Raymond Loewy

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Raymond Loewy

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Raymond Loewy en 1950

Naissance 5 novembre 1893
Paris
Décès 14 juillet 1986 (à 92 ans)
Monaco
Nationalité Drapeau de la France France
Flag of the United States.svg États-Unis
Profession Designer
graphiste
Distinctions

Raymond Loewy, né le 5 novembre 1893 à Paris et mort le 14 juillet 1986 (à 92 ans) à Monaco, est un designer industriel et graphiste français devenu franco-américain après sa naturalisation.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Raymond Loewy fait ses études au lycée Chaptal à Paris[1]. L'une de ses premières réalisations, à quinze ans, est un modèle d'avion-jouet, dont l'hélice est mue par un élastique et qui gagne la coupe aéronautique Gordon Bennett, section modélisme, en 1908. L'année suivante, il le vend sous le nom Ayrel.

Il sert dans l'armée française pendant la Première Guerre mondiale et est décoré de la Légion d'honneur à titre militaire[1].

Designer industriel[modifier | modifier le code]

Logo LU créé en 1957
Croquis de 1963 d'une éventuelle Studebaker de sport

Il part pour les États-Unis en 1919. À New York, il trouve du travail comme étalagiste pour des grands magasins dont Macy's et comme illustrateur de mode pour les journaux Vogue et Harper's Bazaar. En 1929, il obtient le poste de directeur artistique de Westinghouse[1]. Un an plus tard, il ouvre sa propre agence de design Raymond Loewy[1] et sa première commande en tant que designer industriel est de moderniser la machine à dupliquer, le cyclostyle, inventée par David Gestetner. En 1931, il épouse Jhona Thomson (ils divorcent en 1945). Les années 1930 le voient travailler pour Shell dont il dessine le logo, Coca-Cola pour qui il dessine divers objets aux couleurs de la marque, les voitures Studebaker, Greyhound Linesetc.[1]. Sears, Roebuck and Company lui commande le design du réfrigérateur Coldspot en 1934 dont les ventes passent de 60 000 à 275 000 unités[1]. En 1938, il est naturalisé citoyen américain. Le design du paquet de cigarettes Lucky Strike date de 1940. Son agence s'agrandit et devient, en 1944, Raymond Loewy Associates comptant 150 employés et autant de clients actifs[1],[2].

Pour le chemin de fer de Pennsylvanie, il dessine les locomotives K4s, S1, T1 et la GG1. La collaboration avec Studebaker, débutée en 1936, continue et donne naissance en 1947 à la Studebaker Champion, en 1953 à la Studebaker Commander et à la Studebaker Avanti en 1961[2].

En 1948, il épouse Viola Erikson. Ils ont une fille, Laurence. En 1953, il revient vers ses sources françaises et fonde, à Paris, la Compagnie de l'esthétique industrielle[3] dirigée au départ par le designer et proche collaborateur Harold Barnett[4]. De ces bureaux sont issus les logos pour les biscuits LU (1957), la marque de prêt-à-porter New Man (1969) dont la particularité est qu'il peut se lire à l'endroit comme à l'envers, pour les enseignes de Coop, L'Oréal, Monoprix. En 1963, son agence compte 250 collaborateurs[1].

Le président J.F. Kennedy lui commande la décoration de l'Air Force One. Plus tard, toujours dans l'aéronautique, l'aménagement intérieur du Concorde et de ses plateaux-repas lui est confié, en 1976, par Air France. La même année, il réalise le design de l'intérieur de la station spatiale Skylab pour la NASA.

Il est le créateur des logos BP, de la Baldwin Locomotive Works (locomotives Diesel avec une face de requin (en)) et du timbre Cinq cents John Kennedy, premier timbre d'hommage émis par la poste des États-Unis.

Raymond Loewy a dessiné la face avant des Studebaker 1950-1951, mais la ligne des Studebaker millésimes 1947-1953 a été dessinée par Virgil Exner. Exner faisait partie du studio Loewy et son projet pour le studio a été retenu par Roy Cole, patron de la firme. Suite à un désaccord entre Loewy, Exner et Cole sur les projets du nouveau modèle, Exner a été licencié par Loewy et directement engagé par Cole afin de finaliser les nouvelles voitures. Le style des modèles suivants produits à partir du millésime 1953 est l'œuvre de Robert Bourke, délégué par le studio Loewy chez Studebaker.

Il est évoqué dans le film de Martin Scorsese Aviator (2004).

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Loewy prit sa retraite à l'âge de 87 ans, en 1980, et retourna s'installer dans sa France natale. Il mourut dans sa résidence de Monte-Carlo en 1986. Il est enterré au cimetière de Rochefort-en-Yvelines. Sa seconde femme Viola et sa fille Laurence ont pris le relais. En 1992, Viola Loewy et le British American Tobacco ont créé la Fondation Raymond Loewy à Hambourg, en Allemagne. La fondation a été créée pour récompenser les initiatives dans le monde du design industriel à l'international, ainsi que de préserver le souvenir de Raymond Loewy. Un prix annuel de 50 000 € est délivré aux designers les plus méritants, et en reconnaissance de leurs parcours de vie. Philippe Starck et Dieter Rams l'ont remporté en 2004 et 2007, respectivement[5]. En 1988, Laurence Loewy a créé Loewy Design à Atlanta pour gérer les actifs de son père aux États-Unis. Laurence est morte le 15 octobre 2008 et son mari David Hagerman a repris la gestion de Loewy Design, ainsi que Loewy Estate. Le Loewy Estate a pour but d'ouvrir le Musée du design industriel Raymond Loewy, projet initialement pensé par Laurence Loewy.

Critiques[modifier | modifier le code]

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Il est parfois critiqué[Par qui ?] pour avoir assumé seul le crédit de designs dont il n'était que partiellement responsable ou de projets dans lesquels il n'eut que peu d'implication. Quelquefois il s'est contenté d'ajouter une touche finale à un projet existant. Par exemple, Loewy est crédité pour le styling de la locomotive électrique GG1 de la société de chemin de fer de Pennsylvanie mais en fait la forme avait déjà été conçue par le PRR et ses fournisseurs. Loewy n'a fait que proposer que la carrosserie soit soudée et arrondie plutôt que rivetée et ce sont les cinq bandes décoratives qu'il ajoute qui transformèrent alors un bon projet en un classique[réf. souhaitée].

Quelquefois, les allures aérodynamiques voulues par Loewy pour ses objets ont nui à leur fonctionnalité. C'est ce qui est arrivé pour le métro de New York avec des portes inclinées de 15°[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Biographie », raymond-loewy.un-jour.org
  2. a et b Le Doodle de Google redessiné par Raymond Loewy !, Le Point, 5 novembre 2013
  3. Notons que l’intitulé d’« esthétique industrielle » n’a pas « pris », le français adoptant l’anglicisme « design » et semble de même rejeter la proposition gouvernementale de « stylique ».
  4. Article du 10 avril 2010, Blog Design et Histoires de Jocelyne Leboeuf
  5. Site de la Fondation Raymond Loewy, Lucky Strike Designer Award


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]