Philadelphia (film, 1993)

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Philadelphia

Réalisation Jonathan Demme
Scénario Ron Nyswaner
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 1993
Durée 125 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Philadelphia est un film américain réalisé par Jonathan Demme, sorti en 1993.

Il a contribué à faire évoluer les mentalités dans la société quant aux personnes séropositives[réf. nécessaire].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Andrew Beckett est un brillant avocat. Il est homosexuel. Son début de carrière dans le cabinet de Charles Wheeler et associés, un des plus grands cabinet d'avocats de Philadelphie (Pennsylvanie), est prometteur. Il est adulé par son milieu, et rien ne semble pouvoir ralentir son ascension, mais, un jour, il est licencié pour faute professionnelle. Andrew pense qu'il a été chassé parce qu'il a le sida, et décide d'attaquer le cabinet pour licenciement abusif. Il est aidé de Joe Miller, avocat noir et initialement homophobe.

Fin du film

Il gagne son procès et meurt peu après. Il obtient 143 000 $ pour indemnités de licenciement et arriérés de salaire, 140 000 $ pour les humiliations et souffrances morales et plus de 4 millions de dollars en réparation du préjudice subi.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays Box-office Nbre de sem. Liens
Box-office Drapeau des États-Unis États-Unis 77 324 422 $ ? sem. [1]
Box-office Drapeau de la France France 2 741 445 entrées ? sem. Box-office France 1994

Autour du film[modifier | modifier le code]

L'énorme statue de William Penn, fondateur de Philadelphie (en grec : la ville de l'amour fraternel) surmonte le beffroi du City Hall (l'hôtel de ville, qui abrite le tribunal civil où se déroule le procès). Cette statue apparaît plusieurs fois dans le film, en particulier prise en plongée et en gros plan (vraisemblablement à partir d'un hélicoptère).
  • Ce film est largement inspiré (pour au moins 54 scènes selon la conciliation légale) de la vie de Geoffrey Bowers[1], avocat licencié par le cabinet Baker & McKenzie et décédé en 1987 - et du cas d'un autre avocat, Clarence B. Cain, de Philadelphie, séropositif abusivement licencié par Hyatt Legal Services , firme du célèbre avocat et businessman Joel Hyatt (en) (HLS avait été condamné en 1990 à verser la somme de $157 000) [2].
  • La ville de Philadelphie est née du rêve de son fondateur, William Penn, qui souhaitait montrer un exemple de tolérance aux autres nations. C'est là que se trouve l'intérêt du choix de cette ville et le paradoxe, entre cette ville symbole de tolérance et l'intolérance vis-à-vis des personnes atteintes du sida que ce film dénonce.
  • Tom Hanks a perdu jusqu'à 11 kilos (26 livres) pour incarner Andrew Beckett, au fur et à mesure de la progression de la maladie du personnage, alors qu'au contraire Denzel Washington fut prié de prendre du poids (quelques livres)[3].
  • Selon l'interview de Tom Hanks dans le documentaire The Celluloid Closet (1996), les scènes montrant plus d'affection entre lui et Banderas on été coupée au montage, notamment une scène de lit (l'édition DVD produite par Automat Pictures inclut cette scène)[4].
  • Le personnage d'Andrew Beckett est classé 49e des héros dans le classement AFI's 100 Years... 100 Heroes and Villains.
  • Daniel Day-Lewis, Michael Keaton et Andy Garcia avaient été pressentis pour incarner Andrew Beckett.
  • Denzel Washington retrouvera le réalisateur Jonathan Demme neuf ans plus tard pour Un crime dans la tête, remake du film de 1962 réalisé par John Frankenheimer.
  • La scène de la bibliothèque a été tournée à la Fisher Fine Arts Library sur le campus de l'université de Pennsylvanie.
  • L'aria La mamma morta, tirée de l'opéra Andrea Chénier d'Umberto Giordano est chantée par Maria Callas, qui a rendu cet air célèbre.
  • Le tournage du film s'est déroulé entre octobre 1992 et février 1993.
  • 53 personnes séropositives apparaissent dans le film, et selon une légende urbaine 43 d'entre elles seraient mortes dans les 12 mois suivants. En fait, ces morts ont eu lieu dans les années suivantes.
  • Jonathan Demme a dû plaider la cause de l'acteur Ron Vawter (en) afin que TriStar Pictures accepte de l'engager dans le rôle de Bob Seidman : Vawter était séropositif (il est mort en 1994).
  • Lors d'une gay-party costumée, Miller s'est déguisé en "procès" (law-suit : son costume, suit, est couvert de papiers légaux) , alors que Andrew et son amant Miguel, en uniformes d'officiers supérieurs de l'US Navy, dansent ensemble : allusion au statut des homosexuels dans l'armée américaine; ils en étaient en principe exclus, mais Bill Clinton, qui avait promis de régler le problème, n'avait fait promulguer qu'une directive atténuante : la règle Don't ask, don't tell , qui sera appliquée de février 1994 à septembre 2011.
  • Edward Rendell, alors maire de Philadelphie, apparaît en cameo: en réponse à la question d'un journaliste il assure que le cabinet d'avocat perdra la clientèle de la ville s'il est reconnu coupable de discrimination après avoir licencié Beckett. Rendell refusa d'apprendre un texte et préféra parler d'une façon naturelle, comme il en avait l'habitude. La scène ne fut filmée qu'une fois, et Rendell reçut le surnom d'Eddie One Take (Eddie "du 1° coup").
  • C'est bien Tom Hanks, alors enfant joufflu, qui figure dans les petits films de famille, à la fin.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) La véritable histoire de Geoffrey F. Bowers.
  2. A Lawyer with AIDS Wins a Legal Victory, and Gives His Employer Some Unwelcome Publicity, The New York Times, 13 avril 1990
  3. Ces renseignements, comme les suivants, sont extraits d'IMdB : Fiche IMDb - Anecdotes. Consulté le 3 mars 2009
  4. Philadelphia. Dir. Jonathan Demme. Perf. Tom Hanks, Denzel Washington. TriStar Pictures, 1993.

Liens externes[modifier | modifier le code]