avec un questionnement sur le devenir humain.

Le Livre II d'Éclats (2000-2007) poursuit ce travail de réflexion avec un questionnement sur le devenir posthumain. Après le Livre III de sa poétique d'Éclats sur le thème du devenir transhumain, le Livre IV de sa poétique du transvisible est publié en 2010. En effet, fin 2007, il est le créateur d'une théorie selon laquelle il existerait, entre le visible et l'invisible, un passage, le temps d'un éclair, l'instant d'une vision, une transvision : le transvisible[16]. Il a écrit :

Paysage du Nebbiu (Haute-Corse), entre Rutali et Ortale de Biguglia.

« Le noir feu souterrain brûle des os blancs des morts.
Derrière mon nom se cache une vraie machine de guerre.
Mon Verbe n’est pas de plume. ― C’est une lame tranchante. »

— Fulguriances, no 79, p. 28.

Le transvisible[modifier | modifier le code]

Selon Serge Venturini : « Le transvisible est une théorie selon laquelle il existerait, entre le visible et l'invisible, un passage, le temps d'un éclair, l'instant d'une vision[17] ».

Pour bien comprendre cette théorie qui demeure à forger, il faut revenir à d'autres notions fondatrices du transvisible, car nous ne sommes toujours pas sortis de la caverne de Platon, puisque nous prenons encore l'apparence de la réalité pour la réalité elle-même, dans un monde aux prises avec le piège de l'image, où l'absence d'image est une preuve de non-réalité, de non-vérité et donc de mensonge, où la réalité même devient fiction, et inversement, et où enfin, « dans un monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux », selon Guy Debord[18], dans un monde où le virtuel est devenu une réalité.

La première de ces notions est le posthumain[19], où l'on voit mourir le vieil humanisme né avec la Renaissance italienne[20]. Au-delà de cette notion, comme en une deuxième étape, on se réfère au transhumain[21], comme une nécessité de dépasser la précédente notion. Le trasumanar du Dante demeure une référence capitale à cette problématique. « Transhumaner », aller au-delà de l'humain, « par delà le bien et le mal » selon la parole de Nietzsche.

Le transvisible pourrait, sur le plan symbolique, être matérialisé par une flèche qui partirait du visible pour se perdre dans l'invisible. Figure de la philosophie du devenir et donc de la transformation de l'être, le transvisible est un moment de bascule entre le déjà plus et le pas encore, moment proche de ce qui est onirique, où l'esprit chavire du subconscient de l'état de veille dans le rêve nocturne, et parfois devient rêve prémonitoire. Selon Henri Bergson, retenir ce qui n'est déjà plus, anticiper sur ce qui n'est pas encore, voilà donc la première fonction de la conscience[22].

L'eau aussi semble être une excellente métaphorisation entre le monde liquide (le visible) et la vapeur d'eau (l'invisible). Le vent également, capable d'agiter le feuillage des arbres sans être visible, ou inversement, quand rien ne semble bouger et qu'un souffle vient balayer le visage, à la semblance de la lumière. Autrement encore, quand faute de règles bancaires strictes, l'argent, en tant que valeur monétaire, est devenu de plus en plus immatériel, voire virtuel, transvisible.

D'où la difficulté à clarifier cette fulgurance du passage entre ce qui est visible pour l'œil et l'esprit et ce qui ne l'est plus, comme le dévoile par exemple le fameux procédé du fondu enchaîné au cinéma ; ce passage de transition d'une image à une autre, l'une disparaissant progressivement et l'autre s'intensifiant à son tour. Il en est de même en musique entre un thème et un autre thème.

Étude de Léonard de Vinci pour un des personnages de la Lutte pour l'Étendard (Bataille d'Anghiari).

