Robert Kilwardby

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Robert Kilwardby

Robert Kilwardby (vers 121511 septembre 1279) était un archevêque de Cantorbéry en Angleterre, cardinal, philosophe et théologien dominicain.

Vie[modifier | modifier le code]

Il a étudié à l'université de Paris, où il devint rapidement célèbre en tant que professeur de grammaire et de logique. Il rejoint ensuite l'Ordre dominicain et dirige son attention vers la théologie, et devient régent à l'université d'Oxford avant 1261. Il a été choisi prieur de son ordre en Angleterre en 1261 et en octobre 1272 le pape Grégoire X mis fin à un différend sur l'archevêché vacant de Cantorbéry en désignant Kilwardby. Il a été pourvu à l'archevêché, le 11 octobre 1272 et consacré le 26 février 1273.

Bien que nouvel archevêque du roi Édouard Ier d'Angleterre et de son épouse Éléonore en août 1274, il prit peu part aux affaires d'État, mais était énergique dans l'accomplissement des devoirs spirituels de son bureau. Il était charitable envers les pauvres, et a montré de la tolérance envers les Dominicains.

En 1278, le pape Nicolas III le fait cardinal-évêque de Porto et Santa Rufina, il démissionne de son archevêché et quitte l'Angleterre, emportant avec lui les registres et autres livres et documents appartenant au siège de Cantorbéry. Il quitte son poste au plus profond de la dette à nouveau, après que son prédécesseur ai autorisé la dette. Il meurt en Italie l'année suivante. En théorie, il s'agissait d'une promotion, bien que ce ne soit sans doute pas le cas ; en effet le pape désapprouvait le soutien de Kilwardy aux efforts pour résister au paiement des revenus du pape et avec le manque d'effort vers les réformes exigées par le deuxième concile de Lyon.

Kilwardby a été le premier membre d'un ordre mendiant à atteindre une position élevée dans l'Église d'Angleterre. Parmi ses nombreux écrits, De ortu scientiarum, De tempore, De Universali, et quelques commentaires sur Aristote sont devenus très populaires parmi les étudiants. Il est également l'auteur d'un résumé des écrits des Pères de l'Église, par ordre alphabétique.

De tempore a récemment été traduit et édité par Alexander Broadie et publié en tant que Le Temps et l'imagination, partie 2 : Introduction et traduction (Oxford University Press, 1993 (ISBN 0-19-726121-3). La partie 1 est le texte original.) Une édition critique de De ortu scientiarum a été publiée par Albert G. Judy, O.P. (Toronto, The Pontifical Institute of Mediaeval Studies, 1976, LXI, 255 pages (ISBN 0-88844-553-9)).

Ses points de vue théologique et philosophique ont été résumés par David Knowles selon qui il était un « conservateur éclectique, tenant de la doctrine de tendances opposées … séminales et la doctrine aristotélicienne de l'unité de la forme des êtres, y compris l'homme ». Certaines sources affirment qu'il est l'auteur d'une Summa Philosophiae, une histoire et la description des écoles philosophiques alors en vigueur, mais le style d'écriture n'est pas similaire à ses autres œuvres, et Knowles, entre autres, ne croit pas qu'il ait été rédigé par Kilwardby. Il a été allégué qu'il était un adversaire de Thomas d'Aquin et en 1277, il interdit l'enseignement de trente thèses, dont certaines ont été pensées pour aborder l'enseignement de Thomas d'Aquin, mais des savants récents tels que Roland Hissette ont contesté cette interprétation.

Références[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Robert Kilwardby » (voir la liste des auteurs).

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