Jean de Stratford

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Jean de Stratford (mort en 1348) fut archevêque de Cantorbéry, trésorier et chancelier d’Angleterre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean est né à Stratford-upon-Avon et éduqué à Merton College, à Oxford, puis il entre au service d’Édouard II. Il sert comme archidiacre de Lincoln, chanoine de York et Dean of Arches, jusqu’au 20 juin 1323, quand il devient évêque de Winchester[1], une nomination qui a lieu pendant sa visite au Pape Jean XXII à Avignon et qui n’est pas beaucoup appréciée par Édouard II. En 1327 l’évêque rejoint les partisans de la reine Isabelle ; il rédige les six articles contre Édouard II, et est un de ceux qui visitent le roi en captivité à Kenilworth pour l’inciter à abdiquer en faveur de son fils. Le 26 novembre 1326 il devient Lord Trésorier d’Angleterre, un poste qu’il occupe jusqu’au 28 janvier 1327[2].

Sous Édouard III il devient un membre du conseil royal, mais ses hautes fonctions politiques datent d’automne 1330, au moment où Roger Mortimer perd son pouvoir. En novembre de cette année Stratford devient chancelier, et il est engagé dans les affaires publiques pour les dix années suivantes, devenant un des conseillers les plus prééminents du roi et politiquement, comme le dit William Stubbs, la « tête du parti Lancastrien ou constitutionnel ».

Le 3 novembre 1333 il est nommé archevêque de Cantorbéry[3], et il démissionne de la chancellerie l’année suivante. Cependant, il reprend cette fonction de 1335 à 1337, et pour deux mois en 1340[4]. En novembre 1340, Édouard III, humilié, revient soudainement des Flandres et abat sa colère sur le frère de l’archevêque, le chancelier Robert de Stratford. Ayant peur d’être arrêté, Jean de Stratford s’enfuit à Cantorbéry, et entre en dispute avec le roi, ce qui conduit à l’établissement du principe selon lequel les pairs devaient subit leur procès «en pleyn parlement et devant les piers». Mais les relations redeviennent bonnes entre eux deux, et l’archevêque préside le conseil pendant l’absence du roi en 1345 et 1346, bien qu’il ne regagne pas son influence initiale[5]. Ses dernières années sont principalement dédiées à l’occupation de ses fonctions spirituelles, et il meurt à Mayfield, dans le Sussex, le 23 août 1348[3].

Robert de Stratford et Ralph de Stratford, évêque de Londres de 1340 à sa mort à Stepney le 7 avril 1354, sont des membres de sa famille. Ces trois prélats sont des bienfaiteurs pour Stratford-on-Avon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Fryde Handbook of British Chronology p. 277
  2. (en) Fryde Handbook of British Chronology p. 105
  3. a et b (en) Fryde Handbook of British Chronology p. 233
  4. (en) Fryde Handbook of British Chronology p. 86
  5. (en) Powell The House of Lords in the Middle Ages p. 335-43

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Fryde, E. B. et Greenway, D. E.; Porter, S.; Roy, I., Handbook of British Chronology, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 1996, Third Edition, revised éd. (ISBN 978-0-521-56350-5, LCCN 96140714)
  • (en) Powell, J. Enoch and Keith Wallis The House of Lords in the Middle Ages: A History of the English House of Lords to 1540 London: Weidenfeld and Nicolson 1968

Sources[modifier | modifier le code]