Entre science et art, un exemple est donné avec l'ingénieur florentin Maurizio Seracini, spécialiste de la réflectographie infrarouge, pionnier de la restauration des œuvres de Léonard de Vinci qui a su utiliser les techniques de pointe, afin de retrouver La Bataille d'Anghiari et de visualiser sous l'inachevée peinture actuelle de L'Adoration des mages, un des premiers dessins sous-jacent du maître. Voir, sous l'apparence d'une représentation, une autre réalité. Nous sommes dans le transvisible. Regarder au-delà du voir. Pour Pablo Picasso qui pointait cette difficulté, sous un autre angle, « il faudrait pouvoir montrer les tableaux qui sont sous le tableau. » Et le peintre Francis Bacon d'ajouter à David Sylvester : « Nous vivons presque toujours derrière des écrans[23]. »

Entre l'« étant » et le « non-étant » donc, dans un monde où les échanges entre les personnes se dématérialisent toujours plus, plus on avance dans le temps. Certains cartésiens n'y voient qu'une forme de l'indéterminé, de l'improbable, de l'« anommable », et rejettent ainsi cette problématique. Tout ce qui n'est pas formulé, n'ayant aucun statut propre, ne mérite donc guère de considération.

Pourtant, quelques-uns comme Merleau-Ponty furent en leur temps passionnés par les rapports du visible et de l'invisible. Ce philosophe y voyait même une profondeur charnelle[24]. Pour le physicien théoricien, Basarab Nicolescu, le fondateur de la transdisciplinarité : « Le vide quantique est plein, plein de toutes les potentialités de la particule de l’univers. » (La transdisciplinarité, Manifeste, 1996[25].) Quelques poètes[26] ont tenté par la parole de toucher la chair de l'invisible[27]. Le vide, le rien, l'impensé dans la matière est riche de potentialités. Il s'agit bien de voir, de passer de l'opaque au translucide, avant d'atteindre la transparence de l'invisible, et ainsi rendre visible, l'invisible[28].

Entre le visible et l'invisible, le réel et le rêve, le transvisible se situe à l'intersection de ces mondes, des mondes, où il joue l'interface. Insistons sur la perméabilité de ces mondes, car certains esprits trop cartésiens sont étrangers à ce dialogue. Les poètes mythographes, vecteurs de transvisibilité, passeurs de lumière, porteurs du feu de la parole, sont des êtres à mi-chemin entre ces deux mondes[29]. Dans le passage du visible à l'invisible, du monde des vivants au monde des morts, le transvisible transfigure le temps[30]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Musique[modifier | modifier le code]

Le compositeur de musique contemporaine, Belge d'origine grecque, Adrien Tsilogiannis a créé deux œuvres inspirées de la "Poétique de l'inaccompli" et de "Fulguriances"[41]:

  • Filante, attirante… de l'inaccompli, op.17 (2012) 10'00, pour 11 instruments : 1 (fl. & picc.).1 (cl. & clB).1.1. / 1. / 1 perc / 1.1.1.1.1., jouée par "Sturm und Klang Ensemble" (dirigée par Thomas Van Haeperen) à la "Fonderie" (Bruxelles/Molenbeek-Saint-Jean), création le 9 septembre 2012.
  • Transfulgurés, op.18 (2012) 12'30, pour 10 instruments : 1.0.1.0 / 1.1.1.0 / 1 perc / pno / 1.0.1.1.0 [21] Création mondiale sous la direction de Patrick Davin et l'ensemble Musiques Nouvelles, au festival Ars Musica à Bruxelles, le 10 mars 2013. [22] Consulté le 11 mars 2013. [23]

Contributions & hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'écouter en ligne via youtube.com

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Serge Venturini », Éditions L'Harmattan (consulté le 20 mars 2010)
  2. Autrefois l'Université linguistique d’État V.Brioussov d’Erevan portait le nom d'institut Brioussov, Serge Venturini y fut Lecteur de Français pendant trois années universitaires, de 1986 à 1990 : voir [1] Consulté le 7 juillet 2013.
  3. Mise en voix et en musique par Gilles-Claude Thériault via youtube.com. Consulté le 1er juillet 2013.
  4. (en) « Writers and Participants of the Literary Ark », sur http://literaryark.wordpress.com/ (consulté le 18 juin 2013).
  5. Cf. sur le site de « Yerevan State University » : [2] Texte publié dans Éclats d'une poétique de l'approche de l'inconnaissable, Livre VI, (2010-2013), coll. « Poètes des cinq continents », éd. L'Harmattan, Paris, mars 2013, (ISBN 9782343005225) p. 70-83.
  6. « La poésie libératrice de ce poète acerbe et libertaire, de plus en plus oriental, s'affirme comme le cheminement empédocléen de l'homme-volcan, en lutte contre la survie, contre la barbarie et l'oppression. » (4e de couverture d'Éclats d'une poétique de l'approche de l'inconnaissable, Livre VI, (2010-2013), coll. « Poètes des cinq continents », éd. L'Harmattan, Paris, mars 2013, (ISBN 9782343005225)).
  7. « Au fil des pages », sur AYP FM,‎ 19 mars 2011 (consulté le 20 mars 2011).
  8. 4e de couverture du livre D'aurorales clartés, Éditions Gutenberg XXIe siècle, Paris 2000, (ISBN 9782845580220).
  9. Voir Archives du MAE, DRH, 1970-2000.
  10. Pages jaunes de l'annuaire
  11. Cf. le blog de Rutali du dimanche 31 mars 2013 : [3] Consulté le 31 mars 2013.
  12. a, b et c « Livres arméniens - Serge Venturini », Association culturelle arménienne de Marne-la-Vallée (consulté le 19 mai 2007)
  13. Poème pour Abdellatif Laâbi, lu par Gilles-Claude Thériault sur youtube [4] Consulté le 9 mai 2013.
  14. « Avant qu’il ne soit trop tard, car nombreux sont déjà partis, j’aimerais adresser mes remerciements les plus amicaux aux écrivains intempestifs qui m’ont reconnu comme l’un des leurs en Europe, et encouragé dès le premier livre. Tout d’abord Léo Ferré, puis Abdellatif Laâbi, Geneviève Clancy et son frère Philippe Tancelin, Michel Onfray, Pierre Vidal-Naquet, Paul Van Melle et Jean-Baptiste Giacomoni, ensuite Yves Bonnefoy et André du Bouchet, avec Yves Battistini, ami de René Char, et enfin, Laurent Terzieff et Gil Pressnitzer. » Éclats d'une poétique de l'approche de l'inconnaissable, Livre VI, (2010-2013), coll. « Poètes des cinq continents », éd. L'Harmattan, Paris, mars 2013, (ISBN 9782343005225), p. 54, (no 130 bis)
  15. Voir l'article de Gil Pressnitzer sur son site « Esprits Nomades » : Serge Venturini : le souffle de l’urgence. Consulté le 24 avril 2010
  16. 4e de couv. du Livre IV des Éclats, 2007-2009 Éditions L'Harmattan, Paris, février 2010, collection « Poètes des cinq continents » (ISBN 978-2-296-11117-2)
  17. Serge Venturini, « Le pont franchi du transvisible » [lire en ligne (page consultée le 30 avril 2008)].
  18. Guy Debord, La Société du spectacle, Éditions Champ libre, Paris, 1977, p. 11.
  19. Serge Venturini, Éclats d'une poétique du devenir posthumain, résumé disponible sur « Chapitre.com » (consulté le 30 avril 2008).
  20. Serge Venturini, « Réfléchir le passage entre visible et invisible », janvier 2008, [lire en ligne (page consultée le 30 avril 2008)].
  21. Christophe Barbier, « Comment éviter l'apocalypse? », entrevue avec Jacques Attali, L'Express, 26 octobre 2006 [lire en ligne (page consultée le 30 avril 2008)].
  22. Henri Bergson, L'énergie spirituelle, éd. Alcan, p. 5-6.
  23. Cité par Alain Jouffroy dans Manifeste de la poésie vécue, Coll. « L'Infini », Gallimard 1994, (ISBN 9782070739622), p. 36.
  24. Voir le chapitre « Philosophie » de l'article Maurice Merleau-Ponty.
  25. Basarab Nicolescu, La transdisciplinarité (Manifeste), Éditions du Rocher, 1996 (ISBN 9782268022086), p. 91.
  26. Robert Desnos en particulier qui écrit dans les Espaces du sommeil en 1926  : « Parfois d'étranges figures naissent à l'instant du sommeil et disparaissent./Quand je ferme les yeux, des floraisons phosphorescentes apparaissent et se fanent et renaissent comme des feux d'artifice charnus./Des pays inconnus que je parcours en compagnie de créatures./Et il y a toi sans doute, ô belle et discrète espionne./Et l'âme palpable de l'étendue./Et les parfums du ciel et des étoiles et le chant du coq d'il y a 2000 ans et le cri du paon dans des parcs en flamme et des baisers. » (Robert Desnos, Domaine public, NRF, coll. Le point du jour, éd. Gallimard, Paris 1953, p. 96.)
  27. L'un des précurseurs fut Gérard de Nerval, la première page d'Aurélia ou le rêve et la vie, date de 1855. Il écrit : « Le Rêve est une seconde vie. Je n'ai pu percer sans frémir ces portes d'ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible. Les premiers instants du sommeil sont l'image de la mort ; un engourdissement nébuleux saisit notre pensée, et nous ne pouvons déterminer l'instant précis où le moi, sous une autre forme continue l'œuvre de l'existence. C'est un souterrain vague qui s'éclaire peu à peu et où se dégagent de l'ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes. Puis le tableau se forme, une clarté nouvelle illumine et fait jouer ces apparitions bizarres ; ― le monde des Esprits s'ouvre pour nous. » Cf. la lecture du donneur de voix sur youtube.com, Gilles-Claude Thériault Speaker Icon.svg [5] (Page consultée le 13 avril 2014).
  28. Serge Venturini, « Le tigre de l'œil », 22 décembre 2007, Speaker Icon.svg par Gilles-Claude Thériault : [6] ou [lire en ligne (page consultée le 30 avril 2008)].
  29. Serge Venturini, « La sandale d'Empédocle, autre signe », 23 janvier 2008, [lire en ligne (page consultée le 30 avril 2008)].
  30. Serge Venturini, Éclats d'une poétique du devenir, Journal du transvisible, éd. L'Harmattan, coll. Poètes des cinq continents, Paris, février 2010, (ISBN 978-2-296-11117-2), p. 145.
  31. « Cumulatif 2004 », Bibliographie nationale française (consulté le 19 mai 2007)
  32. Prix Charles Aznavour 2006
  33. « Faut-il ressusciter Sayat-Nova en Europe ? », Éditions L'Harmattan (consulté le 19 mai 2007)
  34. « La deuxième patrie du poète Serge Venturini : L'Arménie ! », sur Armenews,‎ 25 décembre 2008 (consulté le 5 avril 2009).
  35. « Auteurs contemporains d’Arménie (1/4) : Hovik Vardoumyan, L’immortel et autres nouvelles », sur Radio Ayp fm,‎ 6 mars 2010 (consulté le 3 mars 2011).
  36. « Serge Venturini (n. 1955) », sur ACAM (consulté le 4 mars 2010).
  37. Marc Valery, « Depuis qu'il a épousé l'Arménie... », sur Voce di Rutali in Corsica,‎ 31 janvier 2011 (consulté le 27 février 2011).
  38. « Fables et poésie (3) : « Légende dantesque », de Yéghiché Tcharents », sur http://radio-aypfm.com/,‎ 19 février 2011 (consulté le 27 février 2011).
  39. De la librairie associative : « El Camino » [disponible sur le site (page consultée le 29 mai 2011)].
  40. Venturini « Fables et poésie (4) : « Avant tout et en dépit de tout », de Serge Venturini », sur AYP FM/,‎ 26 février 2011 (consulté le 9 mai 2012).
  41. Tsilogannis écrit : « Féru de découvertes hors du commun… j’ai découvert, j’ai lu un monde, une sensibilité, un combat. La flamme de la lecture m’a donné celle de l’écoute intérieure d’une nouvelle pièce. J’ai été particulièrement touché par Éclats d’une poétique de l’inaccompli (2012), livre V (dédié à René Char « ... l’homme des Feuillets d'Hypnos »). Il renferme un grand souffle poétique, philosophique, « prophétique » qui a nourri mon imaginaire sonore. Sans intention descriptive, j’ai créé, au-delà des mots, un lien transparent, magique, tantôt surpuissant, tantôt extrêmement fragile entre mon esprit et le « spectre » de l’auteur. D'un point de vue technique et sur base de modèles harmoniques de type spectral, j’ai érigé une trame, un parcours dans le sillage de l’inaccompli révélateur ou dissimulateur caractérisé par le travail sur la texture sonore, çà et là finement ou grossièrement ciselée ; dans la résurgence d’éléments de transition, de transformation, de transvariation du geste, de l’énergie, de la densité, de l’évaporation. » [7] extrait du site « Ars Musica.be » Consulté le 16 juin 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]